Dernière modification 18/07/2022

Inflation des prix dans l'automobile : dans quelles proportions ?


C'est un sujet qui devrait prendre de plus en plus de place avec le temps. Entre la baisse continuelle du pouvoir d'achat des Français ainsi que la hausse drastique des prix des voitures neuves, il semble se profiler une nouvelle époque où l'automobile va devenir un bien de luxe (inquiétant d'agissant d'une besoin primaire tel que la liberté de mouvement des citoyens). Car si certains cherchent à démontrer que l'inflation reste modérée, voire quasi nulle, la réalité est hélas un bien moins optimiste. Entre les pénuries (plus ou moins "organisées") et la création monétaire disproportionnée, il faut dire que le phénomène était inévitable.
Mais ce n'est pas le sujet de l'article qui va se borner principalement à essayer d'observer et mesurer tout es ces hausses.

Evolution du prix des voitures : des chiffres ?

Il n'est pas aussi aisé de mesurer avec exactitude l'inflation d'un produit, car les variables qui influent sur cette dernière sont nombreuses et complexes à appréhender.
En effet, l'inflation se mesure de plusieurs manières, ce qui permet d'ailleurs à certains de la minorer ou la majorer ...


La première est de manière brutale en comparant les prix d'hier (euros courants) par rapport à aujourd'hui, sans autre opération.
La deuxième consiste à prendre en compte d'autres variables techniques, notamment la hausse des salaires (qui mène aux prix constants) mais aussi l'évolution des produits (la voiture d'hier n'est pas totalement comparable à celle d'aujourd'hui, avec comme idée qu'une voiture actuelle propose des prestations et équipements supplémentaires).

Evolution des prix Insee / CCFA


L'Insee et le CCFA ont calculé un taux d'inflation annuel sur les voitures vendues en France depuis 1985.
Ici la règle consiste à comparer les voitures à leurs équivalentes vendues l'année précédente, à savoir un niveau d'équipement et de technologie comparable. Le but est d'éviter d'être trompé par l'évolution technique des autos qui induisent forcément une inflation (l'arrivée croissante de nouveaux équipements alourdit la facture).
Mais sur une trentaine d'années il n'est toutefois pas vraiment possible de garder une seule voiture témoin qui n'aurait pas évolué tout au long du temps. Car même si je me base sur un véhicule "identique" vendu l'année dernière, sur 30 ans il y aura forcément eu des incrémentations techniques (et donc encore une fois il n'y a pas de voiture témoin d'aujourd'hui qui serait comparable à celle d'hier).
N'ayant pas les détails précis du calcul, je préfère donc vous avertir qu'il y a vraiment plusieurs manières de procéder, et que les résultats peuvent alors être très différents. On pourra aussi se poser quelques questions quand on voit les chiffres plutôt positifs émis par le CCFA, et il est aussi un peu regrettable que ces derniers aient un an et demi de décalage (mi-2022, il vient d'être publié les chiffres de l'année 2020 ...).

Inflation ANNUELLE CCFA
1985
6,7 %
1986
7,4 %
1987
3,3 %
1988
1,1 %
1989
3,3 %
1990
0,6 %
1991
2,3 %
1992
1,3 %
1993
2,3 %
1994
-0,1 %
1995
1,2 %
1996
-0,1 %
1997
-2,6 %
1998
1 %
1999
-1,6 %
2000
-0,1 %
2001
0,7 %
2002
1,1 %
2003
1,3 %
2004
1,7 %
2005
1,3 %
2006
1,1 %
2007
2 %
2008
0,6 %
2009
0,2 %
2010
0,3 %
2011
2,4 %
2012
2,6 %
2013
2,2 %
2014
2,1 %
2015
1,1 %
2016
-0,3 %
2017
1 %
2018
1,9 %
2019
0,7 %
2020
0,4 %




Evolution des prix : étude de l'Argus


L'Argus a aussi mené une petite enquête, avec des chiffres qui resteront forcément un peu nébuleux puisque aucun calcul précis n'a été communiqué. La méthode elle aussi reste assez opaque (je n'en tire pas grand chose personnellement) mais bon, il n'y a rien de mal à la partager quand même ...

Il s'agit donc d'indiquer, à euros constants (à savoir une valeur qui a  été recalculée par rapport à nos euros d'aujourd'hui, qui valent bien moins que ceux d'hier), le prix moyen d'une voiture tout au long du temps, de 1953 à 2018. Plus d'infos sont à retrouver, avec notamment le gabarit, la puissance et la carburation (entre autres).
Pour ma part j'estime ce genre d'études si compliquées et pleines de subtilités que je prends avec de très grosses pincettes les résultats, et je vous invite à faire de même.

