

C'est l'un des aspects les plus importants pour celui qui achète un monospace, est-il vraiment habitable ? L'espace à bord a-t-il été optimisé ? Tout d'abord le coffre évolue un peu avec environ 40 litres supplémentaires. Pas de quoi tout bouleverser mais c'est à noter car pour le reste il ne fait pas mieux que l'ancien ... En effet, l'habitabilité au deuxième rang est suffisamment généreuse mais en léger retrait par rapport au précédent opus (ici le coffre semble avoir été un peu plus privilégié). La banquette arrière est composée de trois sièges indépendants (pas très larges du coup) coulissants, à condition de prendre au moins une finition Confort tout en payant un supplément. Pour les autres versions, les sièges restent évidemment escamotables pour libérer un plancher plat. De ce côté là rien à lui reprocher, il est modulable et fonctionnel.
| Habitabilité 2ème rang : | |
| Volume de coffre (540 L) : | |
| Grand C4 Picasso / SpaceTourer (614 L) : | |
| Confort de suspension : | |
| Confort Gd Picasso / SpaceT. : | |
| Confort 18p 225mm : | |
| Finition / Présentation : | |
| Infodivertissement : | |
| Infodiv. Restylage : | |
| Places assises : | |
| Empattement * : |
* : l'empattement est un indice important sur l'habitabilité
A noter que le coffre faisant 540 litres peut grimper à 630 litres en avançant au maximum les sièges coulissants, ce qui pénalisera en revanche grandement l'espace aux jambes des occupants ...
Le C4 Grand Picasso / Spacetourer grimpe de 614 à 704 litres selon la position plus ou moins avancée du deuxième rang.
Les rangements sont nombreux mais pas forcément tous très spacieux, pas de quoi forcer la critique non plus.

Que ce soit sur le court ou le long, l'habitabilité au deuxième rang reste la même. C'est le coffre qui diffère (notez que les assises sont coulissantes en option
Voici la version longue en 7 places
De plus près (Grand C4 Spacetourer)
Coffre de la version courte
Celui de la version longue
Et enfin la modularité
La révolution stylistique engagée par Citroën depuis quelques années se confirme encore une fois dans l'habitacle de ce Picasso troisième génération. L'ensemble est particulièrement épuré et procure une certaine ambiance zen, relaxante ... Sans aucun doute, la présentation est dans l'air du temps, voire même un peu en avance avec par exemple des commandes d'aération/climatisation intégrées au système multimedia tactile de 7 pouces. A part peut-être le volant qui commence un à faire "old school". Il n'y a donc plus aucun bouton mécanique qui permet de contrôler la soufflerie ni la température dans l'habitacle (sauf bien sûr l'orientation des aérateurs et leur ouverture). Pas génial en cas de problème avec l'écran de contrôle ... Si jamais il tombe en panne avec de mauvais réglages il faudra subir (le chaud ou le froid) jusqu'à l'intervention d'un agent Citroën.
Pour continuer sur la lancée des écrans de contrôle, ajoutons qu'en plus de celui de 7 pouces tactile, il y a un autre écran de 12 pouces (très grand donc) en haute résolution situé au centre de la planche de bord (sur lequel on peut, comme dans Windows, choisir un fond d'écran personnalisé). Hélas, il n'est pas disponible dans la finition Attraction (entrée de gamme) qui est disponible aux alentours des 23000 euros... Il faudra donc au moins opter pour une version Confort pas vraiment plus onéreuse (celui qui a le budget serré ne le verra peut-être pas sous le même angle ...). En tout cas, ce deuxième écran change réellement la donne question multimedia car celui de 7 pouces se révèle assez minimaliste, surtout pour profiter correctement du GPS. En effet, l'écran 12 pouces est à la fois plus confortable mais aussi placé plus près du regard lorsque l'on observe la route, tout comme le compteur (ah les radars ...) placé sur la gauche qui prend environ le tiers du moniteur (il y a aussi la température extérieure, voyants d'alerte moteur, carburant restant, heure ...) . A noter que ce dernier n'est pas tactile (de toute manière il serait trop loin pour ça, il n'y a que Renault qui a osé avec le Kangoo dont l'écran est placé si loin qu'il faut se contorsionner) et que le petit écran, dispose (en plus d'être tactile) des boutons tactiles façon Playstation 3 sur les côtés pour la navigation de base. Pour finir, l'ergonomie de l'ensemble est suffisamment simple pour convenir même aux plus âgés (c'est généralement une clientèle qui ne voit pas forcément du plus bon oeil ce genre d'équipements ...).
Et oui, Citroën se plie à la tendance en proposant dans l'OS (operating system du multimedia embarqué) la possibilité d'installer des applications. Contrairement au système Airlink de Renault, il faut cette fois s'affranchir d'un petit abonnement qui permet d'avoir accès aux applications (une petite vingtaine) telles que Coyote par exemple (sûrement la plus utile ...). Malgré tout, le nombre d'applications reste limité et se ne révèle donc pas vraiment indispensable si vous avez déjà un smartphone avec support pour pare-brise.
