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La CX-6e, sur le papier, coche presque toutes les cases attendues d'un SUV électrique moderne : grosse batterie, recharge rapide, écran géant, dotation riche, tarifs déjà annoncés. C'est carré. C'est sérieux. Mais il y a un problème de fond, et il saute aux yeux avant même d'ouvrir la portière : le style.
Mazda sait dessiner des voitures avec du charme. Là, la CX-6e donne plutôt l'impression d'un produit conçu pour “faire EV en 2026” avec une liste d'éléments obligatoires, puis assemblé sans vraie inspiration. Les proportions paraissent bancales, la silhouette manque de naturel, et certains appendices donnent un côté fragile, presque “plastique rapporté”. Ce n'est pas horrible, ce n'est pas raté, mais c'est franchement moyen. Et pour une nouveauté censée porter l'image électrique de Mazda, c'est dommage.
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Parfait, c'est clair, et ça affine vraiment bien l'angle.
Je te réécris uniquement la partie “style extérieur” + la transition vers la concurrence, en l'alignant exactement sur ce que tu décris et sur ton style. Le reste de l'article peut rester tel quel, cette section remplace l'ancienne.
Avant même de parler de style ou de technique, il y a un premier écueil très concret : le nom. CX-6e. Difficile de faire plus impersonnel. À une époque où presque tous les constructeurs utilisent des combinaisons de lettres et de chiffres similaires, ce type de nomenclature devient contre-productif.
CX-6e ne raconte rien. Il ne suggère ni un usage, ni une personnalité, ni même une hiérarchie claire dans la gamme pour le grand public. Pire, il se confond facilement avec d’autres modèles concurrents, ou même avec les autres Mazda. Dans un marché déjà saturé de “X”, de “e” et de chiffres, ce choix rend le modèle difficile à mémoriser, et donc plus difficile à désirer.
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C'est probablement l'un des points les plus problématiques du Mazda CX-6e. Non pas parce que le design serait raté au sens strict, mais parce qu'il est trop lisse, trop neutre, trop sage. L'ensemble manque cruellement d'aspérités. Les surfaces sont propres, les lignes sont douces, mais il n'y a pas de tension réelle, pas de parti pris fort.
Les panneaux de carrosserie donnent l'impression d'avoir été dessinés séparément, puis assemblés sans réelle harmonie globale. Les volumes ne dialoguent pas entre eux. Certaines zones paraissent trop pleines, d'autres trop vides. Le regard glisse sur la voiture sans jamais accrocher sur un élément vraiment marquant.
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Les optiques arrière accentuent ce malaise. Leur positionnement est étrange, presque maladroit, comme si elles avaient été posées là faute de mieux. Elles ne structurent pas l'arrière, elles ne renforcent pas la largeur visuelle, et elles ne donnent pas non plus une signature claire. On reconnaît des codes Mazda plus anciens, avec une tentative de modernisation qui reste timide et peu inspirée.
Le résultat, c'est une voiture fade. Pas choquante, pas laide, mais sans relief. Une silhouette qui manque de caractère, et surtout de cohérence visuelle.
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Autre problème, plus subtil mais tout aussi important : le CX-6e ne dégage aucune impression de robustesse (le moindre défaut sur ces panneaux lisses sera mis en exergue). Pour un SUV censé évoquer l'évasion, le tout-terrain, ou au moins une certaine polyvalence, c'est un vrai paradoxe.
Les lignes sont trop douces, les arêtes trop arrondies, les protections visuelles quasi inexistantes. La voiture paraît fragile, presque précieuse, là où on attendrait un minimum de solidité perçue. Ce manque de “force visuelle” rend le discours SUV assez difficile à croire.
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On a l'impression d'un grand crossover urbain déguisé, plus que d'un véhicule pensé pour affronter autre chose que le bitume lisse. Et dans un marché où beaucoup de concurrents travaillent précisément cette impression de solidité, cela devient un handicap.
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C'est là que le problème devient sérieux. Le marché des SUV électriques est aujourd'hui extrêmement dense et saturé, avec une concurrence de plus en plus inspirée, notamment du côté des constructeurs chinois. Ces derniers proposent souvent des designs plus affirmés, plus cohérents, parfois plus audacieux, avec une vraie identité visuelle.
Face à cela, le CX-6e paraît déjà daté dans son approche stylistique. Trop lisse, trop neutre, trop prudent. Il ne choque pas, mais il n'attire pas non plus. Et dans un segment saturé, ne pas attirer l'œil, c'est souvent la première étape vers l'oubli.
