Plateforme MEB / MEB+ groupe Volkswagen

Dernière modification : 25/09/2026 -  0

La plateforme MEB (Modularer E-Antriebs-Baukasten) représente une étape clé dans l'histoire de Volkswagen. Son développement intervient juste après le Dieselgate de 2015, à une période où le groupe doit revoir sérieusement sa stratégie et son image. Volkswagen décide alors d'investir massivement dans l'électrique et surtout de ne plus simplement adapter des plateformes thermiques existantes. La MEB va être conçue dès le départ autour d'une batterie et d'une motorisation 100 % électrique, ce qui était encore loin d'être systématique chez les constructeurs généralistes à cette époque.


Dès 2016, Volkswagen annonce officiellement le développement de cette nouvelle architecture. Le principe consiste à mutualiser le plus possible les éléments techniques afin de pouvoir fabriquer de nombreux modèles différents à partir d'une même base. C'est finalement la recette de la MQB appliquée à l'électrique. Cela permet à la fois de réduire les coûts, de produire en grande série et d'exploiter au mieux les particularités d'une voiture électrique en matière d'habitabilité, de répartition des masses et de motricité.


En 2018, les prototypes basés sur la MEB commencent à montrer plus concrètement ce que Volkswagen prépare. La configuration repose sur ce que l'on appelle communément un châssis skateboard. La batterie est installée à plat dans le plancher, entre les deux essieux, tandis que les éléments de propulsion prennent place aux extrémités. Le centre de gravité descend fortement, l'empattement peut être important par rapport à la longueur de la carrosserie et une bonne partie de l'espace normalement occupé par la mécanique disparaît.

Cette organisation permet surtout d'obtenir beaucoup d'espace intérieur pour un encombrement extérieur relativement contenu. C'est l'un des grands intérêts d'une plateforme conçue dès le départ pour l'électrique. La MEB a en plus été pensée pour être très modulable puisqu'elle va finalement servir aussi bien à des compactes qu'à des SUV, des berlines et même des vans.

Le premier modèle commercialisé sur cette plateforme est la Volkswagen ID.3, dévoilée en 2019 au Salon de Francfort. Elle doit alors symboliser une sorte de troisième grande époque pour Volkswagen après la Coccinelle et la Golf. L'ambition était énorme... Le résultat commercial et l'accueil du public seront toutefois plus compliqués que prévu. Le style très typé de la gamme ID, la qualité intérieure parfois décevante et surtout certaines interfaces inutilement tactiles ne vont pas franchement aider.


Malgré ces débuts assez laborieux, la MEB va devenir un pilier central du groupe Volkswagen. La standardisation permet de répartir les coûts de développement sur un nombre énorme de voitures et plusieurs marques. Les baisses de prix promises auront quand même mis du temps à devenir réellement visibles pour les clients, mais l'outil industriel était bien là.

Volkswagen va même ouvrir cette plateforme à d'autres constructeurs. Ford l'utilise par exemple pour les Explorer et Capri électriques européens, ce qui est assez intéressant puisque Ford avait déjà développé sa propre architecture électrique pour la Mustang Mach-E. Plutôt que de financer une deuxième plateforme spécifique pour des volumes européens relativement modestes, le constructeur américain a donc préféré acheter une base déjà amortie au groupe Volkswagen. C'est exactement le genre de situation qui montre l'intérêt économique d'une plateforme modulaire produite à très grande échelle.


La MEB aura donc permis à Volkswagen de passer assez rapidement d'une gamme électrique presque inexistante à une quantité impressionnante de modèles. Et contrairement à certaines marques qui ont longtemps adapté des bases thermiques à l'électrique, le groupe allemand avait ici fait l'effort de développer une architecture entièrement dédiée.


Notez qu'une plateforme plus haut de gamme est apparue ensuite avec la PPE, notamment utilisée par Audi et Porsche. Celle-ci pousse la sophistication beaucoup plus loin, avec entre autres une architecture électrique 800 V. N'omettons pas non plus la J1, encore plus exclusive, qui a notamment servi de base aux premières Porsche Taycan et Audi e-tron GT. La MEB reste donc avant tout la grande plateforme électrique généraliste du groupe.


