

La DS3 a beaucoup misé sur son habitacle pour faire oublier qu'elle partage une bonne partie de sa technique avec la C3, et il faut reconnaître que le travail fonctionne encore assez bien. La grande bande de planche de bord colorée, les différentes ambiances, les sièges plus enveloppants et les petits détails de finition donnent une vraie identité à bord. On reconnaît certains boutons PSA de l'époque et les parties basses utilisent des plastiques assez ordinaires, donc il ne faut pas imaginer une petite Audi fabriquée à Paris. Mais l'ensemble possède suffisamment de personnalité pour ne pas ressembler à une C3 simplement maquillée. C'est important car la DS3 a justement été vendue plus cher en promettant autre chose qu'une carrosserie différente.
| Habitabilité 2ème rang : | |
| Volume de coffre (285 L) : | |
| Confort de suspension : | |
| Confort 16p 195mm : | |
| Confort Racing : | |
| Finition / Présentation : | |
| Infodivertissement : | |
| Infodiv. Restylage : | |
| Places assises : | |
| Empattement * : |
* : l'empattement est un indice important sur l'habitabilité
Quelques véhicules proches :
Rio / Sandero / Zoe / Corsa 4 / Ibiza
Le style anti rétro du tableau de bord a aussi mieux traversé les années que certaines interfaces ultramodernes de la même période. La Mini jouait beaucoup avec les références à son passé, alors que Citroën a préféré inventer ses propres codes. Les compteurs restent classiques, la console centrale est verticale et les commandes principales ne cherchent pas à imiter un smartphone. Cela donne aujourd'hui quelque chose d'assez lisible. On ne passe pas cinq menus pour modifier la température et un conducteur qui monte dans la voiture comprend rapidement où se trouvent les fonctions principales.
La position de conduite est l'un des bons points. Le siège peut descendre suffisamment pour donner une sensation de petite voiture dynamique, le volant se règle correctement et les pédales tombent naturellement sous les pieds. Les versions Sport Chic et les déclinaisons sportives profitent de sièges qui maintiennent mieux les cuisses et le buste sans devenir pénibles au quotidien. La visibilité vers l'avant est correcte, même si les montants de pare brise peuvent masquer un piéton ou une voiture dans certains carrefours. Vers l'arrière, la petite lunette et les montants plus épais rendent les radars de recul assez utiles.
Les grands conducteurs trouvent une place correcte parce que l'habitacle avant n'est pas minuscule malgré les 3,95 m de long. Les sièges peuvent reculer suffisamment et la largeur de 1,72 m donne un espace convenable pour deux adultes. La console n'envahit pas exagérément les jambes et l'accoudoir central, lorsqu'il est présent, reste assez discret. On comprend ici que Citroën a privilégié les deux occupants avant, ce qui correspond bien à l'usage d'une petite trois portes chic. Les passagers arrière paient davantage cette priorité.
La carte grise peut annoncer cinq places, mais il vaut mieux considérer la DS3 comme une vraie quatre places avec une cinquième position de secours. Deux adultes peuvent voyager derrière sans se plier en quatre si les personnes de devant ne sont pas très grandes, mais l'accès impose de basculer les sièges avant et de se glisser par une grande porte. Cela reste la limite de toutes les trois portes. Avec des enfants, la largeur est suffisante et le format de la voiture devient même assez pratique une fois les sièges installés, mais attacher chaque matin un petit dans un siège auto demande plus de contorsions qu'avec une C3 cinq portes.
La place aux jambes est correcte pour la longueur totale mais n'a rien de miraculeux. L'empattement de 2,46 m reste celui d'une petite voiture et un conducteur de grande taille peut rapidement réduire l'espace du passager placé derrière lui. La garde au toit devient aussi moins généreuse près des côtés à cause du dessin de la carrosserie. Pour des trajets occasionnels, cela se passe bien. Pour quatre adultes qui parcourent 700 km chaque semaine, une compacte cinq portes sera évidemment plus logique.
