
La R4 E-Tech se veut plus familiale que la R5, et ça se ressent, mais sans transformer l'essai complètement. À l'arrière, on gagne un peu d'espace aux jambes et surtout en garde au toit grâce à la silhouette plus verticale. Deux adultes sont correctement installés, mais on reste sur un petit gabarit : trois passagers seront vite à l'étroit, et les grands gabarits devront composer avec un espace aux jambes encore limité même si je ne devrait pas faire la remarque tellement c'est correct pour le gabarit ... Mais s'agissant d'une base de thermique, on a l'vantage de ne pas avoir un plancher trop épais qui ferait trop remonter les genoux vers le haut comme c'est souvent le cas dans les électriques.
| Habitabilité 2ème rang : | |
| Volume de coffre (420 L) : | |
| Confort de suspension : | |
| Finition / Présentation : | |
| Infodivertissement : | |
| Places assises : | |
| Empattement * : |
* : l'empattement est un indice important sur l'habitabilité
Quelques véhicules proches :
C3 IV / MG3 / Grande Panda
Le coffre est en revanche un vrai point fort. Avec 420 litres (ou 375 litres avec le caisson de basse optionnel) et même un peu plus si vous exploitez jusqu'au toit, on est sur un très bon niveau pour 4.14 m. Le seuil de chargement bas est particulièrement agréable à l'usage, on peut facilement charger ou même s'asseoir dessus vu que c'est à hauteur de chaise. Ce n'est pas un détail, ça change vraiment le quotidien.
Renault a aussi soigné les aspects pratiques. Le sous-coffre est accessible sur le côté (plancher de coffre scindé au centre), ce qui évite de devoir tout sortir pour récupérer les câbles. On trouve aussi dedans un bac amovible mais il y a aussi des crochets, des sangles et plusieurs petits espaces sur les côtés du coffre. Ce n'est pas révolutionnaire, mais c'est malin et bien exécuté.
La modularité est intéressante mais pas parfaite. La banquette rabattable en 60/40 permet de libérer du volume (1405 litres), et surtout le siège passager avant rabattable permet de charger des objets très longs (jusqu'à environ 2.20 m). En revanche, une fois la banquette abaissée, le plancher n'est pas plat : il y a une marche assez nette entre le coffre et les dossiers. On peut charger long, mais pas forcément proprement quelque chose de lourd qui aurait besoin d'un appui sur toute sa surface).
À l'avant, l'aménagement est assez simple mais fonctionnel. On retrouve une console centrale avec deux porte-gobelets, un vide-poche central et un emplacement pour smartphone avec recharge à induction. Cette dernière demande parfois de bien positionner le téléphone pour fonctionner correctement, ce qui n'est pas idéal. Les rangements sont présents mais restent assez basiques, sans vraie générosité.
À l'arrière, on a quelques attentions comme des prises USB-C et de petits rangements, mais pas d'accoudoir central. L'ambiance devient aussi nettement plus basique, avec beaucoup de plastiques durs. On sent clairement que l'effort a été mis à l'avant.
La R4 propose en option un toit ouvrant en toile de grande dimension (appelé version plein sud), qui reprend clairement l'esprit de la 4L d'époque. Il ne s'agit pas d'un simple entrebâillement, mais d'une large ouverture qui court loin vers l'arrière, apportant beaucoup de lumière et une vraie sensation d'espace à bord, surtout pour les passagers arrière. L'effet est assez marqué, avec une ambiance plus ouverte et moins confinée que sur la version classique. En revanche, comme souvent avec ce type de solution, on perd un peu en isolation phonique et thermique par rapport à un toit rigide, et la structure reste moins valorisante qu'un vrai toit panoramique vitré. Ça reste toutefois cohérent avec le positionnement de la voiture, plus décontracté que réellement premium.
L'intérieur reprend presque intégralement celui de la R5. Visuellement, c'est réussi, avec un mélange de modernité et de touches rétro bien dosées. Les selleries sont travaillées, avec des motifs spécifiques (type jean ou tissus texturés selon les versions), des surpiqûres et quelques détails sympathiques.
