Dernière modification 26/11/2021

Le solaire et l'éolien : la solution pour la voiture électrique propre ?

Beaucoup attendent des énergie renouvelables, à savoir en premier lieu le solaire et l'éolien, une solution totalement verte pour propulser la voiture électrique (appelée par certains comme voiture propre, ce qui reste aberrant quelque soit l'angle de pensée qu'on aborde, même avec beaucoup de mauvaise fois ça ne l'est pas).


Voyons donc ici sur quels aspects les énergies, soi-disant vertes, incarnée par ces deux technologies posent problème. Et en parlant de problème, le souci ici est que le sujet est suffisamment subtile pour qu'il n'y ait pas de réponse toute simple, les débats font donc rage entre les pros et les contres, sachant que quasiment tous se mélangent les pinceaux ou oublient des aspects qui remettent tout en cause.
Le sujet étant très difficile, j'ai malgré tout essayé de le traiter ... Mais sans l'appui des connaissances partagées par Jean Marc Jancovici, je ne m'y serais certainement pas aventuré.


A lire aussi : des pénuries de matières premières à venir qui remettent en cause le renouvelable et les voitures électriques ?

Non pilotable ?

La première chose importante à préciser, et qui doit être ancrée dans votre crâne, est que ce vecteur énergétique est non pilotable. Cela veut dire que l'on ne décide pas quand la lumière va être puissante (solaire) ni quand le vent le sera lui aussi. J-M Jancovici appuie donc bien sur le fait que comparer ce type de production à des moyens pilotables (centrales à gaz, nucléaire etc.) est un non sens absolu, un peu comme comparer une banane avec une vitamine. Une centrale pilotable génère du courant quand on le veut et à des puissances contrôlées, le solaire et l'éolien générant l'énergie de manière un peu chaotique, trop à des moments et pas assez à d'autres. A tel point que les prix de l'électricité deviennent négatifs à certaines heures car les producteurs ne savent pas que faire de ce surplus généré ... Cela induit au passage un très gros souci de rentabilité financière et provoque un risque pour les installations et réseaux électriques (si elles ne peuvent se décharger de ce surplus, il peut y avoir des dommages physiques sur les installations). En revanche, la nuit il n'y presque rien à offrir puisque lumière et vent disparaissent (oui même le vent, la nuit il est bien moins actif qu'en journée d'après les relevés).


C'est donc ici que ce type de vecteur énergétique fait ppssshhhiiittt ... Car si on veut le comparer à une centrale pilotable de manière honnête et surtout rationnelle, il faut alors greffer un dispositif qui permet d'accumuler l'énergie pour la rendre pilotable (et donc avoir de l'électricité la nuit ou quand il fait pas beau, un moindre détail !).
Pour cela on peut adjoindre l'hydrogène (l'énergie qui ne set à personne est alors utilisée pour électrolyser de l'eau afin d'obtenir un carburant utilisable plus tard : l'hydrogène), des accumulateurs (comme Tesla l'espère), du stockage par gravité ou inertie (on fait monter une charge et on exploite son énergie potentielle quand on a besoin de jus en la faisant redescendre, ce qui fait tourner des générateurs, idem avec l'inertie en faisant tourner des toupies géantes faites de béton).
Mais quand on greffe ce genre de chose au dispositif éolien ou solaire, on se retrouve avec des bilans financiers et carbone qui ne tiennent plus du tout la route.
Car même sans ce moyen de stockage, l'éolien et le solaire ont à la base des TRE très moyens (taux de retour énergétique, EROI en anglais). Imaginez donc un peu avec cette adjonction !

Ne substitue pas les centrales à énergie fossile ?


Il a donc été constaté dans tous les pays que plus on accroît les sources d'énergie renouvelables, plus on accroît dans le même temps les sources d'énergie fossiles ...
En gros, si j'ai besoin de 10 MWh, je vais déployer 10 MWh en éolien et 10MWh en plus à côté en centrale à énergie fossile, pour pouvoir palier quand il n'y a ni vent ni lumière ...
Il a donc été reconnu que le déploiement massif d'énergie renouvelable induisait par la même occasion un déploiement parallèle massif de centrales polluantes. Fait aggravant, moduler les centrales pilotables pour les ajuster aux productions de l'éolien et du solaire a tendance à la fois à abîmer les centrales pilotables tout en réduisant leur rendement (elles polluent plus pour un même kWh produit, perte d'efficience).