Le coffre de 285 litres constitue une bonne surprise. Pour une voiture aussi courte et dessinée d'abord pour son style, le volume reste très exploitable et permet de partir à deux sans jouer à Tetris avec chaque sac. L'ouverture n'est pas gigantesque mais les formes intérieures sont assez régulières. Une fois la banquette rabattue, on peut approcher 980 litres selon la configuration. Le plancher n'est toutefois pas parfaitement plat et la marche formée par les dossiers limite l'intérêt lorsque l'on veut charger un objet long ou lourd.
La DS3 Cabrio fait un peu moins bien avec environ 245 litres parce que le mécanisme de toit et la structure occupent de la place. Son ouverture de coffre particulière peut aussi devenir pénible dans un stationnement serré. Cela reste utilisable pour le quotidien, mais la berline classique garde un avantage net si la praticité compte. La DS3 normale réussit donc assez bien son compromis. Elle n'a pas le coffre d'une familiale, bien évidemment, mais elle fait mieux que ce que son apparence laisse imaginer.
Les rangements sont corrects sans être exceptionnels. Les bacs de porte acceptent quelques objets, la boîte à gants remplit sa mission et la console propose de petits espaces pour les clés ou un téléphone. On est loin d'un monospace rempli de tiroirs cachés, ce qui n'était de toute manière pas le programme. Les porte gobelets et les zones ouvertes de la console suffisent pour un usage quotidien, mais les grands smartphones actuels montrent que l'habitacle a été dessiné à une époque où un téléphone de cinq pouces paraissait presque immense.
Les grandes portes facilitent l'accès aux places avant mais demandent de l'espace sur les parkings étroits. C'est le petit paradoxe des trois portes. On entre facilement lorsqu'on peut les ouvrir largement, puis on peste contre leur longueur lorsqu'une autre voiture est stationnée à trente centimètres. Les rétroviseurs rabattables et les radars de stationnement deviennent donc de vrais éléments de confort dans les finitions hautes. Une petite voiture n'est pas automatiquement facile à vivre dans chaque garage.
La qualité perçue joue beaucoup sur la présentation. Les parties visibles de la planche de bord sont agréables, les assemblages restent corrects et les boutons donnent une impression sérieuse pour une citadine de cette époque. En descendant les yeux, on retrouve des plastiques plus durs et des éléments provenant directement du catalogue PSA. C'est là que le discours premium rencontre la comptabilité. Cela ne rend pas la voiture mauvaise, mais il faut garder la bonne échelle de comparaison. Une DS3 bien équipée paraît plus valorisante qu'une C3, sans atteindre la densité de matériaux de certaines concurrentes premium allemandes.
Le noir laqué est l'un des matériaux qui vieillissent le moins bien. Il prend les traces de doigts, les poussières et les micro rayures avec une facilité presque comique, alors qu'un plastique mat beaucoup moins prétentieux conserve souvent un meilleur aspect dix ans plus tard. Les inserts colorés peuvent aussi porter des marques si l'ancien propriétaire les nettoyait avec n'importe quel produit. Cela ne touche pas la solidité, mais une DS3 a été achetée pour son apparence et ces détails influencent fortement l'impression laissée par un exemplaire d'occasion.
Les sièges avant sont plutôt réussis. Les versions classiques donnent suffisamment de maintien sans serrer, tandis que les finitions sportives accentuent les bourrelets latéraux. La mousse reste assez ferme et convient bien aux longs trajets, surtout lorsqu'on la compare à certains sièges trop mous qui deviennent fatigants après deux heures. L'absence de cinq portes impose en revanche une mécanique de basculement plus complexe. Il faut vérifier qu'elle fonctionne correctement et que le siège revient bien à sa position, car une commande fatiguée devient rapidement agaçante lorsque l'on utilise souvent l'arrière.
Le confort de roulement dépend fortement des roues. En 16 pouces, l'ensemble reste tout à fait vivable et l'on retrouve une partie du savoir faire Citroën en amortissement. Les 17 pouces donnent davantage de précision sans massacrer les vertèbres. En 18 pouces, surtout sur les versions sportives, les raccords et les petites cassures remontent davantage dans les sièges. La caisse reste bien tenue mais le mot confort doit alors être utilisé avec davantage de prudence.
