Les mensonges d'Elon Musk : la compilation

Dernière modification : 20/10/2026 -  1

Elon Musk a un talent assez particulier pour annoncer des choses extraordinaires, avec des prix et des dates souvent très précis, qui finissent par ne jamais se concrétiser. Et quand elles se concrétisent, c'est parfois avec plusieurs années de retard et des caractéristiques assez éloignées de ce qui avait été promis. Le patron de Tesla et de SpaceX semble avoir pris l'habitude de vendre le futur avant même de savoir s'il sera techniquement possible de le réaliser.

Alors bien sûr, toutes les promesses non tenues ne sont pas nécessairement des mensonges. On peut se tromper, sous-estimer des difficultés ou devoir abandonner un projet. Mais quand cela se répète pendant plus de dix ans, il devient difficile de tout mettre sur le compte d'un optimisme excessif. Surtout quand ces annonces servent à convaincre des clients de dépenser leur argent ou des investisseurs de miser sur ses entreprises.

Voyons donc quelques-uns des exemples les plus marquants, certains relevant de la promesse irréaliste, d'autres de déclarations franchement trompeuses.

Vous êtes invités à compléter cette liste via les commentaires, si jamais votre mémoire en avait décelé d'autres ...

L'écologie, une conviction à géométrie variable ?

Elon Musk a largement construit l'image de Tesla sur la nécessité de décarboner les transports et de lutter contre le réchauffement climatique. Une ambition louable, mais qui devient assez difficile à concilier avec certaines de ses autres activités. Car dans le même temps, Musk développe SpaceX, multiplie les lancements de fusées (165 tirs de Falcon 9 en 2025 à eux seuls) et se lance désormais à corps perdu dans l'intelligence artificielle avec xAI et ses immenses centres de données, particulièrement gourmands en électricité et en ressources.

Les fusées ont évidemment des applications scientifiques et commerciales, mais il est difficile de leur trouver un quelconque bénéfice environnemental direct. Quant aux datacenters, leur consommation d'électricité, leurs besoins en refroidissement et les émissions liées à leur construction posent de véritables questions écologiques. En juillet 2026, Reuters avait ainsi recensé 59 turbines à gaz utilisées autour de Memphis pour alimenter les installations de xAI, sur fond de contestation des autorisations environnementales. Alors, Musk cherche-t-il réellement à sauver la planète ou utilise-t-il surtout l'argument environnemental quand celui-ci sert ses intérêts ? Pour ma part, je trouve cette contradiction assez révélatrice. On ne peut pas se présenter comme un défenseur de l'environnement tout en multipliant des activités qui augmentent fortement son empreinte écologique, sans au moins reconnaître cette contradiction.

La vidéo de conduite autonome de 2016

En octobre 2016, Tesla diffuse une vidéo impressionnante dans laquelle une Model X se déplace toute seule dans la circulation, respecte les feux et finit par se garer. Le constructeur affirme que le conducteur est uniquement présent pour des raisons légales et qu'il n'intervient pas. Musk va jusqu'à écrire que la Tesla « se conduit toute seule ».

Sauf qu'en janvier 2023, on apprend grâce au témoignage sous serment d'un responsable du développement de l'Autopilot que cette vidéo avait été préparée sur un parcours spécifiquement cartographié en 3D, avec des capacités dont les voitures commercialisées ne disposaient pas. La préparation avait même nécessité plusieurs interventions humaines, et un véhicule avait heurté une clôture lors des essais de stationnement. On ne parle donc plus ici d'une prévision trop optimiste, mais d'une démonstration qui ne représentait pas les capacités réelles du produit.

Le matériel de conduite autonome qui devait suffire à tout

À partir d'octobre 2016, Tesla annonce que toutes ses nouvelles voitures disposent du matériel nécessaire à une conduite entièrement autonome, les futures mises à jour logicielles étant censées permettre d'activer progressivement cette capacité. Certains clients ont ainsi payé le FSD, pour Full Self-Driving, en pensant que leur voiture pourrait un jour se conduire seule.