On le sait, la tendance des constructeurs est d'améliorer le comportement de leurs autos en se laissant aller à la rigidification des réglages châssis (un peu moins pour les Françaises), avec une impression qu'ils s'inspirent un peu du courant germanique ... Citroën a, au contraire, toujours proposé (on oublie les DS ici ...) un confort très moelleux allant même jusqu'à rendre un peu trop souples les suspensions, avec une effet de tangage qui ne renie en rien, au passage, ses ancêtres 2CV et Mehari (en exagérant un peu le trait). Ici, le tangage et le roulis ont été limité jusqu'à un point où il n'y a quasiment plus de désagrément. Et pourtant le confort de suspensions va jusqu'à vous isoler de la route quand celle-ci se dégrade, tout l'inverse de ce que recherche un amateur de conduite sportive mais exactement ce que recherche monsieur et madame tout le monde, soit 90% des gens. Bref, niveau confort il reste au top et surclasse toujours ses petits copains (Scenic, Touran, C-Max ...). Concernant les sensations de conduite je vous invite à aller voir le chapitre "comportement routier".
Concernant la luminosité de l'habitacle c'est toujours aussi bien, cette troisième version garde les atouts du deuxième avec encore une fois des surfaces vitrées généreuses et le fameux pare-brise panoramique. Donc pas de soucis de ce côté là, vous serez dans la lumière !
Enfin, l'insonorisation est plutôt pas mal sans toutefois bluffer. Il existe une option permettant d'ajouter des feuilles isolantes aux vitres pour encore améliorer l'ensemble. Notons aussi que les bruits d'air semblent moins présent du fait de sont meilleur aérodynamisme et de sa hauteur de caisse plus basse (moins de prise au vent).
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On le sait, ce n'était pas le point fort de le deuxième génération même si dans les versions restylées (et haut de gamme) cela s'était largement amélioré. Ici on passe véritablement dans le 21 ème siècle puisque l'allure de ce tableau de bord ne risque pas de se démoder de si tôt ... Je parie qu'il sera encore largement acceptable dans 15 ans ! Mais revenons à nos moutons, à savoir la qualité de finition ... Elle est ma fois très bonne sans toutefois retranscrire la qualité allemande que l'on peut retrouver dans un Touran par exemple (certes bien plus triste en présentation). En fait, ce sont principalement les parties basses de la planche de bord qui viennent un peu gâcher la fête. Les plastiques restent un peu trop sommaires sans toutefois, heureusement, tomber dans le low cost.
En revanche, pour ce qui est du haut de la planche de bord, il y a de quoi être emballé avec un revêtement (plusieurs couleurs possibles menant à une présentation générale bicolore) moussé de manière très généreuse. L'impression renvoyée par la texture est peu habituelle, original mais pas forcément ultra qualitatif. Pour le reste c'est très bien assemblé, la console centrale façon épurée est qualitative, faisant penser à de la hifi haut de gamme. Tout comme les aérateurs qui ont une allure bien inspirée et qui se compose d'un plastique, certes dur, mais valorisant. Pour résumer, c'est une voiture grand public qui pourrait commencer à fréquenter une clientèle plus bourgeoise.
La phase 2 ne bouleverse pas la planche de bord, et c'est probablement une bonne chose car la présentation avait déjà une vraie personnalité. Le changement le plus utile concerne la tablette tactile de 7 pouces qui devient plus réactive et reçoit Citroën Connect Nav. La première version pouvait donner l'impression d'utiliser une tablette d'ancienne génération, avec des temps de réponse qui deviennent vite agaçants quand la climatisation passe elle aussi par l'écran. Le nouveau système ne devient pas magique mais il réduit franchement cette sensation d'attendre la voiture. Il ajoute aussi davantage de services connectés, ce qui était nécessaire au milieu des années 2010.
Avec le recul, l'idée de mettre presque toutes les commandes sur un écran mérite quand même une petite pique. En 2013 cela donnait l'impression d'entrer dans le futur, mais on sait maintenant qu'une bonne commande physique reste souvent plus rapide pour régler une température ou modifier la soufflerie. Le Picasso n'est pas inutilisable, loin de là, simplement le spectaculaire n'est pas toujours synonyme d'ergonomie. Le grand écran de 12 pouces placé haut reste en revanche très agréable à lire et permet d'avoir beaucoup d'informations sans baisser les yeux. Le contraste entre les deux écrans résume assez bien l'habitacle. Il y a de vraies bonnes idées et quelques effets de mode qu'on regarde aujourd'hui avec davantage de recul.
