Dossiers-Conseils > L'auto en chiffres > Immatriculations essence / diesel 30/10/2017

Evolution du parc et des immatriculations entre essence et diesel

Plus d'une voiture neuve sur deux se vend encore en diesel

Evolution du nombre d'immatriculations

Voici l'évolution des ventes de diesels depuis quelques années. Le premier graphique synthétise les 26 dernières années tandis que le deuxième récapitule les dernières années (2014 à 2017). Source CCFA.
A lire aussi : les différences techniques entre moteur essence et diesel


Si la part du diesel diminue, elle reste toutefois encore majoritaire.


Voici le détail des deux dernières années pleines. Je rappelle que le scandale Volkswagen a eu lieu en septembre 2015 et qu'il a diabolisé le diesel au delà de la raison ... Son image est désormais caricaturée, ce qui provoque une baisse sensible. Car il faut bien prendre compte que le graphique caricature un peu les impressions : l'axe des ordonnées se limite à une fourchette 40 - 70% pour mieux voir l'évolution en détail. Avec un axe 0 - 100 l'impression de baisse aurait été moins impressionnante.

Evolution du parc français

Voici l'évolution du parc automobile français concernant le rapport entre essence et diesel depuis 1990. Notez bien que cela concerne les véhicules particuliers et non pas l'ensemble des autos circulants en France (notamment les voitures de société). Les voitures de société (véhicules utilitaires légers) carburent pour 94% d'entre elles au mazout ! En effet, en 2014, 5 619 000 de VUL sur 5 970 000 sont des diesels. Source CCFA/Insee/SOeS.
Les chiffres s'arrêtent en 2014, date à laquelle le CCFA a étrangement stoppé ses publications ...


Notez qu'il s'agit de la composition du parc automobile et non pas des ventes ou immatriculations annuelles. L'échelle de l'axe des Y est en milliers (20 000 sur l'axe représente donc 20 000 000 de véhicules)

année Diesel
Essence
Taux diesel total
1990 3 775 000 19 818 000 0,16 23 593 000
1995 6 938 000 18 199 000 0,276 25 137 000
1996 7 470 000 18 024 000 0,293 25 494 000
1997 7 983 000 17 935 000 0,308 25 918 000
1998 8 609 000 18 210 000 0,321 26 819 000
1999 9 261 000 18 219 000 0,337 27 480 000
2000 9 980 000 18 053 000 0,356 28 033 000
2001 10 889 000 17 841 000 0,379 28 730 000
2002 11 822 000 17 368 000 0,405 29 190 000
2003 12 729 000 16 804 000 0,431 29 533 000
2004 13 590 000 16 278 000 0,455 29 868 000
2005 14 348 000 15 731 000 0,477 30 079 000
2006 15 143 000 15 264 000 0,498 30 407 000
2007 15 922 000 14 756 000 0,519 30 678 000
2008 16 753 000 14 099 000 0,543 30 852 000
2009 17 458 000 13 606 000 0,562 31 064 000
2010 18 165 000 13 153 000 0,58 31 318 000
2011 18 865 000 12 681 000 0,598 31 546 000
2012 19 377 000 12 233 000 0,613 31 610 000
2013 19 645 000 11 989 000 0,621 31 634 000
2014 19 836 000 11 952 000 0,624 31 788 000

Répartition des diesels sur le territoire français


En Europe ?

Voici une vue plus large, celle qui reprend les ventes d'Allemagne, de Belgique, d'espagne, de l'Italie et du Royaume-Uni.


