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Dossiers-Conseils > Les sagas de l'auto > Saga Mini 12/12/2013

Saga de la Mini


Au panthéon des voitures emblématiques, la Mini occupe une place toute particulière. Adulée par les uns, abhorrée par les autres, la "micro-citadine" ne laisse personne indifférent. Longtemps symbole de la voiture britannique "cool" par excellence (face aux intouchables Bentley, Jaguar et autres Rolls-Royce ou monstrueuses Land Rover et Austin Metro), la Mini a connu les affres de la décrépitude pour renaître sous une bannière... allemande. Et, incontestablement, le charme agit toujours... ou pas !

Mini : un phénomène de mode !

C'est bien au Royaume-Uni qu'il faut chercher l'origine de la Mini en 1959. Sortie de l'imagination d'Alec Issigonis (pour le compte de la British Motor Corporation, BMC), la Mini marque immédiatement sa différence. Alors que la mode est à la traction arrière (Volkswagen Coccinelle, Fiat 500 et Renault Dauphine en sont les exemples), l'ingénieur britannique fait un choix fort différent en consacrant ses efforts sur une traction avant et aurait en outre la particularité d'abriter sa boîte de vitesses sous le moteur en position transversale. Le pari est réussi et la Mini peut se prévaloir d'offrir 80% de ses 203 cm à ses occupants.
Cette commande de BMC n'est pas une simple fantaisie. Sir Leonard Lord, alors à la tête de l'entreprise, tient à proposer une voiture économique alors que la crise du Canal de Suez a fait planer un sérieux doute sur l'approvisionnement en carburant du Royaume-Uni.
Pourtant, loin de telles considérations, la Mini va rapidement s'imposer dans les années 60 comme "la" voiture à la mode. Les stars en raffolent. Produites entre 1961 et 1969, les séries Wolseley Hornet et Riley Elf connaissent un succès fulgurant. Preuve supplémentaire que la "petite", qui pèse entre 620 et 700 kg, est à prendre au sérieux, le constructeur britannique se lance dans la course automobile avec une Mini Cooper qui brille sur les rallyes partout à travers le monde. Des versions sportives seront dans la foulée commercialiser en direction du grand public qui ne manque pas de répondre présent. Les "sixties" consacreront de ce fait les Mini et, au moment d'aborder les années 70, celle-ci peut se targuer d'occuper la 4e place au classement des voitures les plus vendues en Europe avec plus de 5,3 millions d'unités écoulées. En 1970, la Mini Clubman, "redisgnée" en break, sort des chaînes de production.

Mini 1


1959 : En haut la version classique et en bas la version Clubman, moins jolie mais plus pratique.

Des lendemains qui chantent à la gueule de bois...

Mais ce succès commercial n'est toutefois pas synonyme de miracle économique pour le groupe British Leyland (fusion de BMC avec Cooper et Standard-Triumph). En effet, la méthode de production gourmande en main d'œuvre -la robotisation des tâches n'étant que limitée- est un véritable gouffre financier. Puis, le temps faisant son effet, la Mini va se trouver confrontée à une certaine obsolescence : autant technique que visuelle. Si le modèle conserve des admirateurs acharnés, le renouvellement global du parc automobile au cours des années 70 mène la vie dure à la Mini.
De fait, la décennie des années 80 sera particulièrement ardue pour British Leyland, devenu Rover Group, malgré les autres produits phares de la firme : l'Austin Metro et la Land Rover. Le lancement de la Flame Red et de la Racing Green, au style Cooper, en 1989 n'y changeront rien. La production de la Mini se trouve interrompue un an plus tard. Une pause de courte durée puisque, dès 1991, la Mini Cooper -équipée d'un moteur 1 275 cm3- renaît de ses cendres en jouant pleinement la carte de la nostalgie.
Las, plus que jamais confronté à des problèmes économiques sérieux, le groupe Rover est absorbé par BMW en 1994. L'injection d'argent frais dans le capital n'y fera rien, l'hémorragie persiste et le constructeur allemand se "débarrasse" en 2000 des différentes branches du groupe Rover pour ne conserver que la marque "Mini". La fin d'une histoire ? Assurément. Le début d'une nouvelle ? C'est certain !

Une renaissance à la mode allemande !

Si BMW n'avait pas fait preuve d'une audace poussée avec la Mini depuis sa prise de contrôle de Rover, la société bavaroise passe la vitesse supérieure alors que se profile le XXIe siècle ! Comprenant le profit à retirer d'un modèle unique et reconnaissable parmi une multitude d'autres, BMW met à contribution toutes ses équipes (allemandes, italiennes, anglaises et américaines) et fait son choix parmi pas moins de 15 modèles grandeurs natures. Le projet retenu a vocation à immédiatement identifier la nouvelle venue comme Mini. Preuve que le concept initial s'est bien ancré dans l'inconscient collectif après quarante années d'existence. Commercialisé en juillet 2001, le succès est instantané.
Si la nouvelle Mini est allemande, le lien avec l'Angleterre n'est pas coupée car cette R50, communément appelée Mini 2, est assemblée à Oxford. Profilée à l'image de l'originale, celle-ci présente toutefois une différence de taille : elles mesure 60 cm de plus en longueur (pour atteindre 3,62 m )et 27 cm en largueur. De même, le poids a plus que doublé en dépassant allégrement la tonne mais la puissance moteur a également suivi jusqu'à atteindre 210 chevaux sur la Mini Cooper S. Dévoilé en mars 2004, la Mini Cabriolet est l'atout charme de ce renouveau alors que de multiples séries spéciales égraineront les six ans de production de la Mini 2.