Et même pire, comme les éoliennes travaillent en moyenne 20 à 25% du temps (données observées, avec 25% en offshore) en raison du côté aléatoire du vent, il faut en réalité installer 40 MWh d'éolien pour arriver à produire 10MWh de production effective. Sachez aussi qu'une pale d'éolienne qui tourne deux fois moins vite produit huit fois moins de courant !
Sur le solaire on est plutôt à 15%, ce qui est donc encore pire.
Bref, devoir construire 4 à 8 fois plus d'éoliennes et panneaux solaires que ce qu'il peuvent produire (si ils étaient sollicités tout le temps au maximum de leur possibilité) induit des coûts pharaoniques et une pollution importante.
Cela revient aussi à dire que plus on ajoute du renouvelable, plus on devient dépendant aux ressources fossiles (ils leur faut cet appui indispensable pour avoir de l'électricité 100% du temps, mais aussi pour les construire car pour le moment la machine industrielle n'est pas électrifiée).

Eoliennes et panneaux solaires très polluants à produire ?

Quand on  sait qu'une seule éolienne équivaut à un socle de 1500 tonnes de béton (constitué de ciment qui émet 5% des gaz à effet de serre dans le monde), 40 tonnes d'aciers (5% aussi), de matériaux composites pour les pales (20 tonnes), de terres rares (cuivre qui reste limité et polluant à extraire) et enfin une demi tonne de lubrifiant (huiles diverses), on se rend compte qu'ériger une éolienne n'est à la base pas un geste très écologique.


En ce qui concernent les panneaux solaires, J-M Jancovici donne comme exemple un panneau fabriqué en Chine (autant se fier à la réalité des choses). Il faut alors l'utiliser 30 ans en France pour profiter d'un bilan carbone avantageux  (car la Chine est un des rares pays à avoir du charbon en masse, et elle l'utilise vigoureusement comme les Allemands d'ailleurs ...). Si le panneau est fabriqué en France avec notre énergie plus vertueuse (merci le nucléaire) on serait alors plutôt à 4 ans.
C'est à dire que la pollution qui a permis à fabriquer, acheminer et installer le panneau constitue à peu près l'électricité qu'il va produire sur 30 ans. Et avec des panneaux qui ont une durée de vie inférieure on peut dire que niveau viabilité c'est médiocre (pour ne pas dire plus). L'erreur est donc en grande partie liée au fait que la majorité des panneaux sont fabriquées par un pays très sale en raison de son or noir (ici le charbon).

Pas de synergie de partage entre les pays ?

Si on prend comme exemple l'Europe, on remarque que le vent et la luminosité sont à peu près similaires dans tous les pays à un moment donné. Ce qui induit qu'on ne peut compenser le manque des uns et des autres par le partage d'énergie, on est tous en rade au même moment et on a tous un surplus d'énergie ensembles.
Notez aussi qu'il n'y a pas assez d'interconnexions (réseaux électriques taillés pour) permettant aux différents pays de se donner du courant (il y a bien entendu quelques grosses interconnexions entre certains pays frontaliers, mais très loin de pouvoir établir des échanges massifs entre tous les pays d'Europe). Développer un réseau électrique suffisamment gros serait à la fois un petit désastre écologique tout en sachant de surcroît qu'il faudrait quelques centaines d'années pour y parvenir (c'est un travail titanesque qui sort de l'échelle d'une vie humaine).



Ici on voit le différentiel de vent entre France et Allemagne. La barre grise indique la zone où les points devraient être pour que les pays soient complémentaires entre eux. Non, à la place il est constaté que les vents sont assez similaires, et du coup nous avons beaucoup de vent en même temps et vice versa ... Chaque point représente donc le vent à un moment donné dans chacun des deux pays, puisque chacun d'entre eux a son propre axe : ordonnées/Y pour la France et abscisse/X pour l'Allemagne. Le phénomène est le même en comparant avec d'autres pays européens plus lointains

Non viable économiquement ?