MEB+ ou comment Volkswagen a rendu les choses inutilement floues

Depuis 2026, Volkswagen emploie de plus en plus le nom MEB+. Avec un tel nom, on pourrait naturellement penser qu'il s'agit d'une nouvelle génération de plateforme qui remplace la MEB originale. Sauf qu'en regardant les choses d'un peu plus près, c'est nettement moins évident... Volkswagen semble surtout avoir transformé MEB+ en une appellation fourre-tout valorisante dans laquelle viennent se ranger différentes évolutions apportées progressivement à la MEB.

Le cas de l'ID.3 Neo permet de bien comprendre le problème. Volkswagen affirme officiellement qu'elle utilise la MEB+, mais son architecture fondamentale reste extrêmement proche de celle de l'ID.3 précédente. On retrouve toujours la batterie dans le plancher, le moteur sur le train arrière, la propulsion, le même principe général de suspension et une structure qui n'a absolument pas été bouleversée. Elle reçoit bien un nouveau moteur APP350, un nouveau logiciel et différentes optimisations, mais remplacer des composants sur une plateforme existante ne signifie pas forcément que l'on a inventé une nouvelle plateforme.

C'est justement là qu'il faut prendre quelques précautions avec la communication du groupe. Volkswagen associe volontiers la MEB+ à des gains d'autonomie, d'efficience ou de puissance de recharge. Sauf que ces éléments ne proviennent pas automatiquement de la plateforme elle-même. Une voiture gagne de l'autonomie grâce à la capacité et à la chimie de sa batterie, au rendement du moteur et de l'onduleur, au logiciel de gestion, aux pneumatiques et bien évidemment à son aérodynamisme. Une carrosserie avec un meilleur Cx peut faire progresser l'autonomie sans que la plateforme située dessous ait changé d'un millimètre.

Le raisonnement vaut aussi pour la recharge. Sa puissance dépend énormément des cellules, de leur résistance interne, du refroidissement du pack, de la courbe de recharge et du système de gestion de la batterie. La plateforme peut évidemment imposer certaines contraintes, notamment en matière de tension ou d'intégration physique, mais présenter chaque progrès réalisé sur une nouvelle voiture comme un bénéfice de la "MEB+" est franchement arrangeant pour le marketing.

Il y a même un document Volkswagen particulièrement intéressant qui nourrit ce soupçon. Dans son rapport annuel 2025, le groupe indique que la production de la nouvelle MEB+ commence début 2026 avec sa famille de petites voitures électriques. Mais juste après, Volkswagen explique que les modèles de l'ancienne famille MEB, parmi lesquels les ID.3, ID.4, Skoda Enyaq, Cupra Born ou Audi Q4 e-tron, vont progressivement passer eux aussi à des batteries Cell-to-Pack utilisant la nouvelle cellule unifiée du groupe.

Et c'est là que la frontière devient franchement difficile à suivre. Si une technologie mise en avant avec la MEB+ arrive ensuite sur les voitures officiellement issues de l'ancienne MEB, c'est bien qu'elle ne constitue pas à elle seule une caractéristique de cette nouvelle plateforme. Même chose pour les moteurs, les onduleurs ou le logiciel, qui peuvent évoluer indépendamment de la structure située sous la voiture.

Pour ma part, je préfère donc considérer la MEB+ comme le nom donné par Volkswagen à la poursuite de l'évolution de sa MEB plutôt que comme une toute nouvelle plateforme. Il y a évidemment de vraies améliorations techniques, mais elles arrivent progressivement et ne concernent pas toutes la structure fondamentale du véhicule. Bref, le "+" permet aussi de remettre un peu de neuf dans la communication autour d'une plateforme dont la conception remonte maintenant à une dizaine d'années.

Il existe malgré tout une déclinaison de la MEB+ qui mérite nettement plus que les autres cette distinction, car elle modifie réellement l'architecture mécanique. Il s'agit de celle destinée aux petites électriques comme les Volkswagen ID. Polo et ID. Cross, Cupra Raval et Skoda Epiq. Ici, le moteur abandonne l'essieu arrière et migre à l'avant. La voiture devient donc une traction, et cette modification entraîne toute une série de changements concernant le moteur, le train arrière, le packaging et les coûts de fabrication.

