
Avec 141 570 immatriculations de voitures particulières neuves en février 2026, le marché français accuse une baisse de –14,7 % par rapport à février 2025.
En janvier, la baisse était déjà de –6,6 %.
Sur les deux premiers mois cumulés, le recul atteint désormais –11,1 %.
On est donc en dessous des niveaux de 2023, qui était déjà considéré comme un mauvais point de départ post-crise.
En clair, 2026 démarre comme l'une des pires années récentes.

Même notre activité commence à ressentir directement cette contraction. Les revenus publicitaires issus d'une régie pourtant spécialisée dans l'automobile ont tout simplement disparu en février : aucune diffusion, donc aucune facturation. C'est un signal très concret. Quand les constructeurs coupent les budgets, la chaîne entière est touchée. Notre site fiches-auto.fr, qui vit de cet écosystème, suit mécaniquement la tendance du marché. Si cela devait s'installer dans la durée, le risque n'est plus théorique : c'est celui d'une disparition pure et simple à terme. Ce sont donc peut-être les tout derniers articles que vous lisez ... Et certains s'en réjouiront à coup sûr.
Jusqu'ici, le groupe Renault résistait mieux que Stellantis. Février change la donne.
Le groupe Renault affiche un repli spectaculaire de –23,5 % sur un an.
Dans le détail :
Dacia est la plus touchée. Le restylage de la Sandero et les mises à jour du Jogger créent un effet d'attente. La Clio récemment renouvelée subit probablement le même phénomène.
Même Alpine, pourtant portée par l'A290 électrique ces derniers mois, décroche fortement.
Pendant ce temps, Stellantis limite la casse avec –7,3 % seulement.
Mais le détail montre un paysage contrasté :
Sans Fiat et Opel, le tableau serait nettement plus sombre.
Si le marché recule de –14,7 %, certaines marques s'effondrent bien au-delà de cette moyenne.
La plus forte baisse revient à Abarth : –80,2 %, avec seulement 19 immatriculations. À ce niveau, on est presque sur un effacement du radar. Derrière, Porsche chute de –57,8 %, Smart de –55,2 %, tandis que Mazda et Mitsubishi perdent chacune –52,9 %.
Ces baisses supérieures à 50 % ne relèvent plus d'un simple ralentissement conjoncturel. Elles traduisent soit un trou dans la gamme, soit une clientèle qui reporte massivement ses achats. Même des marques établies comme Porsche ou Mazda ne sont pas épargnées. Le segment premium comme les marques plus confidentielles souffrent violemment.
À l'inverse, quelques constructeurs affichent des hausses spectaculaires, dans un marché pourtant en chute libre.
La progression la plus impressionnante revient à Land Rover : +663,6 %. Le volume reste modeste (84 unités), mais la dynamique est réelle. Suivent XPeng avec +123,4 %, Leapmotor avec +81,2 %, BYD avec +62,1 % et Fiat avec +60,6 %.
On observe ici un phénomène clair : les marques chinoises continuent de gagner du terrain malgré la contraction globale du marché. En parallèle, Fiat profite visiblement d'un effet produit ou d'un repositionnement réussi.
Dans un marché en forte baisse, ces progressions montrent que la recomposition est déjà en marche. Certaines marques perdent du terrain, d'autres en prennent rapidement. Ce n'est pas un simple cycle, c'est un déplacement des équilibres.
La photographie de février 2026 est très claire. L'hybride domine désormais largement le marché français.
Les hybrides non rechargeables totalisent 57 670 immatriculations, soit 47,8 % de part de marché sur le mois. Sur le cumul 2026, elles atteignent 109 193 unités et 47,9 % du marché. Malgré une légère baisse (–7,2 % en février), elles restent de loin la motorisation la plus choisie.
L'électrique confirme sa progression avec 32 370 immatriculations, soit 26,8 % de part de marché en février. Sur les deux premiers mois, cela représente 62 677 véhicules, en hausse de +38,5 %. C'est la seule énergie majeure en forte croissance.
Les hybrides rechargeables restent plus discrètes : 6 655 unités, soit 5,5 % du marché. Leur évolution est quasi stable (+3,2 % sur le mois).
En face, le thermique s'effondre.
L'essence chute lourdement de –48,1 %, avec 18 206 immatriculations, et ne pèse plus que 15,1 % du marché. Le diesel continue sa disparition : 3 098 unités seulement, soit 2,6 % de part de marché, avec une baisse de –53,8 %. Sur le cumul annuel, il tombe à 2,5 %.
Au total, près de 75 % des voitures neuves vendues en février 2026 sont hybrides ou électriques. Le basculement est désormais structurel.
Plusieurs facteurs se combinent, bien que le principal soit celui de la précarité économique des Français :
Même les groupes qui paraissaient solides montrent des signes de faiblesse. Le retournement brutal du groupe Renault en est le symbole.
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