
L’hybridation est souvent présentée comme une étape clé de la transition automobile, censée faire le lien entre les motorisations thermiques classiques et l’électrique. Pourtant, lorsqu’on observe l’évolution du parc automobile en circulation, tous les types d’hybrides ne suivent pas la même trajectoire. Entre hybrides simples (HEV) et hybrides rechargeables (PHEV), les dynamiques sont très contrastées, tant en volume que dans leur rôle réel au sein du parc français.
Les graphiques ci-dessous permettent de visualiser l’évolution du parc en circulation de ces deux technologies entre 2011 et 2025, et de mieux comprendre ce que représente réellement l’hybridation aujourd’hui.
Attention, je n'ai filtré ici que les voitures à destination des particuliers, les pros ont été évincés.

| Parc hybrides HEV en circulation | |
|---|---|
| 2011 | |
| 2012 | |
| 2013 | |
| 2014 | |
| 2015 | |
| 2016 | |
| 2017 | |
| 2018 | |
| 2019 | |
| 2020 | |
| 2021 | |
| 2022 | |
| 2023 | |
| 2024 | |
| 2025 |

| Parc hybrides PHEV en circulation | |
|---|---|
| 2011 | |
| 2012 | |
| 2013 | |
| 2014 | |
| 2015 | |
| 2016 | |
| 2017 | |
| 2018 | |
| 2019 | |
| 2020 | |
| 2021 | |
| 2022 | |
| 2023 | |
| 2024 | |
| 2025 |
Les hybrides simples connaissent une progression continue et très marquée à partir du milieu des années 2010. Longtemps marginaux, ils dépassent le million de véhicules en circulation à l’horizon 2024, pour atteindre environ 1,56 million d’unités en 2025. Cette croissance n’est pas anodine : elle traduit une adoption massive de l’hybridation comme solution de remplacement des motorisations 100 % thermiques classiques.
En 2025, les hybrides HEV représentent à eux seuls environ 4,3 % du parc total de voitures particulières en circulation. Ce chiffre peut sembler modeste, mais il est significatif pour une technologie quasiment inexistante quinze ans plus tôt. Surtout, cette progression s’explique moins par un effet de mode que par une évolution structurelle du marché. Les hybrides légers et full hybrid remplacent progressivement les moteurs essence et diesel traditionnels, mais aussi une partie des motorisations mild hybrid 48 V, désormais elles-mêmes pénalisées par les malus environnementaux.
L’hybride simple s’impose ainsi comme une solution de compromis pour les constructeurs et les automobilistes : pas de recharge, une fiscalité encore relativement favorable, et une compatibilité totale avec les usages existants.
La courbe des hybrides rechargeables raconte une histoire très différente. Leur progression est réelle, avec un parc qui atteint environ 340 000 véhicules en 2025, mais elle reste beaucoup plus contenue en volume. À cette date, les PHEV représentent à peine 0,9 % du parc total des voitures particulières.
Après une phase de croissance soutenue, notamment portée par les flottes professionnelles et les avantages fiscaux initiaux, l’hybride rechargeable montre des signes clairs d’essoufflement. La raison est en grande partie réglementaire et fiscale. Ces véhicules ont progressivement perdu leurs avantages, avec l’alourdissement du malus au poids, la remise en cause de certains bonus, et une fiscalité de plus en plus sévère sur les avantages en nature. À cela s’ajoute un constat désormais bien documenté : en usage réel, les PHEV sont souvent peu rechargés et roulent majoritairement en mode thermique, ce qui a contribué à leur déclassement dans les politiques publiques.
Résultat, l’hybride rechargeable bat clairement de l’aile en France, et son rôle dans le parc reste marginal malgré une visibilité médiatique encore importante.
En additionnant hybrides simples et hybrides rechargeables, on obtient environ 1,9 million de véhicules hybrides en circulation en 2025. Cela correspond à un peu plus de 5 % du parc total des voitures particulières. Ce chiffre permet de relativiser certains discours : l’hybridation progresse vite, mais elle reste encore minoritaire à l’échelle du parc français.
Surtout, cette hybridation est très largement portée par les HEV, devenus un levier stratégique pour les constructeurs afin de contourner les contraintes réglementaires tout en évitant une électrification totale encore coûteuse et parfois mal acceptée. L’hybride rechargeable, en revanche, apparaît de plus en plus comme une technologie de transition déjà fragilisée, coincée entre des contraintes d’usage, une fiscalité défavorable et la montée en puissance progressive du 100 % électrique.
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