L'Espagne baisse les taxes sur les carburants, la France préfère le surendettement

Dernière modification : 25/03/2026 -  1

En Espagne, les automobilistes respirent un peu mieux ces jours-ci. Le gouvernement de Pedro Sánchez a décidé de baisser temporairement les taxes sur les carburants, et ça change concrètement la donne avec la flambée des prix liée aux tensions au Moyen-Orient. Tout bêtement, la TVA sur l'essence et le diesel passe de 21% à 10%, dans les limites permises par l'Union européenne. En plus, l'impôt spécial sur les hydrocarbures est ramené au minimum autorisé. Résultat concret : la baisse peut atteindre jusqu'à 30 centimes par litre à la pompe, parfois même entre 20 et 40 centimes selon les cas. Cela représente 15 à 20 euros d'économie sur un plein d'environ 55 litres, ce qui commence à compter quand on roule tous les jours.

Un plan d'urgence concret de 5 milliards d'euros

Ce n'est pas juste un ajustement isolé. Le gouvernement espagnol a mis sur la table un plan d'environ 5 milliards d'euros, avec une série de mesures assez larges. On retrouve notamment une aide directe de 0.20 € par litre pour les transporteurs, les agriculteurs et les pêcheurs. Les mesures sont entrées en vigueur dès le 22 mars 2026, donc l'effet est immédiat.

Et ils ne se sont pas arrêtés au carburant. La TVA sur l'électricité et le gaz est aussi abaissée à 10%, ce qui permet d'amortir un peu le choc global. Car si le carburant augmente, tout le reste suit derrière, donc agir uniquement sur l'essence ne suffit pas. Là, l'idée est plus globale, et ça se ressent directement sur le budget des ménages.

Voyons maintenant ce qui se passe en France. Là, le contraste est assez net. Malgré des prix qui flirtent régulièrement avec les 2 euros le litre, il n'y a pas de baisse fiscale à l'horizon. Le discours reste le même : on entend les difficultés, mais on ne touche pas vraiment aux taxes.

Et c'est là que ça devient un peu particulier. Car plus les prix montent, plus les recettes suivent. Donc au fond, laisser filer n'est pas forcément pénalisant pour l'État. Il me semble même que cette situation finit presque par s'installer comme une normalité, avec des automobilistes qui doivent s'adapter de gré ou de force.

Sous la Macronie, la voiture n'a jamais été vraiment ménagée. Elle est plutôt vue comme un levier, à la fois fiscal et politique. Donc quand les conducteurs commencent à tirer la langue, ce n'est pas forcément traité comme une urgence absolue. Avouons quand même que ça donne une impression assez spéciale ... Le gouvernement veut accélérer le re-remplissement des caisses (par ces hausses du prix) qu'il cherche pourtant à vider le plus vite possible d'un autre côté ... Le but est-il d'avoir le bilan le plus négatif qui soit, pour la collectivité comme pour l'individu ?

Et au lieu de réduire tout simplement les taxes comme en Espagne, l'État propose plutôt des prêts de trésorerie à court terme via Bpifrance pour les secteurs les plus touchés (transporteurs, agriculteurs, pêcheurs). En gros, on reporte les cotisations sociales, on étale les impôts, et on pousse les plus fragiles à s'endetter un peu plus pour tenir. Avouons que c'est assez machiavélique comme procédé : on ne soulage pas le portefeuille, on fait juste tourner la dette. Les profils déjà en difficulté se retrouvent encore plus vulnérables, avec un remboursement à venir qui pèsera sur leur trésorerie demain.

L'Espagne affiche une ligne plus cohérente

Au-delà du carburant, l'Espagne donne aussi l'impression de suivre une ligne plus assumée. Elle agit quand les prix dérapent, quitte à réduire ses recettes à court terme, et elle le fait de manière assez directe.

Sur le plan international aussi, Madrid montre une certaine distance. Le pays insiste sur le respect du droit international et évite de s'engager trop rapidement dans des logiques d'escalade. Cela traduit une volonté de garder une forme d'indépendance dans ses décisions.

Certains vont plus loin dans leur lecture et estiment que les conflits actuels dépassent largement les versions officielles, avec des intérêts qui ne sont pas toujours très clairs (pour masquer des dossiers très embarrassants ?). Chacun se fera son avis. Mais une chose est sûre, ces tensions ont un impact rarement vu sur les prix de l'énergie, et donc sur le quotidien (comme le rappelle Charles Gave, l'économie ce n'est que de l'énergie transformée).

Au final, la différence est assez visible. D'un côté, un pays qui agit directement sur les taxes et permet de gagner entre 20 et 30 centimes par litre. De l'autre, un pays qui ajuste à la marge et laisse les prix suivre leur trajectoire, tout envoyant les citoyens se ronger les ongles à l'approche d'une station sé(r)vice.


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