La disparition progressive des monospaces permet de mesurer ce que cette architecture apportait réellement. Le C4 Picasso n'a pas besoin d'un capot interminable ni de passages de roues énormes pour donner une impression de statut. Sa carrosserie est dessinée autour des occupants, avec un pare brise très avancé, une grande surface vitrée et un plancher exploité au maximum. Le résultat est que 4,43 m suffisent à proposer trois vrais sièges arrière, un coffre énorme et une sensation d'espace qu'un SUV de longueur similaire n'offre pas toujours. C'est moins spectaculaire devant l'école, mais beaucoup plus logique quand il faut installer trois enfants et leurs affaires.
Le Grand pousse naturellement le principe plus loin avec deux places escamotables supplémentaires. Elles restent destinées en priorité aux enfants ou à des adultes sur une courte distance, car on ne crée pas de la longueur de jambes par la magie d'un logo. Une fois repliées, elles disparaissent proprement dans le plancher et permettent de retrouver un grand volume de chargement. C'est ce genre de détail qui rappelle que Citroën savait encore concevoir un produit autour d'un usage précis. On peut critiquer les plastiques ou l'écran tactile autant qu'on veut, la modularité reste une vraie qualité technique.
Les suspensions font une grosse partie du travail, mais le confort ne vient pas uniquement des amortisseurs. Les assises sont plutôt souples, les dossiers accueillants et certaines finitions proposent des fonctions de massage ou le fameux siège passager Relax avec repose jambes. Ce dernier n'est pas indispensable, mais il colle parfaitement au positionnement de l'auto. Le conducteur profite d'une position assez basse pour un monospace, ce qui donne une sensation moins perchée que dans beaucoup de SUV. Certains regretteront de ne pas dominer la route, mais en ce qui me concerne cette position aide à se sentir davantage dans la voiture que posé au dessus d'elle.
Les longs trajets sont aussi favorisés par la luminosité et les grandes surfaces vitrées. Le pare brise panoramique donne une impression d'ouverture que les carrosseries modernes aux ceintures de caisse très hautes ont parfois perdue. L'insonorisation est correcte sans atteindre celle d'une grosse berline, avec des bruits de roulement qui dépendent logiquement beaucoup des pneus. Les diesels se font entendre à froid mais restent discrets une fois lancés. Avec un THP ou un PureTech à vitesse stabilisée, l'ambiance est encore plus calme, même si la question de fiabilité empêche aujourd'hui de choisir un moteur uniquement pour son silence.
Plus de dix ans après les premières livraisons, le dessin du tableau de bord a finalement mieux vieilli que certains ne l'imaginaient. L'absence d'une forêt de petits boutons et la forme très horizontale gardent une certaine modernité. Les matériaux ne racontent pas tous la même histoire. La partie haute reste valorisante, les assemblages sont globalement sérieux et les tissus colorés donnent encore une ambiance chaleureuse. Les zones basses sont beaucoup plus basiques et peuvent marquer avec l'usage, surtout dans une voiture familiale qui a servi à transporter poussettes, jouets, chaussures et tout ce qui accompagne la vraie vie.
Il faut aussi tester chaque fonction électrique avant achat. Les deux écrans, la climatisation, les caméras, les radars, le hayon motorisé lorsqu'il est présent et les nombreux équipements de confort rendent le Picasso agréable quand tout fonctionne, mais ils multiplient aussi les petites sources de contrariété avec l'âge. Un écran qui redémarre ou une caméra capricieuse ne condamne pas la voiture, simplement il faut l'intégrer dans le prix. C'est un monospace de grande diffusion, pas une vieille voiture simple avec trois boutons et un câble de chauffage.
Au final, la vie à bord reste probablement la meilleure raison d'acheter ce C4 Picasso aujourd'hui. Il n'est pas parfait et certains choix ergonomiques ont moins bien vieilli que le dessin général, mais il conserve une vraie intelligence d'aménagement. Trois sièges indépendants, un coffre immense, une bonne luminosité, de nombreux rangements et une excellente modularité sont des qualités concrètes que l'on utilise tous les jours. Elles valent beaucoup plus à mes yeux qu'une carrosserie de SUV ou qu'une animation lumineuse au déverrouillage.
Le plus amusant est que le marché a abandonné ce type de voiture au moment où il devenait techniquement très abouti. Le C4 Picasso III est plus léger que son prédécesseur, plus compact à l'extérieur et pourtant remarquablement habitable. Ce n'est pas une prouesse marketing, c'est simplement le résultat d'une architecture pensée pour transporter des gens. Avec le recul, je trouve que cette qualité est devenue beaucoup plus visible qu'en 2013.
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Dernier avis : 1.6 BlueHDI 120 ch 2015, 180000Km, Boite manuelle, Jante Alu
Posté le : 2026-07-25 19:18:53
Utilisation du véhicule : 50% ville - 50% route
Qualités : Comfort, facilité d’utilisation, souplesse de la direction, consommation
Défauts : Fuite d’huile, flou dans l’embrayage
Consommation moyenne : 6L/100Km
Problèmes rencontrés : Grosse fuite d’huile ≈1,5L tout les 6 mois
Note : 15/20
Prix assurance : 800 euros/an

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