Mais le matériel initial HW2 a été remplacé par le HW2.5, puis par le Hardware 3 en 2019. Ce dernier devait enfin disposer de la puissance nécessaire. Hélas, le 29 janvier 2025, Musk reconnaît que même le HW3 ne suffit pas pour atteindre la conduite autonome promise et qu'une mise à niveau matérielle sera nécessaire pour les clients concernés. Les voitures récentes utilisent désormais le Hardware 4, plus puissant. Voilà donc des clients qui ont acheté une fonctionnalité future sur la promesse que leur voiture était déjà équipée pour en profiter, avant d'apprendre plusieurs années plus tard que ce n'était finalement pas le cas.

L'Autopilot de série sur la Model 3

Lors de la présentation de la Model 3, le 31 mars 2016, Musk affirme que toutes les versions seront équipées du matériel Autopilot et de ses fonctions de sécurité de série, sans supplément. Il faut toutefois faire attention à ses mots. Il parle bien du matériel et des fonctions de sécurité, pas de la gratuité de toutes les fonctions avancées.

La distinction est importante, car les premières Model 3 nécessitaient de payer une option pour bénéficier de l'Autopilot capable de gérer la vitesse et la direction sur autoroute. En 2017, l'Enhanced Autopilot coûtait 5 000 dollars, auxquels il fallait ajouter 3 000 dollars pour réserver le FSD. Tesla n'intégrera l'Autopilot de base de série à toutes ses voitures neuves qu'en avril 2019. Musk n'avait donc pas exactement promis la gratuité de toutes ces fonctions, mais sa présentation pouvait facilement le laisser penser. Et concernant la conduite entièrement autonome, les premières Model 3 n'avaient de toute manière pas le matériel nécessaire pour tenir toutes les promesses faites à l'époque.

Le Full Self-Driving, ou comment vendre une fonction qui n'existe pas encore

Au-delà du matériel, il y a surtout la manière dont Tesla a commercialisé son Full Self-Driving pendant toutes ces années. Pour plusieurs milliers de dollars, jusqu'à 15 000 dollars en 2022, les clients pouvaient acheter une capacité de conduite autonome annoncée comme future, alors que les fonctionnalités effectivement disponibles nécessitaient toujours la surveillance constante du conducteur.

Il faut d'ailleurs rappeler qu'aux États-Unis, le FSD est devenu progressivement assez performant pour gérer une grande partie des trajets, y compris en ville. Mais Tesla l'appelle elle-même aujourd'hui FSD (Supervised), preuve qu'il faut toujours un conducteur prêt à intervenir. Ce n'est pas la même chose qu'une voiture réellement autonome dans laquelle le conducteur pourrait dormir ou travailler sans se soucier de la route. C'est pourtant bien cette perspective qui était vendue aux clients. Et certains auront changé plusieurs fois de Tesla sans jamais avoir profité de la fonction qu'ils avaient achetée.

La traversée des États-Unis sans conducteur

En octobre 2016, Musk annonce qu'une Tesla sera capable de traverser les États-Unis de Los Angeles à New York avant la fin de 2017, sans aucune intervention humaine. Musk parlait d'un trajet sans qu'une seule intervention soit nécessaire, y compris pour la recharge, avant que la voiture se gare toute seule à New York.

Nous sommes en octobre 2026 et cette démonstration n'a toujours pas été réalisée dans les conditions promises. Près de neuf ans de retard pour quelque chose qui était censé arriver dans les douze mois ! On comprend mieux pourquoi il faut aujourd'hui prendre certaines de ses échéances avec beaucoup de recul.

Le million de robotaxis promis pour 2020

En avril 2019, lors de l'Autonomy Day, Musk affirme que Tesla disposera de plus d'un million de robotaxis en circulation en 2020. Les propriétaires pourraient alors mettre leur voiture à disposition du réseau lorsqu'ils ne l'utilisent pas, celle-ci allant transporter des passagers toute seule pour leur rapporter de l'argent. Musk évoquait même autour de 30 000 dollars de bénéfice brut annuel par robotaxi.


Évidemment, rien de tout cela n'a eu lieu en 2020. Tesla a fini par lancer son service à Austin en juin 2025, mais Reuters y recensait encore environ 50 véhicules en juin 2026, bien loin du million promis. Quant à l'idée de transformer sa propre Tesla en taxi autonome pendant qu'on dort, elle n'est toujours pas devenue une réalité commerciale générale.