Du côté motorisation, BMW fait jouer les synergies avec ces partenaires et concurrents. En effet, les moteurs essence (1.4 et 1.6 de 75 à 218 ch selon version) sont signé Tritec, fortement lié à Chrysler, tandis que les moteurs diesel sont achetés à Toyota (1.4 de 75 à 88 ch selon version).

Une légende aux mille facettes !

Malgré des ventes en constante progression et un design toujours en phase avec son époque, la maison-mère, BMW, décide de lancer une Mini 3 en novembre 2006. La motivation première de cette R56 est essentiellement de moderniser la motorisation de la citadine. En effet, le point noir principal de la Mini 2 réside dans sa consommation excessive d'essence (plus de 10 l/100 en ville). Une cure de minceur à base de matériaux plus légers (aluminium en particulier) est imposé. Il faut ajouter à cette mesure une implication directe de BMW dans la motorisation, en collaboration avec PSA. Le groupe français a d'ailleurs supplanté Toyota concernant la motorisation diesel, désormais estampillée Peugeot.
Capot refermé, rien de notoire à signaler à l'intérieur comme à l'extérieur de la Mini. Seuls les connaisseurs pourront distinguer les quelques retouches apportées entre la Mini 2 et la Mini 3, dont l'attrait auprès du grand public ne faiblit pas. Comme aux grandes heures.
Le passé, BMW ne l'oublie pas avec la réédition en 2007 de la Clubman, héritière du célèbre break paru au début des années 70. Dans la foulée, Mini va se décliner de mille manières : Coupé, Roadster ou encore Countryman. Et pour finir, la Mini Rallye-Raid retrouve les routes du Championnat du monde des Rallyes en 2011 !

Mini 2


La Mini revient en 2001 avec cette allure grâce à BMW. On comprend mieux pourquoi elle s'est tant vendue ! Cependant un regret, l'ancienne qui était destinée aux personnes ayant de petits moyens a totalement changé de philosophie, c'est désormais une voiture statutaire qui se vend aux plus aisés ... Signe d'un monde qui change mais aussi de la pate BMW qui n'est pas du genre "low cost"...

Mini 3


2006 : Cette deuxième version moderne (troisième en vrai) n'ose pas changer une recette qui rapporte des millions ... L'habitacle évolue un peu plus mais garde sa belle originalité. Il faudra attendre la Mini 3 (moderne) pour pouvoir voir plus d'évolutions.

Des déclinaisons en voici en voilà !



Cabriolet


Coupé. Très rare, flop commercial ?

Aussi rare que celle du haut, petite carrière ...


En raison du succès de sa petite protégée, BMW souhaite la proposer à tous les parfums, ce qui parait logique si la firme veut remplir encore plus les caisses. Cependant l'image ne fait pas tout puisque par
exemple la Mini Clubman (break) fait un flop chez nous (mais peut-être pas autant que les coupés) ... La version Coupé et Roadster ne se croisent pas non plus à tous les coins de rue.

L'histoire est-elle un éternel recommencement ? On pourrait le penser en s'intéressant à l'existence mouvementée de la Mini. Ce simple modèle, symbole d'une Angleterre triomphante tombée en désuétude, a su par son look sans équivalent devenir une marque à part entière et rencontrer un destin à dimension mondiale grâce à la firme allemande, BMW. Preuve s'il en est que la Mini occupe une place unique dans l'histoire de l'automobile, à l'image de quelques modèles emblématiques promis à la postérité.


2010 : On ne considère pas celle-ci comme une déclinaison de la Mini. Il s'agit cette fois d'un modèle bien à part et qui appartient à un segment supérieur.La Coutryman est un succès commercial contrairement à la Clubman. La clientèle était donc prête à accueillir une Mini plus logeable mais il fallait alors qu'elle soit jolie à l'oeil, ce qui n'ets pas le cas de la Clubman.


2012 : La Paceman est une Countryman 3 portes. Cependant, on pourrait presque la considérer comme une Mini volume 2 ou alors un "Maxi Best Of Mini".

Mini 4

Même si elle sera surement dénommée Mini 3, il s'agit bel et bien de la Mini 4 car il ne faut pas oublier l'ancêtre.


Si elle n'a pas l'air de changer, et bien vous serez vite éclairé au moment de faire le créneau ... Quoi ? Ca ne passe plus ? Oui, elle a bien grandi ! Les Américains risquent d'être contents, les Européens un peu moins ...


Le grossissement des feux peut choquer la première fois. Il faut croire qu'on va finir par s'y habituer...


L'intérieur semble largement améliorer la qualité perçue. A vérifier en vrai ... De plus, il sera possible d'appliquer différents matériaux comme ici avec l'imitation carbone. Des boiseries semblent aussi disponibles, une nouveauté pour cette citadine.

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