Architecture Implantation du moteur Roues motrices Train arrière Exemples
MEB historique Arrière, avec moteur avant supplémentaire sur les 4X4 Propulsion ou 4X4 Multibras ID.3, ID.4, Enyaq, Born, Q4 e-tron...
MEB+ propulsion Arrière Propulsion Multibras ID.3 Neo
MEB+ traction Avant Traction Traverse déformable ID. Polo, ID. Cross, Raval, Epiq...

Ce tableau permet finalement de voir assez facilement pourquoi l'appellation MEB+ est ambiguë. Une ID.3 Neo dite MEB+ reste architecturalement très proche d'une ancienne ID.3, tandis qu'une ID. Polo également MEB+ adopte une architecture de traction et un train arrière totalement différents. Le même nom recouvre donc des évolutions qui n'ont clairement pas la même ampleur.

Modèles et marques qui utilisent la MEB


C'est l'ensemble du groupe Volkswagen qui emploie la MEB, avec désormais quelques constructeurs extérieurs au groupe :

  • Volkswagen : ID.3, ID.4, ID.5, ID.6 sur le marché chinois, ID.7, ID.Buzz
  • Audi : Q4 e-tron, Q4 Sportback e-tron, Q5 e-tron sur le marché chinois
  • Skoda : Enyaq, Enyaq Coupé, Elroq
  • Cupra : Born, Tavascan
  • Ford : Explorer, Capri

La famille MEB+ devient plus compliquée à classer puisque Volkswagen utilise maintenant ce nom aussi bien pour l'évolution de modèles existants que pour la nouvelle architecture traction. L'ID.3 Neo est par exemple officiellement qualifiée de MEB+ tout en restant une propulsion. En parallèle, une nouvelle famille beaucoup plus compacte exploite la MEB+ en traction.

  • Volkswagen : ID.3 Neo en propulsion, ID. Polo et ID. Cross en traction
  • Cupra : Raval en traction
  • Skoda : Epiq en traction
  • Volkswagen ID.EVERY1 : petit modèle annoncé pour 2027, également prévu autour de cette architecture à traction

L'ancien concept ID.2all mérite quand même d'être cité puisqu'il annonçait directement ce qui est devenu l'ID. Polo. C'est avec lui que Volkswagen avait commencé à montrer cette nouvelle organisation à moteur avant. Le nom du concept a disparu, mais la voiture de série qui en découle est désormais bien réelle.


Dimensions des véhicules

La MEB classique couvre une plage particulièrement large. Une Volkswagen ID.3 mesure environ 4.26 m, tandis qu'une ID.7 atteint quasiment 4.96 m. L'ID.Buzz à empattement long approche lui aussi les 5 mètres. On est donc très loin d'une plateforme destinée à un seul segment.

L'empattement varie lui aussi fortement. Il est d'environ 2.77 m sur l'ID.3 et atteint 2.99 m sur l'ID.Buzz standard. La variante longue de l'ID.Buzz va encore plus loin avec environ 3.24 m. C'est finalement l'un des meilleurs exemples de la modularité de la MEB puisqu'une même architecture peut servir à fabriquer une compacte et un grand van avec trois rangées de sièges.

La nouvelle branche MEB+ traction permet de descendre nettement en taille. L'ID. Polo mesure par exemple environ 4.05 m avec un empattement de 2.60 m. Malgré un gabarit très proche d'une Polo thermique, elle dispose d'un coffre annoncé à 441 litres, ce qui montre assez bien le bénéfice du packaging électrique et de la disparition du groupe motopropulseur arrière.

Poids des véhicules

Les modèles MEB ne sont pas légers, mais c'est évidemment en grande partie lié au poids des batteries. Une ID.3 démarre autour de 1 700 kg, tandis que les plus gros modèles comme l'ID.Buzz dépassent largement les 2 300 à 2 400 kg selon leurs versions. Avec autant de carrosseries, de capacités de batterie et de transmissions différentes, la fourchette est forcément énorme.