Des Tesla qui devaient prendre de la valeur avec le temps

Toujours en 2019, Musk va encore plus loin en expliquant que les Tesla pourraient devenir des actifs dont la valeur augmente avec le temps. Grâce à la conduite autonome et à leur future capacité à générer des revenus, elles ne seraient donc plus de simples voitures qui décotent, mais presque des investissements financiers.

On connaît la suite. Les Tesla ont continué à perdre de la valeur, parfois même assez brutalement avec les nombreuses baisses de prix du neuf. Selon une étude iSeeCars publiée en 2026, la Model 3 perd en moyenne 54.6% de sa valeur en cinq ans sur le marché américain. Ceux qui auraient acheté une Model 3 en pensant réaliser une bonne opération financière doivent aujourd'hui apprécier la plaisanterie. C'est surtout un excellent exemple de la manière dont Musk peut utiliser une technologie encore hypothétique pour embellir artificiellement la valeur d'un produit vendu immédiatement.

Les prix annoncés pour la Model 3 et le Cybertruck

Lors de sa présentation en mars 2016, la Model 3 est annoncée à partir de 35 000 dollars. Un tarif particulièrement attractif qui provoque 325 000 réservations en une semaine, selon Tesla, moyennant un dépôt de 1 000 dollars par client. Mais lorsque les premières voitures arrivent en 2017, les premières configurations effectivement livrées imposent la grande batterie et le pack Premium, pour un tarif d'au moins 49 000 dollars. Il faudra attendre février 2019 pour que Tesla propose enfin la fameuse version à 35 000 dollars, avant de la retirer rapidement de son catalogue en ligne.

Même scénario avec le Cybertruck, présenté en novembre 2019 à partir de 39 900 dollars, avec une commercialisation prévue fin 2021. Les premières livraisons n'arriveront qu'en novembre 2023, et le nouveau tarif d'entrée annoncé sera alors de 60 990 dollars, soit 52.9% de plus ! Et ce prix concernait une version qui n'était pas encore livrée au démarrage. Sans oublier la promesse initiale d'une version dépassant les 800 km d'autonomie, alors que les versions annoncées lors des premières livraisons plafonnaient autour de 515 à 547 km selon la motorisation. Difficile de ne pas voir dans ces prix particulièrement séduisants un moyen d'attirer l'attention, quitte à ce que la réalité soit bien moins avantageuse quelques années plus tard.

La petite Tesla à 25 000 dollars

En septembre 2020, Musk annonce qu'une Tesla à 25 000 dollars sera disponible pour 2023. Grâce à de nouvelles batteries et à des procédés de fabrication améliorés, la marque devait pouvoir proposer une voiture électrique nettement plus accessible.

Mais en 2023, rien. Et en 2024, Reuters révèle que Tesla a abandonné son projet de voiture abordable spécifique, le constructeur préférant concentrer ses efforts sur le robotaxi et exploiter ses plateformes existantes pour réduire les coûts. Musk a contesté cette information, mais le modèle initialement annoncé n'a toujours pas été commercialisé. Encore un véhicule dont le prix et la date faisaient rêver avant de disparaître des priorités de la marque.

Le Roadster, le Cybertruck et le Semi : les délais de commercialisation

Le meilleur exemple reste probablement le Roadster de deuxième génération. Présenté en novembre 2017, ce modèle devait être commercialisé en 2020, avec une autonomie annoncée de 1 000 km et des performances exceptionnelles. Tesla avait même commencé à accepter des réservations contre des acomptes de 50 000 dollars pour la réservation classique, et jusqu'à 250 000 dollars payés d'avance pour la série Founders. Pourtant, neuf ans plus tard, les clients attendent toujours leur voiture.

Le 15 octobre 2026, Musk a finalement présenté un nouveau Roadster intégrant des technologies développées avec SpaceX, notamment des propulseurs à gaz et un dispositif aérodynamique d'effet de sol actif. Mais la production est désormais annoncée pour 2028, soit huit ans après la date initiale ! L'autonomie évoquée pour cette nouvelle version tombe également autour de 480 km, soit environ 52% de moins que les 1 000 km initialement promis, même si les caractéristiques définitives restent à confirmer.

