
La Série 1 F20 a mis un peu d'eau dans son vin par rapport à l'E87. C'est particulièrement visible sur le confort car les suspensions attaquent les imperfections avec davantage de souplesse, les sièges filtrent mieux et l'insonorisation progresse. BMW n'a évidemment pas transformé sa compacte en canapé, surtout avec le Pack M et de grandes roues, mais les longs trajets fatiguent moins. Cela correspond assez bien à l'évolution générale de la voiture. Elle garde sa position de conduite basse et son ambiance de petite propulsion, seulement elle essaie moins de rappeler à chaque plaque d'égout que les ingénieurs aiment conduire vite.
| Habitabilité 2ème rang : | |
| Volume de coffre (360 L) : | |
| Confort de suspension : | |
| Confort 16p 195mm : | |
| Confort M-Sport 19p : | |
| Finition / Présentation : | |
| Finition Restylage : | |
| Infodivertissement : | |
| Infodiv. idrive NBT/ID6 : | |
| Places assises : | |
| Empattement * : |
* : l'empattement est un indice important sur l'habitabilité
Le choix des pneus joue énormément. Une version en 16 pouces se montre beaucoup plus conciliante qu'une auto en 18 pouces chaussée en Run Flat, et cette différence peut être plus perceptible que certains équipements facturés très cher à l'époque. Pour ma part, je ne rejetterais donc pas une F20 simplement parce qu'un premier essai m'a semblé trop ferme. Il faut regarder la configuration entière, car BMW a laissé suffisamment de choix pour créer une Série 1 plutôt confortable ou au contraire assez sèche.
La F20 grandit de 8,5 cm par rapport à l'ancienne et son empattement gagne 3 cm. BMW annonçait aussi 21 mm supplémentaires pour les jambes à l'arrière, ce qui se sent réellement. On n'est plus aussi serré que dans l'E87, mais il ne faut pas attendre les miracles permis par une compacte à moteur transversal. Le moteur longitudinal, la boîte dans l'axe de la voiture et l'arbre qui repart vers l'arrière occupent de la place. C'est le prix de l'architecture qui fait justement une bonne partie du charme de cette Série 1.

Voyez le tunnel de transmission au centre ...
Deux adultes s'installent correctement derrière si les occupants avant ne sont pas immenses, mais la place centrale reste clairement une place de dépannage. Le tunnel de transmission est volumineux et oblige le passager du milieu à écarter les jambes, tandis que la largeur de banquette ne transforme pas la voiture en limousine. Pour deux enfants ou deux adolescents, aucun problème particulier. Pour trois adultes sur 500 km, je conseillerais plutôt de très bien choisir ses amis ... La F20 reste donc une compacte utilisable en famille, mais ce n'est pas celle que je prendrais si le deuxième rang constitue le critère numéro un.
Le coffre progresse de 330 à 360 litres, ce qui est appréciable mais toujours pas spectaculaire. Là encore, la mécanique prend sa petite commission. Le volume suffit pour les courses, les bagages d'un couple ou une petite famille qui sait voyager intelligemment, mais une Golf ou certaines autres compactes transversales exploitent mieux leur gabarit. Le seuil n'est pas dramatique et la forme reste assez exploitable, donc les 360 litres sont utilisables sans devoir jouer à Tetris pendant vingt minutes.

La banquette rabattue permet d'atteindre environ 1 200 litres et le plancher reste convenable. BMW proposait aussi un dossier fractionnable 40 / 20 / 40 selon la configuration, une solution pratique pour charger des objets longs tout en conservant deux vraies places arrière. Ce détail est finalement plus utile au quotidien que beaucoup d'options de prestige. On peut glisser des skis ou une planche sans condamner tout le deuxième rang, ce qui correspond bien à une voiture souvent utilisée par une ou deux personnes mais qui doit parfois rendre des services familiaux.
La F20 fait mieux que l'E87 sur les petits rangements mais elle reste loin d'un monospace déguisé. Les bacs de porte, la boîte à gants et la console centrale permettent de vivre normalement, seulement rien n'est particulièrement généreux. Le tunnel central et l'implantation de la transmission limitent encore les possibilités. On comprend assez vite que la priorité du cahier des charges n'était pas de caser quinze bouteilles et quatre tablettes dans l'habitacle. Ce n'est pas gênant au quotidien, mais celui qui vient d'une compacte conçue avant tout autour de l'espace pourra trouver BMW un peu radin sur ce chapitre.