Il faut savoir que le coût de l'éolien ou du solaire croît plus vite que la puissance installée ... C'est à dire que plus je construits d'éoliennes et de panneaux solaires, plus les coûts pour un même kWh produit sera élevée, l'inverse des économies d'échelle donc.
En effet, plus je rajoute de générateurs d'énergie, plus je dois recalibrer mon réseau électrique pour ne pas qu'il "fonde" par effet Joule.
Je ne vous parle pas non plus du bilan financier quand les surplus d'énergie produits (quand il y a plus d'électricité produite que consommée) par le renouvelable sont vendues à des prix négatifs, pour se débarrasser du courant qui devient néfaste aux installations.
Grosso-modo, un kWh d'éolien coûte deux fois plus cher à produire en France que sur des moyens plus conventionnels. Et si on compare le nucléaire à l'éolien, J-M Jancovici nous fait part de ses calculs : l'éolien coûte entre 5 à 30 fois plus cher ...


Le solaire est tout juste rentable tandis que l'éolien ne l'est plus du tout avec une solution de stockage. Et sans stockage il faut obligatoirement compenser en créant l'équivalent en centrale thermique pour compenser les périodes où il n'y a ni vent ni lumière



Voici les fameux prix négatifs à certains moments de l'année en Allemagne. Il faut coûte que coûte se débarrasser du surplus de courant ...


Voici le calcul comptable de J-M Jancovici pour comparer les coûts de l'éolien vis à vis du nucléaire. Pour de plus amples informations voir la vidéo du dessous à 38 minutes :


Durée de vie très limitée ?

Que ce soit les panneaux solaires ou les éoliennes, on est à peu près à 20 à 30 ans de durée de vie. Il faut donc conclure qu'un parc gigantesque aurait besoin d'être renouvelé (c'est le cas de le dire ...) très souvent, induisant de grosses pollutions et coût quand on sait ce que nécessitent la mise en place de ces générateurs.
Face à une centrale nucléaire qui peut durer jusqu'à 80 ans (car elles se dirigent toutes vers cette durée), on peut conclure que la chose est très bancale (surtout dans une économie qui tend à être très perturbée, avec donc des moyens limités pour l'entretien).

Pour comparaison (cf contrepoints.org), une éolienne nécessite 5 m3 de béton et 0.5 tonnes d'acier par Gwh produit contre 0.5 m3 et 0.1 tonne d'acier pour le nucléaire.


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Par Hippolyte F. (Date : 2022-01-22 15:45:43)

Cet article est un tissu de contre-vérités, à tous les niveaux.

Basé sur les approximations attardées du propagandiste du nucléaire, cela n'a rien d'étonnant.

Chaque paragraphe pourrait être réfuté avec des données réelles officielles ou institutionnelles. Mais cela serait trop long, des centaines de lignes et de nombreux liens, et ne changerait rien pour des gens enfermés dans leurs fausses certitudes.

Il y a 5 réaction(s) sur ce commentaire :

  • Par Admin ADMINISTRATEUR DU SITE (2022-01-24 11:28:57) : l est facile de dire : c'est faux, beaucoup moins de l'attester .. Mais on a affaire à une fainéant, comme souvent.

    Je me fie à des données relatées par Jean-Marc Jancovici, qui vous dépasse de très loin j'imagine (en gros j'ai 99% de chance d'avoir bon sur cette affirmation sans même vous connaître).
    Pour faire simple mon cher, on a le choix entre le choléra (CO2 globalisé) et un rhume (nucléaire avec risques locaux), vous choisissez quoi ? Le choléra ? Eh bien il est malin celui-là ...
  • Par Jiv TOP CONTRIBUTEUR (2022-01-24 16:32:39) : Jattend largumentation qui fera passer le journaliste pour un demeuré sinon c tro facile. Vas y envoi tes liens écris ton pavé dune centaine de lignes que je ravale mes mots.
  • Par Ray Kourgarou TOP CONTRIBUTEUR (2022-01-24 21:39:06) : L'éolien sera à l'écologie et à l'économie ce que fut la campagne de russie à Napoléon... c'est mon avis et je le partage.
  • Par Fab i trois TOP CONTRIBUTEUR (2022-02-24 23:57:08) : Bonjour, à vous