Le Tesla Semi n'est pas beaucoup mieux loti. Présenté en 2017 pour une production en 2019, il n'a connu ses premières livraisons à Pepsi qu'en décembre 2022, soit trois ans après la date initiale, et seulement en volumes limités. Et nous avons déjà vu que le Cybertruck, initialement prévu fin 2021, n'a commencé à être livré qu'en 2023. Tous les constructeurs connaissent des retards, mais chez Musk, ils semblent presque faire partie de la méthode commerciale.

Les 20 millions de Tesla vendues chaque année

En 2020, Musk fixe un objectif pour le moins spectaculaire : vendre 20 millions de Tesla par an à l'horizon 2030. Pour se représenter ce chiffre, cela correspond approximativement au double des ventes annuelles de Toyota, pourtant l'un des plus gros constructeurs automobiles de la planète.

En 2025, Tesla a livré exactement 1 636 129 voitures, contre environ 1.81 million en 2023. Pour arriver à 20 millions, il faudrait donc multiplier ce volume annuel par 12.2. Et en mai 2024, l'objectif des 20 millions a tout simplement disparu du rapport d'impact annuel du constructeur. Il ne s'agit pas d'une promesse dont l'échéance est déjà dépassée, mais cet abandon discret montre à quel point les ambitions affichées pouvaient être déconnectées du rythme de croissance réel de l'entreprise.

Le Solar Roof et les tarifs annoncés

Les promesses commerciales discutables ne concernent pas seulement les voitures. En 2016, Musk présente le Solar Roof, un système de tuiles solaires censé rendre les toitures productrices d'électricité sans compromettre leur esthétique.

Mais en 2021, plusieurs clients américains ayant déjà signé leur contrat découvrent que Tesla leur réclame des sommes nettement supérieures aux devis initialement acceptés. Dans un cas documenté, le prix passe d'environ 77 000 à 119 000 dollars, soit une hausse d'environ 54%. Tesla invoque alors une mauvaise estimation de la complexité des travaux. Une action collective s'est terminée en 2024 par un accord prévoyant un fonds d'indemnisation de 6.08 millions de dollars, sans reconnaissance de faute par Tesla, qui avait déjà accepté d'honorer certains anciens tarifs. Une affaire qui illustre assez bien le problème des tarifs annoncés avant d'avoir correctement évalué les coûts réels.

L'affaire « Funding secured »

Voilà probablement l'un des épisodes les plus sérieux, puisqu'il ne concerne plus une promesse industrielle mais directement les marchés financiers. Le 7 août 2018, Musk annonce sur Twitter qu'il envisage de retirer Tesla de la Bourse au prix de 420 dollars par action, en affirmant que le financement est sécurisé.

Sauf que la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur boursier américain, considère que Musk ne disposait d'aucun engagement ferme lui permettant de présenter ce financement comme acquis. Le jour de son tweet, le cours de Tesla avait bondi de plus de 6%, selon la SEC. L'affaire débouchera sur un accord avec la SEC, avec 20 millions de dollars payés par Musk et 20 millions par Tesla, ainsi que son départ de la présidence du conseil d'administration. Il faut néanmoins préciser qu'en 2023, un jury américain l'a jugé non responsable dans une procédure civile distincte engagée par des investisseurs. Cela n'efface pas l'affaire, mais interdit de la présenter comme une condamnation judiciaire définitive pour fraude.

Les promesses de conquête de Mars

Quittons maintenant Tesla pour SpaceX, où Musk a également multiplié les annonces spectaculaires. En 2016, Musk évoque une première mission inhabitée vers Mars dès 2018 (le projet Red Dragon), puis des cargaisons à partir de 2022 et des humains dès 2024. Les années passent, les échéances sont repoussées, et en 2025, il évoque encore une mission inhabitée en 2026, suivie d'un possible premier départ humain en 2029 ou 2031.

Nous voici en octobre 2026, sans le moindre vaisseau SpaceX posé sur Mars. Starship a certes réalisé des progrès considérables, notamment en atteignant enfin l'orbite terrestre lors de son 14e vol d'essai, en septembre 2026, mais il reste encore très loin des capacités nécessaires pour transporter des astronautes jusqu'à la planète rouge. Les fenêtres de lancement favorables ne reviennent d'ailleurs qu'environ tous les 26 mois. Il faut notamment maîtriser le ravitaillement massif en carburant dans l'espace, l'atterrissage d'un engin de plusieurs dizaines de tonnes, la protection contre les radiations et, surtout, le retour de l'équipage.

