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Dernière modification 21/02/2024

Roues arrière directrices : fonctionnement et secrets techniques


Faisant son apparition sur de plus en plus de véhicules et notamment les généralistes (comme le système 4Control de Renault), découvrez comment fonctionne le dispositif dit de roues arrière directrices.
Sachez pour votre culture que c'est la Honda Prelude qui a bénéficié en premier de cette technique, et que ça ne date donc pas d'hier ... Commençons tout d'abord par quelques notions de base, à savoir l'utilité première de ce dispositif.


Utilité des roues arrière directrices


Bien évidemment, le système de train arrière directeur permet en premier lieu de gagner en agilité à basse vitesse. En rendant les roues arrière mobiles, on réduit considérablement le rayon de braquage, parfait pour manoeuvrer les engins à empattement long dans les endroits à espace réduit (Q7). C'est ce qui a été vital pour la 911 991 (Turbo et GT3) quand les ingénieurs ont décidé d'allonger l'empattement pour réduire le sous-virage, il a fallu compenser en rendant mobile le train arrière afin de garder son agilité à basse vitesse.
A plus haute vitesse (au delà des 50 à 80 km/h, cela dépend des dispositifs), les roues arrière viennent tourner dans le même sens que les roues avant. Le but recherché ici est d'améliorer la stabilité, avec comme effet l'impression de conduire une voiture à empattement plus long qu'il ne l'est en réalité.
Notez enfin que le système peut être utilisé pour stabiliser l'auto en cas de freinage d'urgence, dans ce cas les roues arrière braquent toutes les deux vers l'intérieur pour freiner comme un skieur qui fait le chasse-neige. Il faut cependant que le système puisse le faire, car tous ne peuvent pas braquer les roues dans un sens opposé ...



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Fonctionnement des roues arrière directrices

Comme vous vous en doutez, il s'agit d'un système électromécanique. Le calculateur central de l'auto vient décider dans quel sens et à quelle intensité il faut braquer les roues arrière. Il se fie alors à tout un tas de paramètres comme par exemple la vitesse et le degré d'inclinaison du volant. Tout cela a été réglé par les ingénieurs châssis, en fonction de la géométrie des trains roulants ainsi que la taille de l'empattement. Si vous piratiez votre calculateur, vous pourriez alors changer sa manière de fonctionner, mais cela rendrait l'auto extrêmement dangereuse à conduire puisque j'imagine que vous avez peu de notions en réglages châssis ...
Notez qu'il existe trois principaux systèmes.


Voici le système de l'équipementier Aisin


On voit des deux côtés des soufflets qui indique là où le mécanisme est mobile. Vous remarquerez que cela ressemble fortement à une crémaillère de direction, et c'est logique puisque c'est aussi un mécanisme de direction (mais qui a ici bien moins d'amplitude)

Avec crémaillère : un seul moteur électrique

On peut relever deux principaux dispositifs. Le premier ressemble à une direction assistée électrique : une crémaillère placée au centre de l'essieu permet de faire braquer vers la gauche ou vers la droite les roues arrière, grâce à un pas de vis (la rotation est donc effectuée par le moteur électrique). Le problème ici est que ne peut que braquer vers la gauche ou la droite, il n'est pas possible de braquer les roues dans le sens opposé pour les freinages d'urgence.


Roues arrière droites (vue de haut)





Roues arrière tournées (vue de haut)


Vue de près (de haut)


Vue de face

Autre disposition de la crémaillère

Un autre type existe en utilisant toujours une sorte de crémaillère. Au lieu qu'il y ait deux tiges / bielles qui en sortent, il n'y en a qu'une seule qui actionne un basculeur qui est lui-même relié aux deux roues. Voici un exemple avec le 4Control de l'Espace 5. Notez que l'Espace 6 (première image de l'article, soubassements) aussi en 4Control utilise la méthode qu'on vient de voir précédemment.







Cet actionneur qui ressemble à une sorte de crémaillère pousse ou tire la tige, qui est elle-même reliée aux roues via d'autres tirants situés derrière l'essieu comme vous pouvez le voir sur cette image

Indépendants : deux moteurs

Le deuxième dispositif, qu'on peut voir chez Porsche par exemple, consiste à installer un petit moteur par train de roulement arrière (le moteur relie chaque roue par une biellette donc). Il y a donc ici deux petits moteurs qui permettent de faire ce que l'on veut : droite / droite, gauche / gauche ou encore droite / gauche (chose que ne peut le premier système).




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