    Je partage tout à fait les points de vue de M. JANCOVICI quand bien même en regard du nucléaire, il faut bien considérer à la lumière des 3 accidents majeurs survenus (Three miles island au USA, Tchernobyl en Russie et Fukushima au Japon) pour des raisons différentes mais complémentaires dans le risque et la culture du risque, qu'il s'agit dès lors d'un mode de production d'énergie, dangereux, et qu'à ce titre il ne devrait être prévu qu'à titre transitoire en attendant mieux.

    Relatif à l'éolien :
    Effectivement ce mode de production est non pilotable et donc produit de l'énergie de façon aléatoire au gré de la météo, dès lors difficile de tabler sur des prévisions de production, préalable à une exploitation rationnelle.

    De fait la clef pour se départir de cet aspect péremptoire serait de pouvoir stocker l'énergie produite au gré de la météo et de la réinjecter dans un réseau de distribution au gré des besoins. Malheureusement à notre stade de développement technique le stockage d'électricité n'est pas au point, qui plus est en une tension adéquate et en grande quantité.

    Cependant une solution possible existe en affectant la production d'électricité de l'éolien à la production d'hydrogène par électrolyse,
    > D'une part même si ce mode de production présente un rendement de l'ordre de 60% à 70% et in finé coute plus cher ( en additionnant bout à bout toute la chaîne technique necéssaire ) que d'autres moyens de production, cela sera toujours mieux que le mode de production majoritaire actuel de l'hydrogène par vapo-reformage d'hydrocarbures (molécules de Carbone et d'Hydrogène à dissocier)très polluant mais présentant un faible coût de production. Pour info plus de 95% de la production d'hydrogène actuelle en France est produite par ce procédé......
    > D'autre part si l'on ne maitrise pas le stockage d'énergie électrique, on sait parfaitement faire pour stocker un hydrogène qui lui servira ultérieurement à produire de l'énergie électrique désormais sous une forme pilotable (électrolyse). La production d'hydrogène par électrolyse sera donc un process pilotable au gré de l'électricité éolien disponible (vent faible=faible production, vent fort=grosse production). Cela implique d'avoir par moment une partie des équipements de process de production d'hydrogène inutilisés par vent faible, tandis qu'ils tourneront à plein par vent fort,tandis que les capacités de stockage ad'hoc de l'hydrogène ainsi produit devront être en adéquation. Cet aspect d'exploitation à dimension variable ne plaira pas du tout aux industriels et aux financiers mais le coût d'installations parfois sous-utilisées n'atteindra jamais et de loin celui de la catastrophe qui se profile si nous ne faisons rien pour changer les choses, sleurs points de profit à court terme comme toujours.... sans compter que ceux qui profitent ne seront plus là pour payer l'addition au moment où l'inévitable surviendra.

    L'avenir est d'ailleurs en route avec les champs éoliens marins prévus à proximité des côtes Normande sur Barfleur (50), Grand camp-Maisy (14) et Fécamp(76), avec une usine de production d'hydrogène par électrolyse en vallée de seine prévue en cours entre Tancarville (76) et Notre Dame de Granvenchon (76).

    Après restera à bien comprendre le point noir des piles à combustibles à Hydrogène :
    > celles sur les 6 principaux modes fonctionnels connus dont le process est le plus apte nécessite des anodes et des cathodes en platine. Hors la production annuelle mondiale de Platine est de l'ordre de 180 à 190 tonnes/an, l'Afrique du Sud étant de loin le 1er producteur mondial, la Russie en étant le 2ème, loin derrière.
    > Si l'on considère en une hypothèse de réflexion qu'il faut environ 50 grammes de Platine soit 25 g pour l'anode et 25g pour la cathode, ramené à 190 tonnes/an de production mondiale de Platine on peut donc avoir
    190.000.000 g/50 g = 3.800.000 ensemble anode+cathode en platine
    l'équation finale étant simple 1 ensemble anode+cathode=1 pile à combustible à Hydrogène soit au maximum une possibilité de faire 3.800.000 pile à combustible à hydrogène par an.
    Dès lors équiper le parc automobile français et ses 38 millions et quelques d'automobiles particulières demanderait 38.0000.000 auto /3.800.000 auto à pile à combustible à hydrogène par an = 10 ans....., et là je ne prend en compte que la France et encore que pour son seul parc de voitures particulières.....
    En clair il n'y en aura pas pour tout le monde, d'un point de vue intelligent mieux vaudrait alors en réserver l'usage à des fins collectives transport en commun, transport de marchandises, production d'électricité "pilotée"....etc plutôt que pour du transport individuel non pertinent.

