

La Série 5 E60 mesure presque cinq mètres et son empattement approche les trois mètres, donc on s'attend logiquement à trouver beaucoup d'espace à bord. C'est globalement le cas pour quatre personnes. A l'avant, les sièges sont larges, la position de conduite descend suffisamment bas et les réglages permettent de trouver une posture très naturelle, surtout avec les sièges confort ou sport bien configurés. A l'arrière, deux adultes disposent d'une largeur appréciable et d'un espace aux jambes sérieux, même si la voiture n'offre pas l'impression de limousine d'une Série 7. La banquette est bien dessinée sur ses deux places latérales et le dossier permet de voyager longtemps sans avoir l'impression d'être installé sur un strapontin. Pour ma part, c'est exactement ce qu'on attend d'une grande routière.
| Habitabilité 2ème rang : | |
| Volume de coffre (520 L) : | |
| Serie 5 E61 Touring (500 L) : | |
| Confort de suspension : | |
| Confort 16p + break : | |
| Confort Amort. Pilot : | |
| Confort Pack-M : | |
| Confort M5 : | |
| Finition / Présentation : | |
| Infodivertissement : | |
| Places assises : | |
| Empattement * : |
* : l'empattement est un indice important sur l'habitabilité
La cinquième place est beaucoup moins convaincante. Le tunnel de transmission prend une grosse partie de l'espace pour les pieds et l'assise centrale reste plus dure et plus étroite que les deux autres. C'est la conséquence directe de l'architecture longitudinale avec propulsion, et on ne peut pas avoir le tunnel pour l'arbre de transmission sans qu'il prenne physiquement de la place. En gros, cinq personnes peuvent monter dans la voiture, mais quatre seulement profiteront vraiment du voyage. Pour un trajet de vingt minutes ce n'est pas dramatique. Pour traverser la France, mieux vaut tirer au sort celui qui ne viendra pas ...
Avec environ 520 litres annoncés, le coffre de la berline est généreux et permet de voyager avec de vrais bagages. Sa forme est assez régulière et la profondeur permet d'empiler beaucoup de choses, ce qui convient bien à l'usage autoroutier de la voiture. Hélas, on reste sur une malle et non un hayon. Cela signifie que le volume brut peut être important sans offrir la même facilité de chargement qu'un break ou une grande cinq portes. Une valise entre facilement, un objet encombrant beaucoup moins. C'est un défaut classique de ce genre de berline allemande et il faut le juger selon son usage plutôt que selon le nombre de litres écrit sur la fiche.
La banquette rabattable n'est pas toujours présente selon les finitions et les options, ce qui mérite d'être vérifié sur la voiture réelle. Encore une fois, BMW savait très bien vendre une automobile chère avec une liste d'options suffisamment longue pour rendre deux exemplaires presque différents. Une trappe à skis ou une banquette fractionnable peut donc changer nettement la praticité. Vous pensez que toutes les Série 5 ont forcément tout l'équipement utile parce qu'elles étaient chères neuves ... ce serait trop simple. Chez les premium allemandes, le prix de base n'a jamais empêché le catalogue d'options de rester épais.
Le break E61 est évidemment plus intéressant pour qui transporte régulièrement des objets encombrants. Le chiffre de volume n'explose pas forcément par rapport à la berline lorsque les sièges sont en place, mais l'ouverture du hayon et la possibilité de charger jusqu'au toit changent tout. Une poussette, un vélo démonté, des cartons ou un chien trouvent beaucoup plus facilement leur place. La banquette rabattue transforme réellement la voiture en grande familiale, et c'est là que le Touring justifie son existence. La lunette arrière ouvrante séparément sur certaines configurations est également pratique pour glisser un petit sac sans lever tout le hayon.
Le revers concerne la suspension arrière pneumatique à correcteur d'assiette. Quand elle fonctionne, c'est un excellent système car la voiture reste à la bonne hauteur même avec le coffre chargé. Quand les coussins commencent à fuir, le compresseur travaille trop et l'arrière peut finir par descendre après quelques heures d'arrêt. Ce n'est pas un problème d'habitabilité au sens strict, mais il fait partie de la vie avec un E61 aujourd'hui. Une familiale premium de vingt ans peut coûter le prix d'une citadine d'occasion, pourtant ses organes restent ceux d'une familiale premium. C'est une nuance que les petites annonces oublient assez souvent.
L'habitacle a beaucoup divisé lors de la sortie de la voiture. Après la E39 très classique, BMW a adopté une planche de bord plus horizontale avec l'écran iDrive posé au centre et une console moins tournée vers le conducteur. Certains ont trouvé cela moderne, d'autres ont parlé de régression. Avec le recul, je trouve surtout que la présentation a vieilli davantage que la carrosserie. Les formes restent propres et l'ensemble n'est pas ridicule, mais les premiers écrans, les menus gris et certains plastiques rappellent immédiatement qu'on est dans une voiture née au début des années 2000.
