
Les boîtes EDC chez Renault et PowerShift chez Ford sont souvent citées ensemble lorsqu’on parle de retours négatifs sur les doubles embrayages. Ce n’est pas un hasard.
D’abord parce qu’elles reposent sur un principe identique : deux embrayages secs, deux arbres d’entrée et une gestion entièrement pilotée par un module électronique. Ensuite parce que certaines versions partagent une base technique développée par Getrag, notamment pour les transmissions à 6 rapports destinées aux moteurs à couple modéré.
Même architecture de départ, mêmes contraintes techniques, mêmes défis de calibration. Les résultats en fiabilité ne sont pas toujours identiques selon les constructeurs, mais les faiblesses observées sont souvent proches. Sur fiches-auto.fr, les retours négatifs concernent autant certaines EDC que les PowerShift, en particulier celles montées sur Ford Focus et Ford Fiesta.
Voici les problèmes les plus fréquemment rapportés.
Les premières EDC 6 rapports à embrayages secs utilisées par Renault, connues sous le code DC4, proviennent de la famille Getrag 6DCT250. Cette même base 6DCT250 est exploitée par Ford sous l’appellation PowerShift DPS6. On parle donc d’une architecture commune pour certaines versions destinées aux moteurs développant environ 240 à 250 Nm de couple.
La base mécanique est donc issue de la même famille de transmission.
Cela ne signifie pas que la fiabilité soit identique. Une boîte à double embrayage dépend du calibrage logiciel, de la gestion thermique, de la stratégie de pilotage des embrayages et de la manière dont elle est utilisée au quotidien.
La PowerShift a été largement présentée comme une véritable boîte automatique confortable. Or une transmission à embrayages secs supporte mal les longues phases de patinage à basse vitesse. Si la stratégie logicielle laisse les embrayages glisser trop longtemps, l’usure progresse rapidement.
La base mécanique peut être proche. Le comportement réel dépend surtout de la mise au point électronique.
En ville, à basse vitesse, ces boîtes peuvent donner des sensations désagréables : démarrage irrégulier, vibrations, engagement brutal après un léger temps de flottement.
Les deux embrayages sont de type sec, comparables à ceux d’une boîte manuelle. Ils sont actionnés par des moteurs électriques via un module de gestion. Le calculateur doit gérer la fermeture des embrayages avec précision afin d’éviter à la fois l’à-coup et le patinage excessif.
Dans les bouchons ou lors des manœuvres lentes, les embrayages travaillent souvent en phase de glissement partiel. Si cette phase dure trop longtemps, la chaleur s’accumule dans les disques et l’usure s’accélère.
C’est un point central sur les versions à embrayages secs. Contrairement à un double embrayage humide, il n’y a pas d’huile pour refroidir les disques. Toute l’énergie dissipée lors du patinage se transforme en chaleur directement dans les garnitures et le volant moteur.
La partie engrenages et arbres internes est proche d’une boîte manuelle classique et ne constitue généralement pas le point faible principal.
Le problème se situe davantage dans le pilotage des embrayages. Le module doit :
Si la calibration est imparfaite ou si la compensation d’usure est mal gérée, les embrayages peuvent patiner plus que nécessaire. Cela entraîne échauffement, glaçage des disques, vibrations et, dans certains cas, remplacement prématuré.
Le module électronique est au cœur du système. Il commande les moteurs électriques qui déplacent les fourchettes via un système de cames internes. La précision doit être élevée pour que la position mécanique réelle corresponde à la position calculée.
En cas de défaut ou de dérive de calibration, on peut observer :
Sur certaines PowerShift, ces problèmes ont été particulièrement fréquents.
Certains conducteurs ressentent un délai entre la demande d’avancer et l’engagement réel de la transmission. Le logiciel doit trouver un équilibre entre douceur et rapidité d’engagement.
Une fermeture trop rapide crée un à-coup. Une fermeture trop lente provoque un patinage prolongé. Avec l’usure des disques, cet équilibre devient plus difficile à maintenir.
Des claquements ou cognements à basse vitesse sont parfois signalés. La mécanique interne reste en général solide.
Les bruits proviennent plus souvent :
Sur certains cas, surtout sur la PowerShift, la boîte peut se désengager en roulant. Ce phénomène est généralement lié à un défaut du module de gestion ou à une incohérence détectée dans la position des mécanismes internes.
Même si certaines EDC et PowerShift partagent une base commune via Getrag, la fiabilité finale dépend fortement :
La PowerShift à embrayages secs a connu un volume de retours très important, notamment en Amérique du Nord. Les EDC ont aussi suscité des critiques, avec une ampleur variable selon les modèles et les motorisations.
Les boîtes EDC et PowerShift à embrayages secs ne sont pas fragiles par principe. Leur mécanique interne est proche d’une boîte manuelle classique.
Leur point sensible se situe surtout dans la gestion électronique des deux embrayages et des actionneurs. Lorsque la calibration ou la compensation d’usure n’est pas optimale, les problèmes apparaissent : à-coups, usure accélérée, défauts électroniques et réparations coûteuses.
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