La DS3 est correctement insonorisée pour une citadine de sa génération. Les moteurs essence atmosphériques restent discrets lorsqu'on roule tranquillement puis se font entendre à haut régime, ce qui est assez logique puisqu'il faut aller chercher leur puissance. Les THP travaillent davantage sur le couple et permettent de rouler vite sans faire hurler le moteur. Les diesels sont plus présents à froid et en accélération, mais deviennent assez discrets une fois stabilisés. A 130 km/h, les bruits d'air et surtout les pneus prennent progressivement le relais.
Les grosses roues peuvent donc dégrader l'ambiance plus qu'un moteur. Une gomme sportive sur jante de 18 pouces transmet davantage de grondement qu'un pneu routier en 16. Cela compte sur une petite voiture dont l'empattement court rend déjà les mouvements plus sensibles. Les versions Cabrio ajoutent naturellement quelques bruits d'air et une isolation différente, même lorsque le toit est fermé. Rien de catastrophique, mais celui qui fait beaucoup d'autoroute doit essayer la voiture dans les conditions où il compte vraiment l'utiliser.
Les premières DS3 montrent leur âge au niveau du multimédia. Les petits afficheurs, la navigation intégrée et les menus de début des années 2010 paraissent lents et assez pauvres aujourd'hui. Cela ne rend pas la voiture inutilisable, car les commandes physiques permettent justement de garder l'essentiel accessible. La radio, le Bluetooth et les fonctions de base continuent de faire le travail. Ceux qui veulent absolument Waze ou Spotify peuvent aussi utiliser un support de téléphone plutôt que remplacer toute la planche de bord par un écran chinois mal intégré.
A partir des évolutions de milieu de carrière, l'écran tactile de 7 pouces et Mirror Screen modernisent beaucoup l'ensemble. Citroën puis DS ont supprimé plusieurs boutons de la console, ce qui allège visuellement la planche de bord. L'interface reste loin de la vitesse d'un système actuel mais la réplication du smartphone rend la navigation beaucoup plus supportable. Les versions tardives sont donc nettement plus faciles à vivre pour quelqu'un qui utilise son téléphone comme centre multimédia.
La DS3 a reçu beaucoup d'équipements au fil de sa longue carrière. Selon les finitions, on peut trouver climatisation automatique, aide au stationnement, caméra de recul, accès mains libres, navigation, sièges chauffants, projecteurs LED et xénon sur certaines phases ou encore freinage automatique urbain sur les versions tardives. La difficulté en occasion vient du nombre impressionnant de séries spéciales et de combinaisons. Il vaut mieux regarder la voiture devant soi que supposer qu'une appellation commerciale garantit chaque option.
Le restylage visuel de 2014 avec la nouvelle signature lumineuse puis le passage sous la marque DS en 2016 donnent aussi une impression plus moderne. Le second changement apporte une face avant différente, un écran davantage mis en valeur et de nouveaux équipements. L'architecture intérieure reste pourtant la même, ce qui est plutôt une bonne chose pour l'ergonomie. On ne se retrouve pas avec une voiture totalement différente uniquement parce que le logo du volant a changé.
Le toit contrasté, les coques de rétroviseurs, les jantes, les stickers et les ambiances intérieures ont participé au succès de la DS3. Cette personnalisation reste amusante en occasion parce qu'elle permet de chercher une combinaison qui ne ressemble pas à celle du voisin. Hélas, elle ajoute aussi des éléments à inspecter. Un adhésif de toit qui a passé quinze ans au soleil peut se décolorer ou se craqueler, tandis qu'une peinture sombre montre rapidement les micro rayures. Les jantes diamantées supportent mal les trottoirs et certaines réparations grossières se voient immédiatement.
Les chromes et plastiques extérieurs peuvent aussi ternir, ce qui compte davantage sur une voiture dont le style repose justement sur les détails. Il faut donc prendre le temps de regarder les alignements, les baguettes, les joints et la peinture avant achat. Une DS3 mécaniquement saine mais visuellement fatiguée peut coûter cher à remettre propre si l'on veut retrouver l'effet chic du lancement. A l'inverse, un bel exemplaire d'origine garde encore beaucoup de présence malgré son âge.