La qualité des matériaux n'est pas homogène. Les parties que l'on touche le plus peuvent être très correctes, avec de beaux cuirs et des assemblages sérieux, tandis que certains plastiques de console ou de rangements donnent une impression beaucoup plus quelconque. Cela avait déjà été reproché à l'époque et les années n'ont évidemment pas transformé un plastique moyen en cuir pleine fleur. Le restylage a amélioré plusieurs détails et les belles configurations avec cuir clair, inserts bois ou aluminium peuvent rester très valorisantes. A l'inverse, une voiture entièrement noire avec petits sièges et écran ancien peut donner une ambiance assez triste. La E60 montre bien à quel point la configuration compte sur une premium.
Les sièges de base font correctement le travail, mais les versions mieux équipées apportent un vrai plus. Les sièges confort à nombreux réglages électriques permettent d'ajuster finement l'assise, le dossier et parfois le maintien du haut du corps, ce qui transforme réellement les longs trajets. Les sièges sport maintiennent mieux les cuisses et le bassin lorsque l'on hausse le rythme. Il faut simplement vérifier que tous les moteurs et toutes les mémoires fonctionnent. Un siège électrique complexe qui refuse de bouger n'est pas seulement agaçant, il peut devenir coûteux à remettre en état.
Le cuir mérite également une inspection attentive. Une voiture affichant 150 000 km peut paraître plus fatiguée qu'une autre ayant dépassé 250 000 km si elle a été négligée, exposée au soleil ou nettoyée avec n'importe quoi. Les bourrelets extérieurs du siège conducteur sont les premiers à montrer les entrées et sorties répétées. Ce n'est pas dramatique, mais cela raconte une partie de la vie de la voiture. Personnellement, je préfère un cuir légèrement patiné avec un historique cohérent qu'un volant repeint et un siège miraculeusement neuf sur une auto sans facture.
La E60 est plus confortable que beaucoup de BMW plus petites de la même période. La suspension standard absorbe correctement les longues déformations et l'empattement aide beaucoup sur autoroute. Les petites cassures deviennent plus sensibles avec les grandes jantes et les pneus à flancs bas, ce qui rappelle que BMW cherchait tout de même à préserver un comportement dynamique. Le Pack M raffermit encore l'ensemble mais reste supportable pour une routière. Il faut toutefois faire la différence entre fermeté normale et amortisseurs usés. Une voiture qui tape, rebondit ou flotte n'est pas forcément "sport", elle peut simplement avoir besoin de trains roulants neufs.
L'insonorisation est très bonne, surtout avec les six cylindres qui tournent bas sur autoroute. Le 530d sait rester discret lorsque l'on stabilise la vitesse et le 530i ajoute une douceur mécanique encore plus agréable. Le 520d quatre cylindres est moins noble sur le plan acoustique, en particulier à froid, mais la caisse filtre suffisamment pour que cela reste acceptable. Avouons quand même que c'est sur ce point qu'on comprend l'intérêt des six cylindres. Une grosse BMW n'a pas seulement besoin d'aller vite, elle doit aussi donner une sensation de mécanique qui travaille sans effort.
L'iDrive était presque révolutionnaire lorsqu'il est apparu, car BMW avait décidé de regrouper une grande partie des fonctions dans un écran commandé par une molette. A l'époque, beaucoup de journalistes ont passé plus de temps à critiquer les menus qu'à expliquer ce que le système permettait réellement de faire. Aujourd'hui, le problème est différent. On comprend le principe immédiatement parce que pratiquement toutes les voitures ont repris l'idée d'un écran central, mais la vitesse et la présentation du premier système paraissent anciennes. Le CCC peut aussi tomber en panne, avec écran noir, redémarrages ou fonctions qui disparaissent.
Les versions plus tardives améliorent l'expérience, et une navigation plus récente rend l'habitacle beaucoup moins daté. Malgré tout, personne n'achète une E60 en 2026 pour profiter de son GPS d'origine. Un smartphone fait évidemment mieux pour la cartographie et le trafic. L'intérêt du système reste surtout de gérer les réglages de la voiture, l'audio et certaines fonctions de bord. Il faut donc vérifier qu'il fonctionne correctement plutôt que de juger la qualité de sa carte. Une interface vieillotte mais stable est bien moins gênante qu'un écran moderne qui redémarre toutes les cinq minutes.
La Série 5 n'est pas un monospace et cela se voit dans le nombre de rangements. Les bacs de portes, la boîte à gants et la console permettent de ranger les objets courants, mais on ne trouve pas cette profusion de tiroirs et de caches qu'une familiale plus pragmatique pouvait proposer à la même époque. BMW privilégiait une planche de bord propre et une ambiance de berline plutôt que la transformation de l'habitacle en meuble de cuisine. Cela me gêne assez peu, mais une famille avec enfants remarquera vite qu'il faut choisir où mettre les bouteilles, jouets et câbles.
Les porte gobelets ont d'ailleurs une réputation assez amusante sur certaines BMW de cette période, avec des mécanismes sophistiqués pour une fonction qui aurait pu être résolue par deux trous dans la console. C'est presque une caricature de l'ingénierie allemande. Quand ils fonctionnent, tout va bien. Quand un petit ressort ou un guide casse, on se demande pourquoi il fallait autant de pièces pour tenir un café. Ce genre de détail ne doit pas décider d'un achat, mais il résume assez bien la complexité de l'auto.