    Relatif au solaire :
    > Pour un pays comme la France, ce type de production d'électricité présente peu ou prou les mêmes contraintes que l'éolien...., c'est à dire production non pilotable de part son aspect aléatoire.
    > De plus la gestion de nos espaces ruraux et naturels ne rend pas raisonnablement possible la mise en place de centrales solaires de grande envergure mangeant plusieurs dizaines voir centaines d'hectare à chaque implantation
    > Cependant dans les secteurs présentant un taux d'ensoleillement correct, associés à des process classiques batteries/onduleurs basse tension, les résultats obtenus sont pertinents.Le mode d'exploitation en basse tension classique normalisé (400/230V triphasé+neutre ou 230V monophasé+neutre) implique un usage et une exploitation très localisée afin de palier aux pertes en ligne et aux chutes de tension.
    Une des applications grande "taille" actuelle étant les "marguerites" composées d'un mat et d'une table multi-orientable de cellules photovoltaïques, la table suivant le soleil au gré de sa trajectoire. Dans les autres applications on trouve les "petites" installations classiques de cellules photovoltaïques en toiture de bâtiment individuel, parfois en terrain individuel destinées soit pour de la production directe , soit pour un process (chauffage, chauffe-eau, cuisson électriques...etc)dédié en local.

  • Par Jp (2022-04-09 09:39:15) : Bonjour, je permet un petit complément au passage. Beaucoup de chiffres sont cohérents, et oui le renouvelable est imparfait, ça demande à évoluer comme toute nouveauté. Ce qui m'ennuie c'est que Jancovici est un ancien lobbyiste nucléaire, et que prendre uniquement son argumentaire est forcément limité et partisan. Clt

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Suite des 3 commentaires :

Par Saxophone (Date : 2021-10-11 07:14:13)


Pourquoi les fournisseurs d'électricité n'ont pas encore créé un tarif voiture électrique ? Onde de commande envoyée sur les compteurs Linky afin de commander un contacteur pour recharger les voitures électriques branchées sur les prises domestiques en période de surplus de production de l'électricité dite verte. L'abonné laissera sa voiture le plus souvent branchée avec ce tarif avantageux. Un peux comme les chauffe-eau au tarif de nuit mais là qui est à heures fixe, mais dont le tarif est moins avantageux qu'avant.


Il y a 8 réaction(s) sur ce commentaire :

  • Par Admin ADMINISTRATEUR DU SITE (2021-10-11 12:25:28) : L'idée est bonne en effet.
    Le but est hélas de nous prendre le plus de pépètes possible, et non pas de préserver l'environnement.
    Je sais que ces paroles caricaturales sont dignes d'un écervelé accoudé au bar PMU du coin, et pourtant c'est la plus stricte des réalités (qui est devenue encore plus caricaturale il me semble) ...
    Quand il y aura un tarif spécial véhicules électriques, il sera (je pense) plutôt revu à la hausse plutôt qu'à la baisse. Il faut bien compenser les pertes de l'Etat liées à l'abandon progressif de la TICPE.
  • Par Ray Kourgarou TOP CONTRIBUTEUR (2021-10-11 13:14:08) : Comme l'Admin j'avais déjà évoqué sur le principe de détection du branchement d'un véhicule électrique par le Linky plutôt une tarification augmentée spécifiquement dans ce cas qu'une baisse de tarif.
    Et quant des centaines de milliers de bagnoles seront branchées en charge il y aura même probablement des soucis de délestage si on ne construit pas de nouvelles centrales...
  • Par Admin ADMINISTRATEUR DU SITE (2021-10-11 16:02:27) : La corélation entre le déploiement des Linky et des voitures électriques ne peut qu'être suspect.
  • Par Ray Kourgarou TOP CONTRIBUTEUR (2021-10-11 16:44:13) : Quand j'étais môme je jouais déjà avec des petites voitures "Linky toys", alors je ne serais pas surpris...
    (Humour😃).
  • Par Diot (2021-10-11 23:53:14) : Un tarif special comme l essence ? Sa va venir sa va venir
  • Par Admin ADMINISTRATEUR DU SITE (2021-10-12 09:32:44) : @Ray : moi c'était des Majorette, et du coup j'imagine qu'il va y avoir "majoration" sur les prix ;-) (humour, mais bien pourri celui-là !).
  • Par Fab i trois TOP CONTRIBUTEUR (2022-02-25 01:20:46) : Bonjour, à vous