La nouvelle MEB+ traction cherche justement à contenir davantage les masses. Une ID. Polo débute autour de 1 570 kg. Cela reste lourd pour une petite voiture d'environ quatre mètres, avouons-le, mais on descend quand même sensiblement par rapport aux premiers modèles MEB. La batterie plus petite, le moteur compact et surtout la simplification du train arrière participent à cette réduction.

Moteurs et architecture

La MEB originale se distingue par une architecture assez peu habituelle dans les voitures généralistes européennes. Les modèles à deux roues motrices disposent d'un moteur installé sur l'essieu arrière, ce qui en fait des propulsions. C'est l'inverse de la plupart des Volkswagen thermiques modernes, presque toutes organisées autour d'un moteur avant transversal et d'une traction.

Ce choix a plusieurs avantages. Comme les roues avant ne doivent pas assurer la motricité, elles peuvent être davantage consacrées à la direction. Lors d'une forte accélération, le transfert de masse vers l'arrière favorise également naturellement l'adhérence des roues motrices. C'est particulièrement intéressant avec un moteur électrique qui délivre immédiatement son couple maximal.

Sur les MEB à transmission intégrale, Volkswagen ajoute simplement un deuxième moteur sur le train avant. Le moteur arrière est généralement de type synchrone à aimants permanents, tandis que le moteur avant des versions 4X4 repose traditionnellement sur une machine asynchrone à induction. Cette dernière présente l'avantage de générer très peu de pertes lorsqu'elle n'est pas sollicitée, ce qui permet à la voiture de rouler essentiellement avec son moteur arrière lorsque la puissance supplémentaire n'est pas nécessaire.




MEB



Les moteurs ont évidemment évolué au cours de la carrière de la plateforme. Les premières ID.3 utilisaient notamment la famille APP310. Volkswagen a ensuite introduit des moteurs plus puissants et plus efficients comme l'APP550, puis l'APP350 utilisé sur l'ID.3 Neo. C'est justement un bon exemple de ce que j'expliquais plus haut. Changer le moteur améliore l'efficience et donc l'autonomie, mais cela ne signifie pas automatiquement que toute la plateforme située dessous est nouvelle.

La nouvelle déclinaison MEB+ à traction constitue en revanche un changement beaucoup plus visible. Le moteur électrique migre sur l'essieu avant, libérant complètement la partie arrière du groupe motopropulseur. Volkswagen a développé pour cela une nouvelle unité baptisée APP290. Elle regroupe le moteur synchrone à aimants permanents, la transmission à un rapport et l'électronique de puissance dans un ensemble particulièrement compact.

Cette disposition permet de réduire le nombre de composants, le poids et les coûts tout en facilitant l'aménagement du coffre. Pour une petite voiture populaire, cela a beaucoup de sens. La propulsion de la MEB originale possède des qualités dynamiques intéressantes, mais elle oblige à installer un moteur, une transmission et un train arrière sophistiqué dans une zone qui pourrait sinon servir au coffre. Sur une citadine ou une petite polyvalente, chaque litre compte davantage.

MEB+ traction



Il faut néanmoins garder à l'esprit que MEB+ ne signifie pas traction. L'ID.3 Neo est officiellement une MEB+ à propulsion. Volkswagen a donc choisi d'utiliser le même nom pour deux choses assez différentes, d'un côté une évolution assez classique de sa plateforme historique et de l'autre une variante à moteur avant qui change réellement l'organisation mécanique du véhicule. Pas étonnant que tout le monde finisse par s'y perdre.

Trains roulants

Ayant à gérer des masses élevées, les modèles MEB traditionnels utilisent des trains roulants relativement sophistiqués. Contrairement à certaines plateformes thermiques comme la MQB, où plusieurs types de trains arrière existent selon les versions, la MEB a dès le départ adopté un ensemble plus élaboré pour ses modèles à propulsion.

Essieu avant : les véhicules basés sur la MEB utilisent une suspension de type MacPherson. Cette solution reste relativement simple et compacte, tout en permettant un bon compromis entre précision, coût et encombrement.

Essieu arrière : la MEB traditionnelle utilise une suspension multibras. Celle-ci permet de contrôler beaucoup plus finement les mouvements de la roue qu'une simple traverse déformable. Avec le moteur arrière, le poids des batteries et parfois plus de 300 ch à faire passer au sol, ce choix est assez logique.