Sans élément distinctif fort, ni sur le style, ni sur la technique, le CX-6e risque de tomber rapidement dans les oubliettes, noyé au milieu d'une offre pléthorique où seuls les modèles vraiment inspirés parviennent à émerger.
L'intérieur est technologiquement ambitieux, mais il y a une décision qui passe mal : Mazda a choisi de supprimer tout écran de combiné derrière le volant sur la CX-6e. À la place, on mise sur un affichage tête haute très grand.
Le problème n'est pas le HUD en soi. Un bon HUD, c'est utile. Le problème, c'est le tout-HUD, comme si un SUV familial devait fonctionner comme un concept-car. Et c'est encore plus malvenu quand on sait que la Mazda 6e, très proche techniquement et bourrée de pièces communes, conserve un combiné numérique (environ 10,2 pouces sur la 6e, selon les présentations européennes). Là, on a donc deux cousines, très proches, et l'une garde une solution logique, l'autre choisit un pari.
Dans la vraie vie, un écran conducteur reste pratique. Quand le soleil tape, quand le HUD est moins lisible, quand on porte certaines lunettes, quand on veut une info rapide sans chercher la bonne zone de projection. Supprimer le combiné, c'est se compliquer la vie pour une démonstration.
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Mazda met clairement l'accent sur la technologie à bord. La CX-6e adopte un immense écran central annoncé à 26 pouces, avec une définition élevée (5K). C'est spectaculaire. On ne peut pas dire le contraire.
Et avouons-le, cet intérieur a de la prestance sur ces photos prises avec beaucoup de talent il faut l'avouer (les images valorisent plus le produit que la réalité, plus ingrate sur le rendu ...).
La présentation est propre, plutôt minimaliste, avec une planche de bord horizontale. Les finitions annoncées pour l'Europe tournent autour de deux niveaux principaux : Takumi et Takumi Plus. La version Takumi Plus ajoute surtout une couche d'équipements plus premium (sellerie plus valorisante, équipements de confort supplémentaires, et selon les marchés des options techno comme des rétroviseurs caméra).
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Mazda insiste aussi sur des fonctions “pratiques” et des modes dédiés, du genre mode lavage, gestion spécifique de certaines situations à l'arrêt, et des réglages accessibles pour les passagers arrière sur certaines versions (clim, stores, chauffage/ventilation selon configuration). Sur le plan de la vie à bord, l'intention est là : faire un SUV moderne et facile à utiliser au quotidien.
C'est un point à connaître : malgré les 4,85 m de long, le coffre annoncé autour de 363 litres (jusqu'à la tablette) peut décevoir. Mazda compense en partie avec un petit coffre avant d'environ 80 litres, pratique pour les câbles. Mais on reste sur une architecture qui n'offre pas un volume arrière gigantesque pour le gabarit.
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Ce n'est pas rédhibitoire, mais cela place la CX-6e dans la catégorie des SUV où l'emballage intérieur n'est pas forcément la grande force.
Sur le plan technique, il est important de rappeler que le CX-6e repose sur une plateforme développée en collaboration avec Changan, partenaire industriel de Mazda en Chine. Il ne s'agit donc pas d'une base 100 % Mazda, ni d'une architecture développée pour le marché européen.
Sous la carrosserie, la CX-6e est entre deux eaux. On est sur une configuration assez banale :
Batterie : 78 kWh, de type LFP (lithium-fer-phosphate).
Autonomie : autour de 480 à 484 km WLTP (variable selon jantes, notamment en 21 pouces).
Tout cela est d'une très grande banalité, même si il n'y a aucune grosse carence ...
Recharge :
Idem côté recharge, c'est pas mal mais loin d'être remarquable ...
Mazda annonce aussi une capacité de remorquage d'environ 1 500 kg. Pour un SUV électrique, c'est une donnée intéressante, parce que beaucoup de concurrents sont plus limités, ou deviennent très vite pénibles en autonomie dès qu'on attelle. Au moins, la fiche technique indique que l'usage a été envisagé.
La CX-6e est prévue en concessions en France à l'été 2026, avec ouverture des préventes annoncée début janvier 2026. Sur certains marchés voisins, les calendriers divergent un peu (Europe continentale avant le Royaume-Uni), mais pour la France l'objectif affiché reste l'été.
Pour la France, les tarifs communiqués sont déjà assez clairs :
C'est plutôt “dans le marché” vu la batterie, la recharge et la dotation techno, mais on n'est pas sur une affaire. Mazda vise un positionnement sérieux, pas une guerre des prix.
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