L'ancienne Série 1 avait beaucoup été critiquée pour sa finition, parfois avec une sévérité qui me semblait franchement exagérée. La F20 hausse malgré tout le niveau de manière visible. Les assemblages sont sérieux, les matériaux du haut de planche de bord sont valorisants et le dessin rapproche davantage la petite BMW des Série 3 de l'époque. L'ambiance reste plus sportive que luxueuse, ce qui me paraît cohérent avec le produit. Une A3 III peut encore faire mieux sur certains détails et donner une impression plus homogène, mais parler d'un habitacle indigne du premium serait ici assez ridicule.
Les différences entre configurations sont importantes. Un intérieur sombre avec inserts noirs brillants, petit écran et sièges de base peut vite paraître austère, tandis qu'une auto avec de beaux inserts, des sièges sport et un grand écran donne presque l'impression de monter d'une catégorie. C'est d'ailleurs un classique chez les constructeurs allemands. Le catalogue d'options permet de fabriquer une voiture très valorisante, puis les photos de l'annonce en occasion font parfois découvrir qu'un premier propriétaire a décidé d'économiser exactement sur tout ce qu'on touche et regarde ...


Avec le recul, la F20 vieillit plutôt bien. Les commandes physiques, la molette iDrive et les boutons de climatisation donnent même aujourd'hui une impression d'ergonomie assez rafraîchissante à une époque où certains constructeurs cachent le réglage de température derrière trois menus tactiles. Les plastiques brillants peuvent se rayer, certains revêtements marquent et les volants très utilisés finissent évidemment par trahir le kilométrage, mais le mobilier tient globalement bien. Une voiture propre à 150 000 km n'a donc rien d'exceptionnel si elle a été entretenue par quelqu'un qui ne traitait pas l'habitacle comme une benne de chantier.
L'infodivertissement a beaucoup évolué pendant les huit années de carrière. Les premières versions paraissent désormais datées, surtout avec le petit écran, tandis que les systèmes Professional tardifs avec grande dalle conservent une présentation encore agréable. La définition et les fonctions ne rivalisent évidemment plus avec une voiture récente, mais l'ergonomie du contrôleur iDrive reste excellente. On peut manipuler beaucoup de fonctions sans tendre le bras vers l'écran et sans quitter longtemps la route des yeux. Je trouve même que BMW avait ici atteint un équilibre que l'industrie a ensuite parfois détruit en confondant modernité et disparition totale des boutons.
Les modèles les plus tardifs gagnent aussi en connectivité et l'interface évolue nettement, ce qui rend une phase 2 plus agréable au quotidien. Il faut toutefois vérifier ce que possède réellement l'exemplaire convoité car le logo BMW sur le capot ne garantissait pas automatiquement le grand GPS, la meilleure sono ou toutes les fonctions connectées. Deux F20 du même moteur et de la même année peuvent donc avoir des habitacles très différents à l'usage.
La conclusion n'a finalement pas beaucoup changé depuis sa sortie. Cette Série 1 n'est pas la meilleure compacte pour transporter cinq personnes et leurs bagages, mais elle fait mieux que l'E87 tout en conservant l'architecture propulsion qui lui donne sa personnalité. C'est ce compromis qui est devenu intéressant avec le temps. La génération suivante a gagné en rationalité avec son moteur transversal, seulement elle a aussi perdu ce sentiment d'être assis dans une petite BMW construite comme les grandes. Pour ma part, j'accepte volontiers les quelques centimètres perdus aux jambes et les litres de coffre sacrifiés si c'est pour garder un moteur longitudinal, une vraie position de conduite BMW et la possibilité d'avoir un six cylindres sous le capot. Tout le monde ne fera pas ce choix, et c'est justement ce qui rend la F20 encore attachante aujourd'hui.
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Dernier avis : 125i 218 ch
Posté le : 2026-01-02 16:22:12
Utilisation du véhicule : 100% route
Qualités : Agréable à conduite suffisamment puissante pour être en sécurité sur la route. Bien équipé.
Défauts : Amortissement manque de souplesse
Consommation moyenne : 8L/100
Problèmes rencontrés : Rien à signaler
Note : 17/20
Prix assurance : 650 euros/an (Assureur : Matmut) (type de contrat : Tous risques ) (Bonus/Malus : 50+15)

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