130 km/h
12.1 s
175 NM
Puissance fiscale : 3 CV
Conso. ≈16 kWh/100km
: 27.5 kWh (utile)
≈ 170 km d'autonomie
: 50 kW max.
: 11 kW max.
Unique proposition mécanique de la Twingo E-Tech, ce moteur électrique synchrone à aimants permanents développe 60 kW, soit environ 80 ch, pour 175 Nm envoyés aux roues avant. Les chiffres paraissent modestes mais correspondent finalement assez bien à la philosophie de l'auto. Le couple disponible immédiatement donne de bonnes réactions en ville et permet d'atteindre 50 km/h en 3,8 s, si bien qu'on ne ressent pas vraiment le manque de puissance dans son environnement naturel. En revanche, les 12,1 s nécessaires pour atteindre 100 km/h et la vitesse maximale limitée à 130 km/h rappellent rapidement que la Twingo n'a aucune prétention routière. Les reprises deviennent sensiblement plus laborieuses à haute vitesse et il ne reste pratiquement aucune réserve pour dépasser lorsque l'on approche déjà des 130 km/h.
Le moteur est alimenté par une petite batterie strongLFP de 27,5 kWh/strong. Cette chimie lithium-fer-phosphate est intéressante sur une citadine : moins coûteuse que le NMC, robuste face aux cycles répétés et plus à l'aise avec les charges régulières à 100 %. Elle participe aussi au tarif assez agressif de la voiture. Son principal défaut tient tout simplement à sa taille. Moins de 30 kWh utiles limitent fatalement les possibilités de voyage, même si la très bonne efficience compense largement en usage urbain. La consommation homologuée débute à seulement strong12,2 kWh/100 km/strong sur Evolution et tourne autour de 12,3 kWh/100 km sur Techno, ce qui constitue l'un des meilleurs arguments de cette motorisation. On peut réellement rester dans la zone des 10 à 14 kWh/100 km en ville et sur parcours périurbains sans avoir besoin de rouler comme si un œuf était coincé sous l'accélérateur.
L'autoroute change radicalement la situation. À 130 km/h, la consommation peut pratiquement doubler et dépasser les 20 kWh/100 km. Avec 27,5 kWh à disposition, l'autonomie fond alors à une vitesse assez spectaculaire. Ce n'est donc pas une électrique polyvalente à petite batterie miraculeusement capable de tout faire : c'est une citadine extrêmement efficiente tant qu'on l'utilise pour ce pour quoi elle a été conçue.
La gestion de la recharge mérite également une attention particulière. De série, la Twingo se contente d'un chargeur alternatif de strong6,6 kW/strong et ne dispose pas nécessairement de recharge rapide DC. C'est assez mesquin en 2026 et il faut vraiment privilégier la configuration équipée du pack de recharge avancée. Celui-ci porte l'AC à strong11 kW/strong, ajoute la prise Combo CCS et permet d'atteindre strong50 kW en courant continu/strong. Renault annonce alors environ 28 minutes pour passer de 15 à 80 %. Cinquante kilowatts paraissent faibles face aux 100, 150 ou 200 kW désormais courants, mais avec une batterie aussi petite la puissance reste cohérente : il n'y a de toute façon qu'une vingtaine de kWh à récupérer lors d'une recharge classique.
La batterie possède toutefois une gestion thermique beaucoup plus rudimentaire que sur les électriques plus coûteuses. Elle peut être réchauffée lorsque les conditions l'exigent, mais ne bénéficie pas d'un véritable circuit de refroidissement liquide sophistiqué. C'est une économie cohérente pour une voiture principalement urbaine, beaucoup moins si l'on commence à enchaîner les charges rapides pendant des centaines de kilomètres. La température de la batterie peut alors devenir un facteur limitant, raison supplémentaire de ne pas considérer cette Twingo comme une mini routière.
La transmission est une classique strongtraction/strong avec réducteur à rapport unique. Avec seulement 175 Nm, la motricité reste généralement correcte même si le train avant peut finir par patiner lorsque l'on sollicite brutalement toute la puissance sur chaussée glissante. Les versions Techno apportent surtout un vrai plus avec leurs palettes permettant de choisir plusieurs niveaux de récupération, jusqu'au strongOne Pedal/strong capable d'immobiliser complètement la voiture. Le système est particulièrement bien adapté à la ville et correctement progressif. L'Evolution se contente d'un mode B nettement moins évolué.
Cette motorisation ne cherche donc jamais à impressionner par la puissance. Tout son intérêt réside dans son strongefficience, son faible poids et son adéquation avec un usage urbain/strong. Les 80 ch suffisent très largement autour d'une agglomération et évitent de dimensionner inutilement moteur, batterie, pneus et électronique de puissance. Le revers est une polyvalence réduite dès que les grands axes deviennent réguliers. Ceux qui utilisent principalement leur voiture pour des trajets quotidiens trouveront ici un ensemble particulièrement cohérent ; ceux qui veulent une électrique capable d'avaler 500 km d'une traite en pestant seulement deux fois devant une borne se sont simplement trompés de modèle.
Plus d'informations techniques sur cette déclinaison
Caractéristiques techniques :
Boîte(s) de vitesses :
Automatique 1 rapport
- (Electrique)
Transmission(s) :
Traction (avant)
- (Typé sous-vireur : surpoids à l'avant)
Montes pneumatiques / Jantes :
16 pouces
- (195/60 R 16 : Très légère tendance au roulis / Conso raisonnable)
Autres modeles ayant le même moteur : Twingo 4 E-Tech -