La climatisation automatique, les phares automatiques, les essuie glaces à capteur, les sièges électriques, le régulateur et les radars de stationnement étaient déjà largement disponibles, mais pas toujours de série selon la finition. Les exemplaires les plus optionnés peuvent encore sembler très bien équipés aujourd'hui. Chauffage des sièges, audio plus ambitieux, toit ouvrant, affichage tête haute, direction active ou régulateur évolué donnent une vraie sensation de voiture moderne. Le problème est évident ... chaque équipement supplémentaire est aussi un équipement supplémentaire qui peut tomber en panne.
Avant achat, il faut donc prendre le temps de tout tester. Pas seulement les quatre vitres et la radio. Essayez les réglages de sièges, les mémoires, le chauffage, le toit ouvrant, les radars, la climatisation sur plusieurs températures, les rétroviseurs, les stores éventuels, le coffre électrique lorsqu'il existe et bien sûr tous les menus iDrive. Une ancienne voiture haut de gamme peut rouler parfaitement tout en accumulant dix petites pannes de confort. Chacune paraît bénigne, mais leur addition finit par coûter le prix d'une grosse révision.
En 2026, l'intérieur de la E60 ne paraît plus moderne et ce n'est finalement pas très grave. Il a une identité. Le combiné reste lisible, les commandes physiques permettent encore de régler les fonctions essentielles sans traverser quatre menus tactiles et la position de conduite donne immédiatement l'impression d'être dans une BMW. Le volant peut paraître grand selon les versions, mais l'ergonomie générale devient vite naturelle. En ce qui me concerne, je préfère même cette logique à certaines voitures récentes qui cachent le chauffage des sièges dans un écran uniquement pour économiser trois boutons.
La qualité perçue dépend cependant énormément de l'état. Les inserts rayés, les boutons usés, les pixels défaillants ou un cuir brillant de saleté peuvent faire paraître l'habitacle beaucoup plus vieux qu'il ne l'est. A l'inverse, une voiture propre avec un intérieur clair et un écran fonctionnel reste assez cossue. Ce n'est donc pas seulement une question de kilométrage, mais de soin. Une E60 entretenue par quelqu'un qui aimait sa voiture se repère assez vite, et c'est précisément ce type d'exemplaire qu'il faut chercher.
La Série 5 E60 reste une excellente voiture pour voyager à quatre. Elle offre de bons sièges, un coffre sérieux, une insonorisation réussie et assez d'équipements pour ne pas donner l'impression de conduire une antiquité. Le Touring E61 ajoute une vraie polyvalence pour les familles, avec en échange la complexité de sa suspension pneumatique arrière. La présentation n'a pas la chaleur d'une Mercedes Classe E bien configurée et certains plastiques sont indignes du tarif neuf, mais l'ensemble garde une personnalité qui manque à beaucoup de berlines plus récentes. Bref, elle n'est pas parfaite, mais elle sait encore recevoir.
Le vrai sujet aujourd'hui n'est plus de savoir si la voiture était bien équipée en 2005. Il faut savoir si les vingt années d'utilisation ont été respectueuses. Une climatisation qui fonctionne, un CCC stable, des sièges sans jeu, un cuir propre et des trains roulants silencieux valent beaucoup plus qu'une liste de trente options sur une annonce. C'est pour ça qu'il faut choisir l'état avant la finition. Une 525d Confort impeccable sera toujours une meilleure compagne qu'une 535d Luxe négligée dont chaque bouton lance une nouvelle alerte ...
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Dernier avis : 525d 197 ch Boite auto, année 2009 jantes 16" exellis 345000 km
Posté le : 2025-11-03 18:10:58
Utilisation du véhicule : 50% ville - 50% route
Qualités : Tres bonne routiére, tres agréable à conduire, confortable, bonne tenue de route, consommations relativement faible pour la puissance ( entre 5,5 et 8 l/100 selon trajet ) spacieuse pour les passagers y compris coffre.
Défauts : Poulie Damper à remplacer tous les 100 000 km .
RAS hormis les pièces d"usure en fonction du kilométrage.
Consommation moyenne : Entre 5,5 et 8 l/ 100 km suivant trajets réalisés
Problèmes rencontrés : RAS
Note : 19/20

Coffre du break : 500 litres. Dénommée E61 pour sa version Touring (break), la BMW série 5 des soit un peu en ce qui concerne le volume de coffre puisque celui-ci atteint péniblement 500 litres. C'est juste 40 litres de plus que la série 3 Touring (E91) qui n'est elle aussi pas une référence en version break... De plus, notons qu'elle se fait littéralement écrasée par sa concurrente à savoir la Mercedes Classe E dont le coffre atteint 650 litres pour la deuxième génération et 700 litres pour la troisième sortie en 2009. En revanche, elles se rattrapent par un comportement routier ludique.
Sujets pris au hasard
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