Aller sur Mars n'est pas nécessairement impossible avec les technologies actuelles (même si la vidéo ci-dessus invite à se méfier des calendriers trop optimistes), mais cela demanderait de résoudre une quantité impressionnante de difficultés qui n'ont toujours pas été surmontées. Quant à établir une véritable colonie autonome, c'est encore une tout autre histoire. Quand on sait tout cela, difficile de comprendre comment Musk pouvait annoncer des dates aussi proches avec autant d'assurance. À moins, évidemment, que l'objectif ait surtout été de faire rêver les investisseurs et le public.

Les robots Optimus et leurs promesses

En 2021, Musk présente son projet de robot humanoïde Optimus, censé prendre progressivement en charge de nombreuses tâches physiques, notamment dans les usines et, à terme, chez les particuliers. Il annonce un prototype pour 2022, échéance qu'il respectera d'ailleurs avec un robot encore très rudimentaire. En 2024, il envisage ensuite des robots effectuant des tâches en usine avant la fin de l'année, puis une commercialisation dès 2025 ou 2026.


Mais les ambitions deviennent ensuite bien plus importantes, avec des annonces de production à grande échelle, de robots capables d'effectuer des travaux complexes et de bouleverser l'économie mondiale. Tesla a effectivement progressé dans ce domaine, mais il faut encore distinguer les démonstrations soigneusement préparées, parfois assistées à distance, comme les robots discutant avec les invités et servant des boissons lors de la présentation « We, Robot » d'octobre 2024, d'une véritable autonomie dans des environnements variés. En janvier 2026, Musk parlait pourtant encore d'une production d'Optimus qui commencerait seulement vers la fin de l'année. On est loin du robot déjà largement commercialisé.

Alors, mensonges ou optimisme excessif ?

On pourrait évidemment défendre Musk en rappelant qu'il a aussi réalisé des choses que beaucoup jugeaient impossibles, notamment avec Tesla et les lanceurs réutilisables de SpaceX. C'est vrai, et personne ne peut sérieusement nier ces réussites. Mais réussir certains projets ne rend pas automatiquement crédibles toutes les promesses qui suivent.

Ce qui me gêne surtout, c'est cette habitude de présenter des objectifs encore très incertains comme des réalités presque acquises. Quand il s'agit d'un prototype ou d'un projet de recherche, cela peut encore passer. Mais lorsque des clients achètent une voiture, une option de conduite autonome ou réservent un modèle sur la base de ces déclarations, les conséquences deviennent bien plus concrètes.

Reste donc à savoir si Musk croit réellement à toutes les échéances qu'il annonce, ou s'il sait parfaitement qu'elles sont irréalistes. Impossible de lire dans ses pensées. En revanche, après dix ans de promesses régulièrement démenties par les faits, il devient franchement difficile de lui accorder le bénéfice du doute à chaque nouvelle annonce. Et c'est peut-être là le principal problème : à force de repousser sans cesse les limites entre ambition, communication et réalité, Musk a fini par rendre ses propres paroles de moins en moins crédibles.

Derniers articles sur Tesla :


Ecrire un commentaire

Ce site est le vôtre ! Interrogation, complément d'information, conseil, anecdote etc... Toutes vos remarques sont les bienvenues.

Pseudonyme :


Mail (facultatif / être prévenu d'une réponse) :


Votre commentaire :



Sondage au hasard :

Pour quelle raison PRINCIPALE achèteriez-vous une voiture électrique ?

Mon point de vue / Information complémentaire :
(votre commentaire sera visible sur la page de résultats)


Sur le même sujet

Dernières fiches Tesla :

Nouveautés auto

Choisir une voiture

Fiabilité / Entretien

Avis auto

 

© CopyRights Fiches-auto.fr 2026. Tous droits de reproductions réservés.
Nous contacter - Mentions légales

Fiches-auto.fr participe et est conforme à l'ensemble des Spécifications et Politiques du Transparency & Consent Framework de l'IAB Europe. Il utilise la Consent Management Platform n°92.
Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant ici.