Evolution prix moyen des autos / L'argus
1953
13 489 euros
1968
10 820 euros
1978
17 865 euros
1988
16 492 euros
1998
18 102 euros
2008
21 020 euros
2018
26 035 euros




A lire aussi : évolution des ventes auto par niveau de gamme

Evolution des prix brute

Cette fois nous allons essayer de voir dans quelle proportion l'inflation s'est comportée sans se préoccuper du changement de valeur de la monnaie, à savoir l'évolution brute des prix.

C'est très simple, nous allons voir comment ont évolué les prix sans aucune autre variable qui viendrait déformer tout cela. Le plus compliqué consiste à pouvoir comparer un modèle vendu dans les années 80 à ceux d'aujourd'hui, c'est à dire trouver son équivalent au niveau positionnement (ex : une Clio 5 peut presque être considérée comme une compacte par rapport à une Clio 1).
Et si par exemple la Golf est une auto particulièrement adaptée pour cet exercice (ce sera le premier modèle étudié), la Golf 1 s'apparente plus à une citadine par rapport à la compacte d'aujourd'hui. Mais notons quand même que cette dernière s'est vite positionnée comme compacte, dès la deuxième génération (elle a rapidement évolué vers quelque chose de plus spacieux).

Evolution des prix : exemples concrets


N'hésitons pas à prendre le taureau par les cornes en tentant de faire une analyse avec des exemples concrets.
Nous allons ici prendre quelques modèles et voir leur évolution dans le temps.
L'une des problématiques est que les autos ont beaucoup évolué sur certains points, voici les principaux que vous devez garder en tête :

  • Le gabarit a beaucoup évolué, une Série 3 G20 est aussi grande qu'une Série 5 E34. Mais attention, en terme de rapport logeabilité/encombrement les anciennes sont nettement meilleures. Et puis socialement parlant (segment de marché), la série 5 n'a pas bougé, il était plus valorisant de rouler en Série 5 hier qu'en Série 3 aujourd'hui, on ne peut donc pas estimer que la Série 3 G20 a remplacé la Série 5 E34 si on devait reprendre notre exemple. Il résulte quand même qu'au niveau de la matière (tout simplement le poids de ce que j'achète) on en a plus avec une Série 3 G20 qu'avec une Série 5 E34 (j'aurais toutefois plus de place dans l'ancienne, seul avantage qui lui reste avec le rang social)
  • Les équipements se sont multipliés, allant du plus utile (sécurité) au plus futiles (confort, infodivertissement)

Evolution des prix des voitures (1982>2021) : Golf comme repère


Pour cette étude, j'ai décidé d'observer l'évolution des prix des versions entrée de gamme mais aussi des versions haut de gamme (GTi, VR6 etc.).
En effet, se pencher sur les extrémités me semble assez pertinent, et j'aurais pu choisir à la place de faire une moyenne des prix (il me semble que ça aurait un peu biaisé les choses, car la moyenne aurait été largement modulée par la découpe de la gamme, plus ou moins vaste selon le nombre de finitions disponibles).
Sachez en définitive qu'il est impossible d'avoir une étude parfaite et exhaustive, pour cela il faudrait avoir vendu la même voiture (strictement identique) de 1982 à 2021.
Précisons que les Polo actuelles atteignent un gabarit qui se rapproche de la Golf 4, mais que malgré tout j'ai décidé de garder la Golf comme base tout au long de l'évolution (et non pas de la subtiliser par la Polo à partir d'une certaine date).
L'accroissement du prix des entrées de gamme vers la fin est aussi lié au fait que la version 3 portes (moins chère) a été abandonnée à partir de la Golf 8. De plus, un nouveau segment supérieur à celui des GTi est apparu à partir de la Golf 3, la gamme R qui a débuté avec une VR6 (puis R32 et R).

J'ai ajouté à cela la version électrique de la Golf, à savoir l'ID3, cela afin de voir que l'électrique promet des hausses à venir encore plus vertigineuses.

Supplément : pour ce modèle et la 205 (pour les versions d'entrée de gamme), j'ai ajouté ce à quoi cela correspondait en heures travaillées à (Smic) mais aussi en années par rapport au salaire moyen (qui a aussi évolué, je l'ai bien évidemment pris en compte dans les graphiques).

