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Dacia continue d’étendre sa gamme vers le haut. Après le Bigster côté SUV, la marque prépare maintenant un modèle assez inattendu : le Striker. Et pour comprendre ce qu’il est vraiment, il faut commencer par oublier l’idée d’un SUV.
Car le Striker doit plutôt être vu comme une compacte en version break, un peu dans l’esprit d’une Golf SW, d’une 308 SW ou encore d’une Octavia Combi. Autrement dit, une familiale longue, avec un coffre généreux et une vocation très pragmatique.
La différence, c’est que chez Dacia on ajoute toujours un petit côté baroudeur. Un peu de garde au sol, des protections de carrosserie, et voilà un break qui adopte quelques codes de SUV. C’est devenu presque obligatoire aujourd’hui.
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Essayons de voir les choses simplement.
Dans la gamme Dacia, le Jogger joue déjà le rôle de break familial accessible. Le Striker arrive donc un cran au-dessus. On peut presque le voir comme une Jogger embourgeoisée, plus longue, plus valorisante et destinée à un segment supérieur.
La voiture mesure environ 4,62 m, ce qui en fait tout simplement la plus grande Dacia jamais produite. C’est plus long que le Bigster et largement au-dessus du Jogger.
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Le message est que Dacia veut désormais exister sur le segment C, celui des compactes familiales. C’est là que se trouvent les voitures les plus vendues en Europe, et surtout celles qui rapportent le plus aux constructeurs.
Bref, la marque roumaine cherche à sortir doucement du simple low-cost pour aller chercher des segments plus rémunérateurs.
Il y a aussi un détail qui saute assez vite aux yeux quand on regarde les premières images du modèle : le style rappelle fortement certaines Kia.
Les optiques avant, les feux arrière, mais aussi la forme des montants de custode évoquent très clairement les productions coréennes. La ressemblance est même assez étonnante par moments.
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Ce n’est évidemment pas une copie officielle, mais il est difficile de ne pas y penser. Dacia s’éloigne d’ailleurs du style très carré qu’on connaissait sur les anciennes Logan ou même les premiers Duster.
La marque cherche clairement à donner un peu plus de prestance à ses modèles.
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Sous la carrosserie, en revanche, on reste dans quelque chose de beaucoup plus modeste.
Le Striker repose sur la plateforme CMF-B du groupe Renault. C’est la même base que celle utilisée sur la Sandero, le Jogger, le Duster ou encore le Bigster.
Ce n’est pas une architecture particulièrement ambitieuse. Elle est conçue pour être simple, robuste et surtout économique à produire.
Notez quand même un point intéressant : sur certaines versions 4x4 des Duster et Bigster, cette plateforme peut recevoir un train arrière multibras. Cela permet d’améliorer le comportement et le confort. Mais dans la majorité des cas, on reste sur des solutions plus simples comme un essieu semi-rigide.
Bref, rien de très sophistiqué, mais c’est cohérent avec la philosophie Dacia.
Pour les moteurs, la logique reste la même : on utilise des mécaniques déjà présentes dans le groupe Renault.
On devrait donc retrouver :
Encore une fois, pas de révolution technique. Dacia préfère miser sur des solutions connues et amorties, ce qui permet de maintenir des prix compétitifs.
Voyons maintenant les motorisations plus en détails. Dacia reste fidèle à sa recette habituelle : des mécaniques simples et déjà bien connues dans le groupe Renault. On devrait ainsi retrouver le 1.2 Mild Hybrid-G de 140 ch, associé à une boîte manuelle à 6 rapports, une version intéressante car elle permet de rouler aussi bien à l’essence qu’au GPL, spécialité historique de la marque. Au-dessus viendra le système 1.8 Hybrid de 155 ch, avec boîte automatique, une mécanique déjà utilisée ailleurs dans le groupe.
Mais la version la plus intéressante est sans doute la 1.2 Hybrid-G de 150 ch en transmission intégrale. Et là, la solution technique est assez originale. Le train avant est entraîné uniquement par le moteur thermique, tandis que le train arrière reçoit un moteur électrique dédié. Il n’y a donc pas d’arbre de transmission entre les deux essieux. Cela permet de créer un 4x4 électrifié, plus simple mécaniquement et souvent plus léger qu’un système intégral classique. Grosso modo, le thermique s’occupe des roues avant, l’électrique gère l’arrière lorsque l’adhérence ou la motricité l’exige. C’est une architecture que l’on voit apparaître de plus en plus dans l’industrie, car elle permet d’obtenir une transmission intégrale sans trop compliquer la mécanique.
Il reste toutefois un point important encore dans l’ombre : l’intérieur. Dacia n’a pour l’instant dévoilé que l’extérieur du Striker, ce qui est assez inhabituel pour une présentation officielle. L’habitacle reste donc totalement inconnu. En toute logique on pourrait s’attendre à une planche de bord très proche de celle du Duster ou du Bigster, puisque tout ce petit monde repose sur la même base technique CMF-B. Cela permettrait évidemment de réduire les coûts de développement, ce qui est une constante chez Dacia. Mais le fait de ne rien montrer pour l’instant laisse quand même planer un petit doute. Voyons donc si la marque nous réserve une petite surprise, ou si l’on retrouvera tout bêtement un intérieur déjà bien connu dans la gamme.
Car évidemment, tout se joue ici.
Le Striker devrait démarrer sous les 25 000 €, ce qui reste très agressif pour une voiture de cette taille. Une compacte break du segment C dépasse souvent les 30 000 € aujourd’hui.
C’est donc là que Dacia compte faire la différence : proposer une grande familiale moderne, mais avec un tarif nettement inférieur à celui des marques généralistes.
Au final, le Striker raconte assez bien l’évolution de la marque.
Pendant longtemps, Dacia s’est contenté de voitures très simples : Logan, Sandero, Duster. Des modèles efficaces mais assez rustiques.
Aujourd’hui la stratégie est un peu différente. Dacia ne cherche plus seulement à être la moins chère, mais plutôt la plus intelligente dans son rapport prix/prestations (bien que beaucoup voudraient que la marque reste orientée à 100% sur le coput de revient, en oubliant toute prestation superflue).
Les voitures deviennent plus grandes, un peu plus valorisantes, et elles s’attaquent à des segments où les marges sont plus importantes.
Bref, la Striker illustre parfaitement cette nouvelle étape. Une voiture toujours simple techniquement, mais positionnée sur un terrain beaucoup plus ambitieux. Et au fond, on peut résumer les choses assez simplement : une Jogger qui aurait pris quelques kilos… et surtout un peu de statut.
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