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Les signaux se multiplient : en 2026, le prix de l’essence et du diesel devrait repartir à la hausse. Rien d’officiel sous forme de taxe, rien de spectaculaire à première vue, mais un mécanisme bien réel qui va peser sur le portefeuille de ceux qui roulent encore en thermique. Cette fois, la hausse vient du financement des aides accordées aux véhicules électriques, et l’équation est assez simple une fois qu’on regarde comment fonctionne le système.
L’État a décidé d’élargir et de renforcer le dispositif des Certificats d’économies d’énergie. Ces CEE imposent aux fournisseurs d’énergie – qui incluent les carburants fossiles – de contribuer davantage à la transition énergétique. Et quand leur contribution augmente, leurs coûts augmentent avec. Sans surprise, une partie de ces coûts finit intégralement répercutée à la pompe.
Les estimations actuelles évoquent une hausse située entre 4 et 6 centimes par litre dès le début de l’année 2026. Ce n’est pas un changement massif, mais suffisamment significatif pour que les automobilistes réguliers le sentent passer. Le poids des CEE dans le prix final du litre pourrait donc grimper d’environ 11 centimes aujourd’hui à quelque chose comme 15 ou 17 centimes l’an prochain, ce qui entraîne mécaniquement une augmentation.
Le dispositif d’aide à l’achat des voitures électriques est devenu plus généreux, notamment pour les ménages modestes. Les nouveaux barèmes autorisent des coups de pouce qui peuvent dépasser 5 700 €, et ce budget ne tombe pas du ciel. Une partie est justement financée par les CEE, ce qui revient indirectement à faire contribuer les carburants thermiques au financement de l’électrique.
Ce n’est pas présenté comme une taxe, ce n’est pas affiché comme une augmentation ciblée, mais dans les faits, c’est bien le même résultat : le prix des carburants grimpe pour participer au financement d’un dispositif dont tous les conducteurs ne profitent pas.
Les stations-service ne sont pas obligées de répercuter l’intégralité des surcoûts. Le marché du carburant est libre, et les distributeurs peuvent choisir d’absorber une partie de l’augmentation ou de la lisser dans le temps. Malgré tout, l’expérience montre qu’une hausse de coût finit presque toujours, tôt ou tard, intégrée dans le prix final.
Le facteur extérieur reste le cours du pétrole. S’il se détend, il pourrait compenser en partie cette hausse. S’il remonte, au contraire, l’effet se cumulera, ce qui peut produire un bond beaucoup plus visible à la pompe.
Un élément risque de faire beaucoup parler : le fait de financer une partie de l’électrique via le carburant thermique. Dans un pays où le débat “thermique contre électrique” est déjà particulièrement clivé, cette décision risque d’attiser les tensions.
Les conducteurs qui restent fidèles à l’essence ou au diesel vont très mal vivre l’idée de payer un carburant plus cher pour contribuer à la transition d’un autre groupe d’automobilistes. Du côté des pro-électriques, on rappellera que la transition a un coût et qu’il faut bien le financer quelque part. Mais le ressenti des pro-thermiques, lui, ne changera pas : ils auront l’impression d’être mis à contribution pour un choix qu’ils n’ont pas fait ou qu’ils ne peuvent pas faire.
Là où le débat était déjà chargé, cette mesure risque d’ajouter une couche de frustration.
Sur un plein de 50 litres, une hausse de quelques centimes représente 2 à 3 euros. Ce n’est pas un choc majeur, mais sur une année complète, et pour ceux qui roulent beaucoup, l’impact devient tangible. Si le baril remonte ou si d’autres contraintes réglementaires viennent s’ajouter, la courbe pourrait grimper plus vite que prévu.
L’année 2026 s’annonce comme un tournant discret mais réel pour les prix des carburants. Le renforcement des CEE, destiné en partie à financer les aides à l’électrique, enclenche un mécanisme qui se répercute directement sur l’essence et le diesel. La hausse sera probablement modérée, mais elle arrive dans un contexte social déjà tendu autour du choix de motorisation.
En clair : plus le soutien à l’électrique augmente, plus le carburant thermique risque de coûter cher. Et ce glissement-là ne passera pas inaperçu. Une petite incohérence s’est peut être glissée dans ce texte, mais l’ensemble reste cohérent avec ce qu’on sait aujourd’hui.
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