Inflation Golf entrée de gamme

Inflation Golf entrée de gamme
<1983 (Golf 1)
5 800 euros
1983-91 (Golf 2)
8 500 euros
1991-98 (Golf 3)
11 200 euros
1998-03 (Golf 4)
14 650 euros
2003-08 (Golf 5)
15 300 euros
2008-12 (Golf 6)
16 500 euros
2012-19 (Golf 7)
20 190 euros
2019 (Golf 8)
27 800 euros
2020 (ID3 elec.)
33 890 euros




Inflation Golf HAUT de gamme

Inflation Golf HAUT de gamme
<1983 (GTi)
9 600 euros
1983-91 (GTi)
19 600 euros
1991-98 (VR6)
25 700 euros
1998-03 (R32)
38 300 euros
2003-08 (R32)
37 300 euros
2008-12 (R 270)
40 000 euros
2012-19 (R 300)
45 400 euros
2019 (R320)
51 100 euros
2020 (ID3 Pro S)
49 000 euros

Evolution en heures de travail au SMIC (Entrée de gamme)

Evolution en années de travail (salaire moyen) Entrée de gamme

On remarque donc que le prix entre 1982 et 2021 a été multiplié par près de 5 (4.8 fois ou encore +380% ) ... Et cela va même plus loin si on estime que la Golf moderne est incarnée par l'ID3 (5.8 fois).
On peut donc conclure que c'est du costaud car le Smic a quant à lui été multiplié par un peu plus de 3 (3.6 fois) dans le même intervalle (passant de 2.84 euros en février 1982 à 10.25 euros). Bien entendu, le Smic n'est qu'un repère partiel, le salaire médian est aussi à observer (et encore mieux la pyramide des salaires). On remarque au passage qu'il faut quand même travailler de plus en plus pour accéder à la Golf premier prix.

Pour les Golf haut de gamme (les sportives), la marge est plus importante. On passe alors de 9580 euros pour une Golf 1 GTi de 1982 à 51 135 euros pour une Golf 8 R (5.33 X plus chère). L'ID3 haut de gamme est ici moins onéreuse car positionnée un peu plus bas en raison de sa puissance inférieure.

Evolution des prix des voitures (1982>2021) : citadines Citroën comme repère


On passe cette fois aux citadines de la marques aux chevrons, et j'ai donc arbitrairement choisi plusieurs modèles différents pour la continuité : Visa, AX, C3 I, II et III (certains seront contrariés de ne pas voir la Saxo, je sais bien).

Inflation citadine Citroën entrée de gamme
1982 (Visa)
5 183 euros
1993 (AX)
8 200 euros
2002 (C3)
11 000 euros
2012 (C3 II)
13 700 euros
2021 (C3 III)
14 490 euros




Inflation citadine Citroën HAUT de gamme
1982 (Visa GTi)
10 700 euros
1993 (AX GTi)
13 700 euros
2002 (C3 Pack Clim)
15 000 euros
2012 (C3 Exclus. BMP)
21 400 euros
2021 (C3 III Shine)
23 300 euros

On est ici sur une évolution qui paraît un peu moins sévère, avec un prix qui passe de 5183 euros en 1982 à 14490 en 2021, à savoir 2.8 fois plus chère.
Pour le sommet de la gamme, on part à 10 700 euros sur une Visa GTi de 1982 pour culminer à 23 300 euros sur une C3 III Shine (plus de version sportive chez les citadines de Citroën, la marque s'est repositionnée vers quelque chose de plus civilisée, à savoir viser la ménagère en premier lieu).

Evolution des prix des voitures (1982>2021) : citadines Renault comme repère


On part ici d'une R5 de 1982 pour arriver à une Clio 5, et certains estimeront peut-être que la Twingo 3 aurait été plus pertinente ... La Twingo 1 et un peu moins vis à vis des Clio 2 à 4 car c'est une stricte 3 portes (la R5 se vendait en 5 portes, plus polyvalente, à l'image d'une Clio donc).

Inflation citadine Renault entrée de gamme
1982 (R5)
4 700 euros
1993 (Clio 1 RL)
9 150 euros
2002 (Clio 2 Authent.)
10 750 euros
2012 (Clio 3 Access)
9 999 euros
2021 (Clio 5 Life)
14 990 euros
2021 (ZOE Electrique)
24 400 euros




Inflation citadine Renault HAUT de gamme
1982 (R5 Alpine)
8 700 euros
1993 (Clio 1 Williams)
20 000 euros
2002 (Clio 2 RS)
21 750 euros
2012 (CLio 3 RS)
27 990 euros
2021 (Clio 5 E-Tech)
27 900 euros
2021 (ZOE Electrique)
38 800 euros

Sur l'entrée de gamme on passe donc de  4700 euros pour une R5 de 1982 à 14990 euros pour une Clio 5 Life. On est sur un rapport assez similaire aux citadines de Citroën, à savoir à peu près fois 3 (+200%).

Sur la gamme plus haute, on passe de 8700 euros pour une R5 Alpine à 27900 euros pour unes Clio 5 E-Tech (plus de sportive chez Clio en 2021), un prix similaire à la Clio 4 RS qui se positionne à peu près sur le même niveau de gamme (à savoir le sommet). Cela fait donc une augmentation de 220%.

Evolution des prix des voitures (1982>2021) : Série 5 comme repère


L'avantage de la série 5 est qu'elle garde un positionnement très stable dans le temps, voyons donc ce que cela donne.