La MEB+ traction change ici encore beaucoup plus profondément les choses. Le train avant reste un MacPherson, mais l'arrière abandonne le multibras au profit d'une traverse déformable semi-rigide. Techniquement, c'est nettement moins noble, mais ce n'est pas forcément une mauvaise décision. Cette architecture est plus légère, beaucoup moins chère, très compacte et largement suffisante pour les puissances et la vocation des petites voitures concernées.

Cela permet surtout de montrer encore une fois à quel point deux véhicules estampillés MEB+ peuvent être différents. Une ID.3 Neo conserve moteur arrière et multibras, tandis qu'une ID. Polo possède moteur avant et essieu semi-rigide. Si l'on cherchait une frontière technique parfaitement nette définissant la MEB+, on pourrait donc chercher longtemps...

Batteries


La batterie constitue évidemment le coeur de la plateforme MEB. Elle fonctionne autour d'une architecture électrique de la classe des 400 V et prend place à plat sous le plancher, entre les essieux. Son carter participe également à la rigidité de l'ensemble tout en protégeant les cellules lors d'un choc.

L'un des intérêts de cette batterie est sa modularité. Les premières ID.3 ont par exemple existé avec 45, 58 et 77 kWh utiles, tandis que d'autres modèles ont utilisé des capacités intermédiaires ou supérieures. L'ID.7 a ensuite porté la capacité utile jusqu'à environ 86 kWh. La MEB peut donc recevoir des packs de dimensions et de capacités très différentes en fonction de l'empattement, du prix et de l'autonomie recherchée.

Les premiers packs reposent sur une construction classique en modules. Sur les ID.3 et ID.4, un module contient par exemple 24 cellules et plusieurs modules sont ensuite installés dans un grand carter en aluminium. Selon la batterie, Volkswagen pouvait utiliser sept, huit, neuf ou douze modules. Le gros pack de 77 kWh pesait ainsi environ une demi-tonne à lui seul.

Chimie des cellules : la MEB historique utilise principalement des cellules de type NMC / NCM, c'est-à-dire nickel, manganèse et cobalt. Cette chimie offre une bonne densité énergétique et était quasiment incontournable pour proposer beaucoup d'autonomie sans faire exploser encore davantage le poids.

Format des cellules : il faut ici corriger une simplification que l'on voit souvent. La MEB n'est pas définie par un unique format de cellule. Volkswagen a notamment utilisé des cellules pouch dans ses premiers packs européens. Le groupe s'oriente désormais vers sa nouvelle cellule unifiée prismatique, destinée à devenir beaucoup plus commune à travers ses différentes marques et chimies.

Puissance de recharge : elle a énormément évolué avec les années. Une première ID.3 de 45 kWh pouvait par exemple être limitée à 50 kW en courant continu, avec 100 kW en option, tandis que le pack de 77 kWh acceptait initialement 125 kW. Les générations suivantes ont progressivement augmenté ces valeurs, jusqu'à atteindre environ 200 kW sur certaines ID.7 équipées du gros pack de 86 kWh. Cela permet d'ailleurs de bien voir que la puissance de recharge évolue sans que l'architecture fondamentale de la voiture soit nécessairement remplacée.

Les nouvelles batteries Cell-to-Pack de la MEB+

La petite MEB+ traction introduit une évolution beaucoup plus intéressante concernant les batteries avec la nouvelle cellule unifiée PowerCo et une construction Cell-to-Pack. Dans un pack conventionnel, les cellules sont d'abord regroupées dans plusieurs modules, puis ces modules sont montés dans la batterie. Le Cell-to-Pack supprime une partie de cet intermédiaire et permet donc d'utiliser plus efficacement le volume disponible.

Volkswagen revendique ainsi moins de composants, moins d'encombrement et moins de poids. Là, il y a évidemment un vrai progrès technique. Mais encore une fois, ce progrès ne doit pas être confondu avec la plateforme elle-même puisque Volkswagen prévoit justement de faire migrer progressivement les anciens modèles MEB vers cette technologie.