Lors d'un essai, il faut tester les vitres, la centralisation, la climatisation, le rabattement des sièges, l'écran, le Bluetooth et les radars lorsqu'ils sont présents. La batterie 12 V peut provoquer plusieurs anomalies électroniques lorsqu'elle faiblit, donc une voiture qui affiche plusieurs messages incohérents ne doit pas forcément être condamnée avant une mesure de tension. Il faut aussi écouter les petits bruits de mobilier sur route dégradée. Une citadine de quinze ans peut naturellement craquer un peu, mais un tableau de bord qui semble se démonter sur chaque ralentisseur raconte souvent une vie plus rude.
L'usure du volant, du pommeau, du siège conducteur et des pédales permet aussi de comparer l'état réel au kilométrage annoncé. Les sièges clairs ou les cuirs demandent davantage d'entretien et certains bourrelets peuvent se marquer assez vite à force de monter et descendre. Ce ne sont pas des raisons de fuir, simplement des éléments qui permettent de négocier un prix ou de repérer une voiture qui a été mieux soignée qu'une autre.
Avec le recul, la vie à bord reste l'un des arguments les plus solides de la DS3. Elle n'est pas la plus habitable, pas la mieux finie et certainement pas la plus moderne, mais elle propose une vraie ambiance sans sacrifier totalement la praticité. Le coffre de 285 litres reste utilisable, deux adultes voyagent très bien devant et les places arrière peuvent réellement servir. C'est plus qu'on ne peut en dire de certaines petites voitures de style qui ont transformé chaque concession esthétique en punition pour les occupants.
Pour ma part, je préfère une phase tardive correctement équipée avec écran tactile, radars et roues de 16 ou 17 pouces. Elle garde le dessin original du lancement tout en corrigeant une partie des limites technologiques. Une première phase peut rester très intéressante si son état est bon et son prix cohérent, car l'ergonomie simple vieillit finalement mieux que beaucoup d'interfaces tactiles apparues plus tard. La DS3 n'a jamais été une petite Rolls, et heureusement. Elle a surtout réussi à faire d'une base de citadine un endroit suffisamment spécial pour que l'on ait encore envie de s'y installer quinze ans après.
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Dernier avis : 1.2 VTi 82 ch Ds3 Cabrio 82ch 2013 17
Posté le : 2026-03-31 23:32:21
Utilisation du véhicule : 2/3 ville - 1/3 route
Qualités : Le Style : Elle est encore belle et reste moderne
Le Toit (Cabrio) : En été cela devient un vrai plaisir à conduire, le toit est fait sur la base d'une fiat 500, les montant de portes reste à leur place, seulement le toit et le lunette arrière peuvent être rétracté
La Conduite en Ville : Elle se faufile partout, tourne ultra facilement et relance à basse vitesse très simple
La Consommation : Assez Raisonnable
Sono : Le son est vraiment sympa pour l'époque, avec le Bluetooth d'origine
Qualité Perçue & Confort : Intérieur sobre et chic, et sièges très confortables avec bon maintien
5 Places : Dans la catégorie (encore plus en petit cabrio), c'est vraiment un plus mais si cela reste serré
Défauts : Sur Autoroute : Le bruit de la voiture à 134 Km/h est dérangeant, (la finition Cabrio n'améliore pas les choses)
Manque de puissance : En ville ce n'est pas perceptible mais à haute vitesse ou lors d'une insertion ou d'un dépassement, elle peine à monter en régime et se met très vite à vibrer passé les 3000trs/mn
Moteur : Je n'ai pas eu de problèmes mais la DS3 reste une voiture à risque, des amis avec le même véhicule ont connu bcp de soucis
Légèrement Raide : Sur des bosses ou route mal entretenu, cela se ressens un peu dans l'habitacle (surtout si véhicule chargé)
Coffre : (PARTICULARITÉ CABRIO) Volume de coffre assez petit mais surtout l'ouverture du coffre est très réduite donc très peu pratique (placement du toit rétractable)
Consommation moyenne : 6.5L/100 km
Problèmes rencontrés : Problèmes bénins au niveau de l'arrière des sièges décousus (maladie très connu sur les DS3)
Note : 13/20
Prix assurance : 1190 euros/an (Assureur : AXA) (type de contrat : Tout-Risques +) (Bonus/Malus : 0.90 / 10% bonus)

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