Mais dès qu'on regarde de plus près, la qualité perçue est plus classique. Les parties hautes sont correctes, mais le reste est largement dominé par des plastiques durs, notamment sur la console centrale et les portes. Ca reste toutefois très bon dans l'absolu, surtout quand on voit la qualité actuelle des voitures prétendues premium ... Ici c'est bien assemblé et même les plastiques durs garent un certain niveau de qualité. Les assemblages sont excellents, ce qui participe aussi au sentiment de qualité.
La présentation varie aussi selon les finitions. La version Evolution se montre plus basique, avec une ambiance plus simple et surtout une présence accrue de plastiques durs, notamment sur les contre-portes, la console centrale ou les parties basses du tableau de bord. Les matériaux sont fonctionnels mais peu valorisants, et l'ensemble manque un peu de relief visuel. À partir de la finition Techno, l'ambiance monte clairement en gamme. On gagne en variété de matériaux, avec des inserts textiles plus travaillés (type tissu ou motifs spécifiques), des selleries plus valorisantes et quelques touches décoratives qui donnent un peu plus de cachet à l'ensemble. La version Iconic va encore plus loin avec des habillages plus soignés, des surpiqûres et une présentation plus flatteuse. Cela reste toutefois une montée en gamme progressive : même sur les versions hautes, les plastiques durs restent bien présents sur les zones secondaires, ce qui rappelle qu'on n'est pas sur un positionnement premium.
L'ergonomie est fidèle à Renault. Le comodo de boîte derrière le volant est un vrai plus : rapide, instinctif, on y prend vite goût. En revanche, l'ensemble des commandes autour du volant est plus discutable. Les commodos sont empilés les uns sur les autres, et ils ont tendance à se gêner. Résultat, on peut facilement en attraper un à la place de l'autre, surtout au début. Ce n'est pas dramatique, mais ça manque clairement de rigueur dans l'organisation.
Les sièges offrent un confort correct, avec une assise plutôt souple sans être trop molle. Attention à l'arrière où elle est un poil verticale, pour les longs trajets ça pourra parfois gêner. La position de conduite est légèrement surélevée, ce qui donne une bonne visibilité vers l'avant, sans pour autant donner une vraie sensation de dominer la route.
La R4 reprend le système openR link avec Google intégré, basé sur Android Automotive. L'écran central tactile mesure 10.1 pouces sur l'ensemble de la gamme, mais le combiné d'instrumentation varie selon la finition : il se limite à 7 pouces sur l'entrée de gamme Evolution, contre 10 pouces sur les niveaux supérieurs. L'ensemble reste moderne, bien intégré et surtout très fluide, ce qui n'est pas toujours le cas sur ce segment.
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Le gros point fort, c'est l'intégration native des services Google et du store qui permet de télécharger des appli comme des navigateurs ou encore des visionneuses vidéo. On est ici sur ce qui se fait de mieux, car c'est encore loin d'être répandu. On utilise directement Google Maps pour la navigation, avec planification d'itinéraire (plutôt très bon même si forcément perfectible) / gestion des arrêts recharge, estimation du niveau de batterie à l'arrivée et recalcul en temps réel. On peut aussi afficher une autonomie estimée sous forme de fourchette, ce qui permet de mieux anticiper.
Le système donne donc accès au Play Store, ce qui permet d'installer des applications comme Spotify, Waze, ABRP ou YouTube Music. C'est un vrai avantage par rapport à certains concurrents qui imposent des systèmes fermés et non évolutifs. Ici, on retrouve une logique de smartphone, avec une vraie souplesse d'utilisation. En ros votre infodivertissement a un gros potentiel en termes d'usages, et ça pour moi c'est ce qui fait toute la différence.
Les commandes vocales sont assez avancées. On peut piloter la navigation, la climatisation ou certaines fonctions du véhicule à la voix. L'assistant reno, basé sur ChatGPT, ajoute une couche supplémentaire. Sur le principe c'est intéressant, mais dans les faits il se révèle parfois un peu intrusif.
Apple CarPlay et Android Auto sont présents sans fil, mais deviennent presque secondaires ici tant le système embarqué est complet. On peut aussi afficher la navigation dans le combiné derrière le volant, ce qui limite les mouvements de regard.
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