    Relatif au compteur Linky beaucoup de choses très discutables et erronées sont dites à son sujet et je n'en discuterai pas ici car on ferait un remake genre essence vs diesel.... lol, mais bien souvent son aspect technique en regard de la distribution basse tension des abonnés en est d'autant plus occulté.

    Il s'agit donc de bien appréhender que le compteur Linky est un équipement inter-actif en regard de l'exploitant, du réseau et de l'abonné avec de nombreuses possibilités :

    > Pilotage automatique ou non à distance ou en local sur divers vecteurs, dont principalement :
    - Défauts du réseau (surtension, perturbations électromagnétiques.....etc)
    - Calibrage de la puissance contractuelle (3, 6, 9, 12 KVA ...etc) ou légale
    - Fonctionnalités réseau ou contractuelles (Heure creuse, heure pleine, délestage technique...etc )
    > D'un point de vue technique on a à la fois un mode de fonction type interrupteur statique (genre semi-conducteur à gachette) et dynamique (genre contacteur sectionneur), un process de comptage, un process d'analyse, et un contact sec disponible pour des fonctions auxiliaires dont une fonction de délestage par exemple)

    Voilà tout est dit donc pas de quoi fouetter un chat...., quoi que....., en y regardant de plus près nous avons désormais un système de calibrage de la puissance pouvant être délivrée, fonctionnant de façon ultra-précise, le "bouzin" peut donc délivrer au poil près les 3, 6, 9 ou 12 KVA...etc du contrat. Belle affaire me direz-vous....., mais retournons en arrière :
    > Avant le compteur Linky la puissance délivrée à l'abonné à 2 limites :
    - Celle des fusibles distributeurs en coffret "plombé" au droit du point de livraison (Pdl pour les intimes) et celle du calibre du disjoncteur abonné également plombé. Pour un cas classique sous 230V monophasé+neutre 3, 6 ou 9 KVA, les fusibles sont calibrés au maxi de l'abonnement possible soit en 45 A, le disjoncteur étant de type différentiel (650 ou 500 mA suivant l'age...) et peut être calibré entre 10 et 45 A (puissance maxi 9 KVA).

    Prenons le cas d'un abonné classique à 6 KVA en 230V monophasé+neutre, le distributeur règle le disjoncteur à 30 A. Ainsi 230V x 30 A = 6900 VA soit 6,9 KVA....., vous me suivez...?? nous avons donc 900 VA soit 0,9 KVA de rab' non facturable en regard d'un contrat de 6 KVA ( le disjoncteur étant au mieux en multicalibres fixes suivant une disposition genre 10, 15, 20, 25, 30 ou 45 A un réglage au cran immédiatement inférieur soit 20A donnerait 230V x 20 A = 4600 VA soit 4,6 KVA donc une valeur non contractuelle pour un contrat 6 KVA). A noter que plus le calibre du disjoncteur donc potentiellement, celle de la puissance délivrée, est élevé, plus le rab' est important. Ainsi pour 45 A soit un contrat de 9 KVA on a donc 230V x 45 A = 10350 VA soit 10,35 KVA pour 9 KVA contractuel soit 1,35 KVA de rab'.....