Sur l'ID. Polo, deux philosophies de batterie cohabitent. Les versions les moins puissantes disposent d'un pack de 37 kWh utiles en LFP, une chimie moins coûteuse et très adaptée aux petites voitures. Les versions supérieures utilisent une batterie de 52 kWh utiles en NMC, qui permet d'obtenir davantage de densité énergétique et donc plus d'autonomie sans augmenter exagérément le volume du pack.

La petite batterie LFP peut accepter jusqu'à environ 90 kW en courant continu, tandis que la NMC de 52 kWh monte jusqu'à environ 130 kW. Ce ne sont évidemment pas des valeurs spectaculaires lorsqu'on les compare aux meilleures électriques du marché, mais les batteries sont petites et le temps de recharge de 10 à 80 % reste contenu.

La MEB+ apporte aussi sur certains de ces nouveaux modèles la fonction V2L, qui permet d'utiliser la batterie de la voiture pour alimenter des appareils électriques externes avec une puissance pouvant atteindre environ 3.6 kW. Là encore, il s'agit d'une nouvelle fonction très appréciable, mais pas d'une propriété structurelle qui permettrait à elle seule de définir ce qu'est une MEB+.

Au final, la MEB constitue donc beaucoup plus une famille technique en évolution permanente qu'une architecture figée. Les moteurs ont changé, les batteries ont grossi, les cellules évoluent, les puissances de recharge ont progressé et Volkswagen vient même d'ajouter une déclinaison à traction. C'est précisément pour cette raison que le passage de MEB à MEB+ mérite d'être pris avec un peu de recul. Derrière le nouveau nom, il n'y a pas une rupture nette comparable au passage de la MQB à une plateforme totalement différente. Il y a surtout une MEB qui continue à évoluer, parfois légèrement et parfois beaucoup plus profondément.

Fiches plateforme 'meb'

