Où y a-t-il le plus de voitures électriques en France ?

Dernière modification : 27/01/2026 -  1


Où y a t-il le plus de voitures électriques en France ? Quelle est la répartition dans sur le territoire ? La France progresse doucement mais sûrement sur le terrain de la voiture électrique. À l’échelle nationale, la part des véhicules 100 % électriques atteint 3,1 % du parc roulant. Une moyenne qui cache toutefois de disparités régionales. Entre territoires en avance et zones un peu plus à la traîne, les écarts s’expliquent rarement par le hasard. Densité urbaine, infrastructures, politiques locales, ouverture d'esprit, habitudes de déplacement ou simple pragmatisme rural jouent un rôle clé.

Découvrez a carte de France avec les chiffres plus bas dans l'article.

Tour d’horizon, région par région, pour comprendre qui est au-dessus, qui est en dessous, mais aussi pourquoi ...

Les chiffres sont arrêtés à mi-2025.

Corse : 5,3 %, l’électrique en terrain insulaire


Avec 5,3 %, la Corse survole largement la moyenne nationale. Ce résultat peut surprendre au premier abord, mais il est assez logique. Les distances y sont relativement courtes, les trajets quotidiens bien connus, et l’autonomie devient un problème secondaire. À cela s’ajoute un contexte insulaire qui limite les alternatives thermiques longues distances.

La recharge à domicile y est aussi plus répandue (beaucoup de maisons, peu d'appartements), et l’absence d’autoroutes à haute vitesse réduit la consommation réelle. Bref, la Corse coche beaucoup de cases favorables à l’électrique, presque sans le vouloir.


N'hésitez pas à communiquer vos propres idées d'interprétations en commentaire, car ce ne sont ici que des supputations pour être totalement transparent ...

Île-de-France : 4,3 %, le revenu moyen élevé


Avec 4,3 %, l’Île-de-France se place nettement au-dessus de la moyenne nationale. Ici, plusieurs  facteurs clés : revenu moyen plus élevé (permettant d'acquerir un VE plus cher à l'achat) et contraintes sur l’automobile thermique (ZFE ...).

Entre zones à faibles émissions, stationnement réglementé et trajets souvent courts, la voiture électrique trouve naturellement sa place. Ce n’est pas toujours par conviction écologique, mais souvent par pragmatisme urbain.

Provence-Alpes-Côte d’Azur : 3,7 %, un bon élève du Sud


Avec 3,7 %, la région PACA dépasse la moyenne nationale sans la pulvériser. Le revenu moyen plus élevé semble jouer en faveur, tout comme le ratio maisons / appartements ...

Auvergne-Rhône-Alpes : 3,1 %, pile dans la moyenne nationale

Avec 3,1 %, l’Auvergne-Rhône-Alpes se cale exactement sur la moyenne nationale. La région illustre parfaitement l’équilibre français actuel. Métropoles dynamiques et bien équipées d’un côté, zones alpines et rurales plus exigeantes de l’autre. Le résultat est une moyenne très représentative de l’état réel de l’électrification en France.

Occitanie : 2,9 %, un équilibre fragile


L’Occitanie atteint 2,9 %, légèrement en dessous de la moyenne. Comme souvent dans les grandes régions, tout dépend du territoire. Toulouse et son aire urbaine tirent clairement la moyenne vers le haut, tandis que les zones rurales et montagneuses restent plus prudentes. L’électrique progresse, mais à deux vitesses.

Hauts-de-France : 2,9 %, juste sous la moyenne nationale

Avec 2,9 %, les Hauts-de-France se situent légèrement en dessous de la moyenne nationale de 3,1 %. La région combine de grandes agglomérations favorables à l’électrique et des zones plus industrielles ou rurales où l’adoption est plus lente. Les usages professionnels et les trajets domicile-travail relativement longs continuent de favoriser des motorisations plus classiques, même si la progression est bien réelle.

Normandie : 2,9 %, une adoption prudente mais régulière

La Normandie affiche elle aussi 2,9 %, très proche des Hauts-de-France. Ici, l’électrique avance sans emballement. Le territoire est étendu, les déplacements souvent mixtes, et l’infrastructure progresse à un rythme correct sans être particulièrement dense. On n’est pas en retard, mais clairement pas en avance non plus.

Grand Est : 2,8 %, légèrement en retrait

Avec 2,8 %, le Grand Est se situe un peu plus bas. Le relief, le climat et des distances parfois importantes jouent un rôle non négligeable. L’électrique y progresse surtout dans les pôles urbains, mais reste plus marginal dans les zones frontalières et rurales, où la polyvalence prime encore sur la transition énergétique

Pays de la Loire : 2,7 %, une progression encore mesurée

À 2,7 %, les Pays de la Loire restent sous la moyenne nationale. La région présente un profil assez homogène, sans très forte pression urbaine ni contraintes réglementaires marquées. L’électrique s’y installe progressivement, mais sans effet d’entraînement massif, faute d’un contexte particulièrement favorable.

Bretagne : 2,6 %, un léger retard assumé


La Bretagne affiche 2,6 %, soit en dessous de la moyenne nationale. La région cumule plusieurs freins classiques : habitat plus dispersé, trajets plus longs, et une culture automobile encore très attachée au diesel pour les gros rouleurs.

L’électrique progresse, mais sans emballement. Ici, on attend souvent que la technologie fasse ses preuves avant d’adopter massivement. Prudence bretonne, en quelque sorte.

Nouvelle-Aquitaine : 2,6 %, trop grande pour être homogène


Même chiffre que la Bretagne, 2,6 %, mais pour des raisons un peu différentes. La Nouvelle-Aquitaine est vaste, très hétérogène, avec de grandes zones rurales où la voiture est un outil indispensable plutôt qu’un simple moyen de déplacement.

Dans les métropoles, l’électrique progresse correctement. Dans les zones moins denses, l’autonomie, le coût et l’absence de bornes freinent encore fortement l’adoption.

Centre-Val de Loire : 2,4 %, ni ville ni campagne

Avec 2,4 %, le Centre-Val de Loire reste en retrait. Région de transit, peu densément urbanisée, elle ne bénéficie ni de la pression réglementaire des grandes métropoles ni de contraintes géographiques favorables à l’électrique.

Les usages y sont souvent mixtes, avec des trajets plus longs et une adoption plus lente des nouvelles motorisations.

Bourgogne-Franche-Comté : 2,2 %, l’électrique encore marginal

À 2,2 %, la Bourgogne-Franche-Comté ferme la marche parmi les régions observées. Le relief, le climat, la dispersion de l’habitat et une forte culture automobile traditionnelle n’aident pas l’électrique à s’imposer rapidement.

Ici, le thermique reste la norme, et l’électrique apparaît encore comme une solution de niche, réservée à des usages bien spécifiques.




Si jamais vous vouliez faire le parallèle avec la carte des superchargeurs tesla ... La voici

Une moyenne nationale trompeuse

Avec 3,1 %, la moyenne nationale masque des réalités très différentes. Là où les infrastructures, les contraintes réglementaires et les usages s’alignent, l’électrique progresse vite. Ailleurs, il avance à petits pas, sans rejet massif, mais sans enthousiasme débordant non plus.

L’électrification du parc français ne se fera donc pas d’un bloc. Elle continuera de suivre une logique territoriale, bien plus que politique, avec des régions pionnières et d’autres qui attendront que le modèle devienne, tout simplement, plus évident.


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