    > Désormais avec notre ami Linky, fini le rab' 6KVA c'est 6 KVA point final. Vous comprenez bien que par ce jeu technique (changement de compteur) et contractuel (application du contrat) nous (les abonnés) avons légalement perdu de la puissance disponible (la puissance étant la capacité à effectuer un travail dans un temps donné....), alors pourquoi....???

    Plusieurs hypothèses ont été émises, dont:

    > Face au manque de volonté des populations de réduire leur train de vie énergétique, chaque individu pensant naturellement que lui est ok mais que par contre c'est "l'autre" qui abuse...., les têtes pensantes ont opté pour ce choix, dès lors l'abonné 6 KVA s'il veut plus, doit acheter à prix plus élevé le contrat supérieur soit le 9KVA.
    On a donc une action sociétale par un levier financier non fiscal.

    > En regard d'une réduction prévisible de la production d'énergie (contraintes environnementales en regard des centrales thermiques, production hydraulique déclinante, parc nucléaire vieillissant...etc) les têtes pensantes ont fait ce choix, ces contrats individuels de 6,9 ou 12 KVA voir plus représentant des millions d'abonnés le gain est énorme, par exemple pour une ville de 10 millions d'abonné à 6 KVA cela permet de récupérer 10.000.000 x 900 VA (l'ex rab') soit 900.000.000 VA soit 900 MVA de puissance disponible par simple changement de contrat.......

    Voilà une partie de l'envers du Linky, faut-il y voir un aspect négatif en regard d'un gain mercantile des distributeurs ??, faut-il y voir une avancée vers une restriction légère mais salvatrice de notre possibilité de consommation d'électricité ??
    je ne prononcerai pas là-dessus me contentant de vous exposer l'aspect technique non discutable.

    Pour ma part depuis la pose de mon Linky dès que je met certains appareils électroménager à fonctionner ensemble,
    hop là !! coupure directe, dépassement de puissance qui dit le Linky..., au Fab d'appuyer sur le petit bouton et d'arrêter l'un des 2 appareils avant et hop !! cela repart.

    Mon Linky a aussi sauvé mes équipements électriques d'une destruction par surtension, car suite à une rupture du neutre sur le réseau 400/230V triphasé+neutre du quartier
    il a su détecter à temps le blème, coupant automatiquement en fonction interrupteur-sectionneur l'alimentation électrique de mon domicile, isolant ainsi mon installation électrique en regard de la distribution publique défectueuse.

    Petite précision je ne travaille pas , n'y n'est jamais travaillé pour un distributeur , ses filiales ou autres.

    Bien à vous
  • Par Saxophone TOP CONTRIBUTEUR (2022-02-25 02:11:42) : Réponse à Fab i trois

    Sur le Links, votre explication a été exhaustive.
    Je ne savais pas qu'il protégeait également des surtensions surtout en-cas de coupure du neutre sur un régime TT déséquilibré (neutre à la terre et masses à la terre) ou on peux retrouver des surtensions sur certaines phases et sous tension sur d'autres très importantes.

    Effectivement les disjoncteurs abonnés sont réglés sur le calibre le plus élevé et c'est le Linky qui assure précisément la limite de consommation. Personnellement, je suis abonné à 6kva, le disjoncteur réglé à 45A ne sert plus qu'en mode différentiel 500mA pour les fuites de courant à la terre. Effectivement selon le type de courbe de déclenchement, C ou D, la tolérance de déclenchement du disjoncteur en surintensite était très élevée
    C= 5 à 10 fois l'intensité nominale
    D= 10 à 14 fois l'intensité nominale
    Ceci durant moins de 5 secondes. (Declenchement magnétique)

    Mais pour les deux types C et D ça peux aussi aller de 1.2 jusqu'à 1,5 fois la valeur nominale du courant avant déclenchement en régime permanent.

    Donc un disjoncteur de 30A pouvait ne déclencher qu'à 36A et jusqu'à 45A au pire en régime permanent (déclenchement thermique)

    Le Lynky n'autorise pas une plage aussi vaste de tolérance.

    Cordialement


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Par Romain (Date : 2021-02-11 17:09:51)


Bonjour :)!

Je me permets d'aborder un aspect sur lequel je reste sur ma faim^^, je m'attendais à le voir évoqué c'est un peu dommage.

