.jpg)
Tout le monde le voit arriver… le segment des citadines polyvalentes est en train de devenir le cœur du marché électrique en Europe, surtout que Tesla laisse ce champ libre pour le moment. Et ce n’est pas une surprise car c’était déjà le cas en thermique avec les Clio, 208 ou Polo, et on retrouve exactement la même logique ici même si l'électrique a attaqué par le haut : SUV et familiales. Désormais, on s'occupe du bas.
C’est pour ça que toutes les marques attaquent ce créneau en même temps. Et le groupe Volkswagen arrive enfin avec une stratégie basée sur une nouvelle plateforme, la fameuse MEB+.
.jpg)
Voyons les choses calmement… cette plateforme MEB+, ce n’est pas une révolution. Elle s’appelait à l’origine MEB Small, et ce nom décrit beaucoup mieux ce qu’elle est réellement.
On n’est pas sur une version “améliorée” de la MEB classique, mais sur une version appauvrie, adaptée aux petites voitures et aux coûts de revient réduits.

MQB adaptée (voyez comme on laisse de la place pour les pieds des passagers arrière
MEB Small / MEB+ . Mieux mais pas révolutionnaire non plus par rapport à la MQB
On revient à une architecture plus proche d’une plateforme thermique avec un moteur placé à l’avant en traction et des trains roulants basiques.
Et finalement, on se rapproche assez d'une MQB A0 thermique si on est objectif, bien qu'ici la batterie soit mieux intégrée au châssis.
Et ça a des conséquences très concrètes. Le moteur à l’avant libère du volume à l’arrière, ce qui permet par exemple d’obtenir un coffre de 441 litres, ce qui est énorme pour une citadine. En gros, Volkswagen arrête de vouloir faire de la démonstration technique et revient à quelque chose de rationnel… produire une petite électrique rentable.
Et la première à en profiter, c’est la Cupra Raval, avant l’arrivée de sa cousine Volkswagen qui prendra la forme d’une ID. Polo.
Avec 4 046 mm de long et 1 784 mm de large, la Raval reste dans des proportions très classiques. Mais son empattement de 2 600 mm change pas mal de choses, car il permet d’étirer l’espace pour les occupants.
Et surtout, il y a ce fameux coffre de 441 litres… qui se rapproche davantage d’une compacte que d’une citadine. C’est directement lié à l’architecture avec moteur avant et à l’absence de composants électriques volumineux à l’arrière.
.jpg)
À l’intérieur, l’espace reste correct pour le segment, même si on n’est pas dans un miracle non plus. Mais l’absence de tunnel central et le plancher plat améliorent clairement la sensation d’espace.
Il faut reconnaître une chose… Cupra n’a pas fait dans la discrétion. Et avouons-le, il semble que ce soit directement inspiré de la MG4 !
.jpg)
La face avant adopte ce fameux “shark nose”, avec des lignes très tendues et une signature lumineuse marquée grâce aux Matrix LED. Sur le profil, les poignées affleurantes participent à l’aérodynamisme, ce qui n’est pas qu’un détail esthétique puisqu’elles permettent de réduire la traînée.
Et justement, Cupra annonce ici le meilleur coefficient aérodynamique de toute sa gamme. Ce n’est pas anodin, car sur une électrique, chaque gain d’air se traduit directement en autonomie.
.jpg)
À l’arrière, le bandeau lumineux et le diffuseur massif renforcent le côté agressif… peut-être un peu trop pour certains, mais c’est clairement assumé.
.jpg)
.jpg)
Là où il faut être précis, c’est sur l’association moteur / batterie, parce que tout est lié.
Les versions d’entrée de gamme utilisent une batterie LFP de 37 kWh (10 à 80 % en 23 minutes avec 88 kW) avec deux niveaux de puissance :
Ces versions visent clairement un usage urbain et périurbain, avec environ 300 km d’autonomie WLTP.
Au-dessus, on passe à une batterie NMC de 52 kWh (10 à 80 % en 24 minutes avec 105 kW), associée aux moteurs les plus puissants :
Côté autonomie, on atteint environ 450 km WLTP pour les versions les plus efficientes, et plutôt autour de 400 km pour la version VZ plus performante.
Et là, il y a un point intéressant… le groupe motopropulseur APP 290 utilise un moteur électrique à haut rendement et la plateforme a des cellules intégrées directement dans le plancher sans modules intermédiaires (moins de matière liée à la structure du pack), ce qui permet d’augmenter la densité énergétique d’environ 10%.
Même si la base reste simple, Cupra a quand même travaillé le comportement.
Sur la version VZ notamment, on retrouve :
La marque parle d’un “Go Kart feeling”… bon, ça reste du marketing, mais il y a clairement une volonté de proposer quelque chose de plus dynamique que la moyenne.
À bord, on sent une vraie rupture avec les anciennes productions du groupe.
.jpg)
On retrouve un combiné numérique de 10,25 pouces et un écran central de 12,9 pouces, mais surtout l’arrivée d’Android Automotive change pas mal de choses.
L’interface devient plus fluide, plus moderne, avec des applications natives comme YouTube ou Spotify. Et pour une fois, Volkswagen semble avoir corrigé une de ses plus grosses faiblesses.
.jpg)
Côté audio, un système Sennheiser de 475 W avec 12 haut-parleurs est proposé, ce qui est largement suffisant vu le volume de l’habitacle.
Cette Raval s’inscrit dans la continuité des Volkswagen e-Up!, Seat Mii Electric et Skoda Citigo-e iV, mais avec une approche beaucoup plus industrialisée.
Et surtout, elle arrive dans un segment déjà très chargé. Entre la MG4, la Renault 5, la e-208 ou encore la future ID. Polo, la bataille va être très rude.
La commercialisation est prévue pour l’été 2026, avec un prix de départ annoncé à 25 995 euros.
Et là, c’est probablement le point le plus important… parce que c’est précisément ce niveau de prix qui peut enfin rendre l’électrique crédible pour le grand public.
Derniers articles sur Cupra :
Ecrire un commentaire
Que pensez-vous des publicités sur l'automobile ?
© CopyRights Fiches-auto.fr 2026. Tous droits de reproductions réservés.
Nous contacter - Mentions légales
Fiches-auto.fr participe et est conforme à l'ensemble des Spécifications et Politiques du Transparency & Consent Framework de l'IAB Europe. Il utilise la Consent Management Platform n°92.
Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant ici.