Fiches techniques meb électriques

Born V 2022
(204 ch 62 kWh)
Born VZ Batterie L 2022
(230 ch 62 kWh)
Born VZ Batterie XL 2022
(230 ch 82 kWh)
Born VZ Batterie L 2024
(230 ch 63 kWh)
Born VZ 325 Batterie XL 2024
(326 ch 84 kWh)
-------------------
Capri RWD Standard Range 2024
(170 ch 55 kWh)
Capri RWD Extended Range 2024
(286 ch 82 kWh)
Capri AWD Extended Range 2024
(340 ch 82 kWh)
-------------------
Elroq 50 2025
(170 ch 55 kWh)
Elroq 60 2025
(204 ch 63 kWh)
Elroq 85 2025
(286 ch 82 kWh)
Elroq 85x 2025
(286 ch 82 kWh)
Elroq RS 2025
(340 ch 84 kWh)
-------------------
Enyaq 50 2021
(150 ch 55 kWh)
Enyaq 60 2021
(180 ch 62 kWh)
Enyaq 80 2021
(204 ch 82 kWh)
Enyaq 80x 2021
(265 ch 82 kWh)
Enyaq 85x 2023
(285 ch 82 kWh)
Enyaq 85 2023
(285 ch 82 kWh)
Enyaq (ph.2) 85x 2025
(286 ch 82 kWh)
Enyaq (ph.2) 85 2025
(286 ch 82 kWh)
Enyaq RS 2023
(340 ch 82 kWh)
Enyaq (ph.2) RS 2025
(340 ch 84 kWh)
-------------------
Enyaq Coupe 60 2022
(180 ch 62 kWh)
Enyaq Coupe 85x 2023
(285 ch 82 kWh)
Enyaq Coupe 85 2023
(285 ch 82 kWh)
Enyaq Coupe (ph.2) 85 2025
(286 ch 82 kWh)
Enyaq Coupe (ph.2) 85x 2025
(286 ch 82 kWh)
Enyaq Coupe RS 2023
(340 ch 82 kWh)
Enyaq Coupe (ph.2) RS 2025
(340 ch 84 kWh)
-------------------
Epiq 55 2026
(211 ch 55 kWh)
-------------------
Explorer RWD Standard Range 2024
(170 ch 55 kWh)
Explorer RWD Extended Range 2024
(286 ch 82 kWh)
Explorer AWD Extended Range 2024
(340 ch 82 kWh)
-------------------
ID Buzz Pure 2024
(170 ch 63 kWh)
ID Buzz 2022
(204 ch 82 kWh)
ID Buzz Pro 2024
(286 ch 84 kWh)
ID Buzz Pro 7 Places 2024
(286 ch 91 kWh)
ID Buzz GTX 2024
(340 ch 84 kWh)
ID Buzz GTX 7 Places 2024
(340 ch 91 kWh)
-------------------
ID. Polo 2026
(116 ch 39 kWh)
ID. Polo 2026
(135 ch 39 kWh)
ID. Polo 2026
(211 ch 55 kWh)
-------------------
ID.3 Neo 2026
(170 ch 61 kWh)
ID.3 Neo 2026
(190 ch 61 kWh)
ID.3 Neo 2026
(231 ch 84 kWh)
-------------------
ID3 Pro 2020
(145 ch 62 kWh)
ID3 Pure 2022
(150 ch 49 kWh)
ID3 Pure (ph.2) 2024
(150 ch 55 kWh)
ID3 Pro Performance 2020
(204 ch 62 kWh)
ID3 Pro S 2020
(204 ch 82 kWh)
ID3 Pro Performance (ph.2) 2024
(204 ch 62 kWh)
ID3 Pro (ph.2) 2024
(204 ch 62 kWh)
ID3 Pro S (ph.2) 2024
(204 ch 82 kWh)
ID3 GTX (ph.2) 2024
(286 ch 82 kWh)
-------------------
ID4 Pure 2020
(149 ch 55 kWh)
ID4 Pure Performance 2020
(170 ch 55 kWh)
ID4 Pure (ph.2) 2024
(170 ch 55 kWh)
ID4 Pro 2020
(174 ch 82 kWh)
ID4 Pro Performance 2020
(204 ch 82 kWh)
ID4 Pro 4Motion (ph.2) 2024
(286 ch 82 kWh)
ID4 Pro (ph.2) 2024
(286 ch 82 kWh)
ID4 GTX 2020
(299 ch 82 kWh)
ID4 GTX (ph.2) 2024
(340 ch 82 kWh)
-------------------
ID5 Pro 2021
(174 ch 82 kWh)
ID5 Pro Performance 2021
(204 ch 82 kWh)
ID5 GTX 2021
(299 ch 82 kWh)
-------------------
ID7 Pro 2023
(286 ch 82 kWh)
ID7 Pro S 2024
(286 ch 91 kWh)
-------------------
ID7 Tourer Pro 2024
(286 ch 82 kWh)
ID7 Tourer Pro S 2024
(286 ch 91 kWh)
ID7 Tourer GTX 2024
(340 ch 91 kWh)
-------------------
Peaq 90 2027
(286 ch 91 kWh)
Peaq 90x 2027
(299 ch 91 kWh)
-------------------
Q4 E-Tron 35 2021
(170 ch 55 kWh)
Q4 E-Tron 40 2021
(204 ch 82 kWh)
Q4 E-Tron 45 Quattro 2021
(265 ch 82 kWh)
Q4 E-Tron 45 2024
(285 ch 82 kWh)
Q4 E-Tron 45 Quattro 2024
(285 ch 82 kWh)
Q4 E-Tron 50 Quattro 2021
(299 ch 82 kWh)
Q4 E-Tron 55 Quattro 2024
(340 ch 82 kWh)
-------------------
Q4 E-Tron Sportback 35 2021
(170 ch 55 kWh)
Q4 E-Tron Sportback 40 2021
(204 ch 82 kWh)
Q4 E-Tron Sportback 45 Quattro 2021
(265 ch 82 kWh)
Q4 E-Tron Sportback 45 Quattro 2024
(285 ch 82 kWh)
Q4 E-Tron Sportback 45 2024
(285 ch 82 kWh)
Q4 E-Tron Sportback 50 Quattro 2021
(299 ch 82 kWh)
Q4 E-Tron Sportback 55 Quattro 2024
(340 ch 82 kWh)
-------------------
Tavascan V 2024
(286 ch 82 kWh)
Tavascan VZ 2024
(340 ch 82 kWh)

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