Inflation Série 5 entrée de gamme
1982 (E28)
11 600 euros
1993 (E34)
23 400 euros
1998 (E39)
31 400 euros
2004 (E60)
36 000 euros
2012 (F10)
46 000 euros
2021 (G30)
51 500 euros




Inflation Série 5 HAUT de gamme
1982 (528i)
18 000 euros
1993 (M5 E34)
83 400 euros
2000 (E39)
78 700 euros
2004 (M5 E60)
94 800 euros
2012 (M5 F10)
117 100 euros
2021 (M5 G30)
129 500 euros
2021 (M5 G30 CS)
199 900 euros

On part donc d'une 518 (pas 518i, on est encore sur un carburateur) de 1982 à 11600 euros pour culminer sur une 518d de 2021 à 51450 euros. On est donc sur un multiple de 4.4, soit environ +340% d'augmentation.

Sur le haut de gamme c'est hélas un peu trompeur car en 1982 le haut du panier concernant la Série 5 était incarnée par la 528i (si célèbre ...) et non les M5 qui ont suivi.
On passe alors de 18000 euros en 1982 à 129 500 euros pour la M5 de 2021 (et même 199900 euros si on prend en compte la version CS). On est donc sur un multiple de 7.2 si on se limite à la M5 "classique".

Tous les commentaires et réactions


Dernier commentaire posté :


Par Antony (Date : 2022-08-04 15:51:33)

Super article !
J'ai fais le même constant il y'a quelques mois avec des collègues de bureau.
Mon ibiza 6J neuve de 2015 m'a couté 18000¤
Aujourd'hui à finition équivalente et moteur équivalent on tourne autour des 23000¤
Environ 30% de plus ca commence à faire très cher la citadine.

D'ailleurs souvenez vous le temps ou les constructeurs nous proposait des voitures d'entrées de gamme à 9990¤, on en est maintenant très loin.


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Suite des 3 commentaires :

Par Bug Haty TOP CONTRIBUTEUR (Date : 2022-07-18 15:24:18)

Une fois de plus votre article est très pertinent et bien argumenté. Je ne crois pas beaucoup à la méthodologie genre INSEE et CCA. La simple comparaison avec les archives des magazines auto donne une idée fabuleuse de la perte de pouvoir d'achat. A mon avis la vrai mesure serait de savoir quel est l'équivalent nombre de mois de salaire selon la CSP et prix des voitures. Désormais, sans crédit, la plupart des acheteurs sont insolvables. Les automobiles louent en fait leur voiture à une société de crédit. Et l'électrification ne fait qu'aggraver les situation. Prenons l'exemple d'une FIAT 500 disponible en essence à 12000¤ et en électrique à 28000¤ plus de 135 % plus cher...


Il y a 2 réaction(s) sur ce commentaire :

  • Par Admin ADMINISTRATEUR DU SITE (2022-07-21 11:36:33) : Vous me mettez du baume au coeur cher Bug ;-)

    Vous faites bien de vous méfier de l'INSEE, car même si il est vrai que le logement n'est souvent pas une charge (quand on paie un crédit on se verse de l'argent à soi-même en réalité), leur panier moyen reste trompeur et fait croire que l'inflation n'est pas aussi importante que ça ne l'est en vrai. L’esbroufe date de longtemps car la première "feinte" est du côté de l'Euro (qui à son arrivée a provoqué une belle inflation des prix).

    Merci encore pour votre commentaire qui m'incite à rajouter quelques exemples en plus, la 500 est en effet toute trouvée !
  • Par Bug Haty TOP CONTRIBUTEUR (2022-07-27 19:28:55) : Je viens de voir les prix des "classe S" de Mercedes. On atteint couramment les 200 000 ¤ +. Avec une pile électrique. Dommage que les chiffres de vente par modèle ne soient pas facilement disponibles. Il faudrait aussi faire une analyse financière de la profitabilité des firmes autos depuis le "lockdown". Bizarrement, malgré des CA en baisse d'un quart, leur santé financière ne paraît pas menacée... L'aspect capitaliste du passage au VE semble échapper aux analystes économiques mais pas les acheteurs.

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Par Gwemon (Date : 2022-01-14 08:49:25)

On peut conclure de l'étude qu'une voiture Française est moins chère en euros constant aujourd'hui qu'en 1982 et qu'une voiture Allemande elle est beaucoup plus chère.


Il y a 1 réaction(s) sur ce commentaire :

  • Par Admin ADMINISTRATEUR DU SITE (2022-01-17 10:13:41) : Ce n'est pas quelque chose qui m'avait paru évident mais bon ... Merci toutefois pour le partage de ce sentiment et analyse, il fait plaisir de voir des internautes actifs qui interagissent.
    Après il faut voir si vous parlez plutôt du segment (très) supérieur d'une M5 ou d'une Golf.

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