Les énergies renouvelables ne sont pas très intéressantes si intégrées un réseau classique, mais en revanches elles s'intègrent plutôt mieux dans un système décentralisé. Sur une production à l'échelle individuelle, ou partiellement reliée au réseau, le surcoût dû au grid national devient moins important. Je pensais que cet aspect, assez peu abordé j'ai l'impression en général pourrait compléter et serait chouette d'être ajouté à la discussion. C'est un peu dommage que ce scenario ne soit rarement avancé.

Bonne semaine et continuation ;).


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  • Par Admin ADMINISTRATEUR DU SITE (2021-02-12 08:01:01) : Merci beaucoup pour cette remarque.
    Quand vous parlez de décentralisé vous imaginez une production par les particuliers ? A savoir des millions de "petites unités de production" disséminées un peu partout ? Production qui serait donc très proche des consommateurs en énergie.
    Il me semble toutefois que le manque de vent ou de lumière à certains moments nécessitera toujours un apport d'énergie de substitution.
    Et que ce soit centralisé ou décentralisé (de toute manière on a toujours affaire à un réseau ?) la problématique reste donc de pouvoir stocker l'énergie "verte" produite quand ça ne sert à rien. Et donc on en revient aux accumulateurs ou l'hydrogène. La problématique reste donc un peu similaire même si cela permet de ne pas avoir à recalibrer le réseau (une vraie problématique quand on accroit les puissances). Tesla a d’ailleurs cette idée, mais il ne faut pas oublier que le coût de l'investissement reposera sur les particuliers, et qu'ils sont loin de pouvoir tous l'assumer (concernant les immeubles d'habitation c'est aussi un peu plus difficile en raison du rapport entre superficie disponible et nombre d'habitants).

    Bref, pour conclure on peut dire que la décentralisation a la cote en ce moment, surtout chez Tesla avec la démocratisation du solaire pour les particuliers et du Bitcoin ;-)
  • Par Romain (2021-02-12 12:50:48) : Oui c'est ça, un production par les particuliers et entreprises. Je pensais à la Californie, où ce modèle est assez développé et est plus rentable que l'énergie conventionnelle du grid à produire pour l'instant. La production solaire est surtout adaptée au condition climatiques californiennes. Un mix des deux est plutôt une piste intéressante, du moins dans le registre de production électrique renouvelable.
  • Par taurus TOP CONTRIBUTEUR (2021-02-13 08:49:44) : L'energie solaire, et pas une question de climat, mais d'ensoleillement. La lumiere provenent de celui-ci sont des ondes, transformer par les cellules des panneaux solaire en courant electrique.
  • Par Romain (2021-02-13 14:35:39) : C'est un peu jouer sur les mots ;), l'un implique souvent l'autre en vrai^^.
  • Par Admin ADMINISTRATEUR DU SITE (2021-02-14 10:22:38) : En effet Taurus, vous jouez sur les mots ;-)

    Et de toute manière même en France il y a de beaux écarts d’ensoleillement entre les régions, et j'imagine qu'en Californie ça pulse bien plus fort !

    L'éolien, même au format micro (petites hélice sur le toit de la maison), ne suffirait pas pour un pays comme le notre, à part peut-être sur les côtes ...
    Bref, la pari n'est pas encore gagné même si la piste du solaire individuel a du potentiel dans certains pays.
  • Par Phil Zoé (2021-06-06 22:06:29) : Je suis personnellement ravi d'être entouré d'ombrières qui me permettent de recharger gratuitement pour mes 140km quotidiens

    Si j'avais opté pour une Tesla elle pourrait alimenter ma maison la nuit

    ;)
  • Par Car Casse (2022-05-20 01:23:43) : Aaaaaah! vous voulez retourner à l'éclairage à la bougie (de préchauffage ?) La question est de savoir si l'on veut y revenir de gré - avec des aménagements substantiels - ou de force.
    Einstein en 45 répondait qu'il ignorait tout ou presque de la manière dont se déroulerait la 3 eme déjà en devenir, mais que la 4 eme se ferait certainement à coup de pierres et de bâtons.
    Le spectacle se déroulant à la bougie oeuf Corse.

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