Pourquoi faut-il éviter les LLD et LOA au profit d'un crédit classique ?

Dernière modification : 05/01/2026 -  0


Les LLD et les LOA se sont imposées partout. En concession, dans les pubs, dans les discussions. Elles sont devenues la norme, au point que le crédit classique paraît presque ringard, comme un vieux réflexe d’un autre temps.

Et pourtant. Quand on prend le temps de faire les comptes jusqu’au bout, sans se limiter à la mensualité affichée, le crédit classique reste très souvent la solution la plus rationnelle. Pas la plus confortable psychologiquement, ni la plus mise en avant, mais la plus logique économiquement.

Le vrai piège des LLD et LOA : la mensualité

Tout commence par là. La mensualité.

Les LLD et LOA sont construites pour afficher un chiffre rassurant. Un chiffre qui passe bien dans un budget mensuel. C’est ce chiffre qui déclenche la signature. Le reste est relégué au second plan.

Le problème, c’est que la mensualité ne dit presque rien du coût réel. Elle masque :

  • l’apport ou le premier loyer majoré
  • la durée réelle d’engagement
  • les frais potentiels de restitution
  • l’absence totale de capital à la fin

On a l’impression de payer peu. En réalité, on paye longtemps. Et surtout, on paye pour repartir à zéro.

LLD et LOA : payer sans jamais posséder

C’est sans doute le point le plus simple, et pourtant le plus souvent minimisé.

En LLD, vous ne possédez jamais la voiture. En LOA, vous la possédez seulement si vous acceptez de payer une option d’achat souvent trop élevée. Dans les deux cas, la majorité des contrats se terminent par une restitution.

Résultat :

  • plusieurs années de loyers
  • parfois un apport au départ
  • parfois une facture à la restitution
  • et aucun actif à la sortie

Financièrement, c’est une prestation de service. Rien de plus. Ce n’est pas un investissement, ni même une étape vers la propriété dans la majorité des cas.

Les frais de restitution, l’addition oubliée

C’est un point que beaucoup découvrent trop tard.

À la fin d’une LLD ou d’une LOA restituée, la voiture est inspectée. Et pas avec beaucoup de souplesse. rayures, impacts, jantes, éléments d’habitacle marqués. Tout peut être facturé.

Les tarifs sont souvent élevés par rapport à une réparation classique. Une petite rayure peut coûter autour de 150 euros, un impact 300 euros, une jante bien plus encore. La facture finale se situe fréquemment entre 500 et 2000 euros.

Cette somme n’apparaît jamais dans la mensualité. Mais elle fait partie du coût réel.

Le crédit classique : moins séduisant, mais plus honnête

Le crédit classique a un défaut évident. La mensualité est plus élevée. Et c’est précisément pour ça qu’il est moins mis en avant.

Mais ce défaut est aussi sa qualité. Il ne cherche pas à masquer le coût. Il l’assume.

Avec un crédit :

  • vous êtes propriétaire dès le départ
  • vous n’avez pas de plafond de kilométrage
  • vous n’avez pas d’état des lieux anxiogène en fin de contrat
  • vous pouvez revendre quand vous voulez
  • vous êtes responsabilisé en gérant vous-même votre capital, ce qui est plus épanouissant en quelque sorte

La mensualité est plus haute mais elle finance quelque chose de tangible. Une voiture qui vous appartient, et qui a encore une valeur.

Le raisonnement que peu de gens font jusqu’au bout

Ce qui compte, ce n’est pas ce que vous payez chaque mois. C’est ce que la voiture vous coûte réellement sur la durée.

Avec un crédit, le calcul est simple :
total des mensualités – prix de revente = coût réel

Avec une LLD ou une LOA restituée, le calcul est plus brutal :
total des loyers + apport + frais de restitution = coût réel

Et là, la comparaison devient souvent moins flatteuse pour la location.

Dans beaucoup de cas, le crédit revient moins cher, même avec des intérêts, simplement parce que vous récupérez une partie de votre mise à la revente.

La fausse liberté des formules locatives

On présente souvent les LLD et LOA comme plus souples. En réalité, elles sont très encadrées.

Kilométrage limité. État du véhicule surveillé. Sortie anticipée compliquée. Obligation implicite de repartir sur un nouveau contrat pour éviter les frais.

Le crédit est plus rustique, mais aussi plus libre. Vous gérez votre voiture comme bon vous semble. Vous prenez vos décisions quand vous le voulez.

Quand le crédit devient encore plus pertinent

Le crédit classique devient particulièrement intéressant dans certains cas :

  • achat d’une occasion récente
  • modèles qui décotent normalement
  • usage kilométrique élevé
  • volonté de garder la voiture plus de 3 ou 4 ans

Dans ces situations, les LLD et LOA deviennent surtout des machines à lisser la douleur, pas à réduire le coût.

En conclusion

Les LLD et LOA ne sont pas des arnaques. Ce sont des produits financiers bien construits, mais conçus avant tout pour sécuriser le modèle économique des marques et des loueurs.

Le crédit classique, lui, ne fait pas de promesse émotionnelle. Il ne vend pas du confort psychologique. Il vend quelque chose de simple. Vous payez, vous possédez, vous revendez.

Et quand on cherche à limiter la perte d’argent sur une voiture, ce raisonnement basique reste, très souvent, le plus efficace.


Ecrire un commentaire

Ce site est le vôtre ! Interrogation, complément d'information, conseil, anecdote etc... Toutes vos remarques sont les bienvenues.

Pseudonyme :


Mail (facultatif / être prévenu d'une réponse) :


Votre commentaire :



Sondage au hasard :

La voiture électrique pour les supercars, vous y croyez ?

Mon point de vue / Information complémentaire :
(votre commentaire sera visible sur la page de résultats)


Sur le même sujet

Nouveautés auto

Choisir une voiture

Fiabilité / Entretien

 

© CopyRights Fiches-auto.fr 2026. Tous droits de reproductions réservés.
Nous contacter - Mentions légales

Fiches-auto.fr participe et est conforme à l'ensemble des Spécifications et Politiques du Transparency & Consent Framework de l'IAB Europe. Il utilise la Consent Management Platform n°92.
Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant ici.