Ventes de diesel par rapport au prix du carburant


Evolution du prix moyen annuel (du baril) en dollars depuis 1990. Source : Reuters




Voici désormais les prix à la pompe du carburant (et non pas du baril, qui n'est pas toujours directement lié à celui visible à la pompe). Source : france-inflation.com

Alors que le parc automobile essence ne fait que baisser petit à petit, celui du diesel a explosé entre 1995 et 2005 pour augmenter plus tranquillement à partir du milieu des années 2000. Comme par hasard, les diesels ont vu leurs spécifications techniques évoluer grandement à partir de la fin des années 90.
Le prix du carburant semble très lié à cette tendance même si ce n'ets pas le seul facteur. Si le graphique du Brent montre une augmentation nette seulement à partir de 2005, et bien l'autre graphique en dessus de France-inflation montre que la hausse a été ressentie bien plus tôt par les citoyens. Et c'est en effet vers 1995 que les choses se sont accélérées avec un pic au début des années 2000. Le diesel a donc eu un fort succès car même si son prix augmente, il reste inférieur à l'essence sashant aussi qu'un moteur diesel consomme moins (même si les prix étaient alignés, le diesel resterait plsu économique). De plus, les personnes qui n'aimaient pas les diesels car vibrants, bruyants, peu performants et fumants ont enfin pu franchir la pas grâce à l'amélioration de l'agrément (rampe commune, volant moteur bi-masse) et des performances (turbo, injection haute pression dans une rampe commune ou injecteur pompe pour VW).





Chiffres 2012 sur l'année 2011

Il y a toujours un petit décalage de près de deux ans sur les chiffres statistiques (car nous sommes en 2013 au moment où ces lignes sont écrites). En effet, le temps de d'analyser les chiffres et de boucler l'étude il faut du temps ...



Chiffres 2011 sur l'année 2010

Classement des principaux modèles de voitures neuves diesel en 2010 :



Les voitures particulières diesel en Europe :



En 2010, avec près de 1,6 million* de voitures neuves à la motorisation diesel immatriculées dans l'hexagone, la France est toujours en première position sur le marché européen, devançant de peu l'Allemagne qui a immatriculé 1,2 million de véhicules diesel. Aujourd'hui plus de deux voitures neuves sur trois immatriculées en France roulent au gazole. Le constat est identique en Belgique et en Espagne.

Dans les quinze dernières années, la France a toujours fait partie des pays Européens qui comptabilisent un des taux de dieselisation le plus important. Grande dernière de ce classement en 1995, l'Italie a fait un bond fulgurant en passant de 10 % à 46 %. Enfin le marché européen, tous pays confondus, recense près de 52 % de voitures qui roulent au diesel. Une constante évolution puisqu'en 1996, ce taux était de moins de 20 %.

Les moteurs diesel séduisent toujours les consommateurs par leur sobriété et les progrès technologiques engagés par les constructeurs, visant à concevoir des moteurs toujours plus écologiques. Les entreprises françaises tirent bien leur épingle du jeu avec une augmentation de leurs ventes, atteignant 52 % de part du marché des voitures neuves vendues en Europe. Toujours à la recherche de performances, les constructeurs ont nettement fait évoluer le moteur diesel ces dernières années. Réputé pour ses qualités écologiques, le gazole d'aujourd'hui génère moins de CO2 que le moteur à essence et n'est plus le moteur bruyant et dégageant une forte odeur tel qu'on l'a connu à ses débuts. Et à puissance équivalente, un moteur diesel émet moins de CO2 qu'une voiture essence.

L'augmentation des ventes est également conditionnée par les conditions fiscales proposées par les différents gouvernements. En France, les avantages fiscaux liés au gazole datent de l'après-guerre, au moment où fallait impérativement relancer l'économie. Les taxes perçues sur le gazole étant inférieures (96 % contre 113 % du prix H.T.) à celles perçues sur l'essence, le prix à la pompe est plus bas pour le consommateur qui roule au diesel. De même, les taxes prélevées sur les véhicules de société étant calculée sur la puissance fiscale des véhicules (prenant en compte la puissance en chevaux mais aussi les émissions de CO2), nombreuses ont été les entreprises à opter pour le diesel dans le renouvellement de leur parc automobile. Mais devant la remise en question de ces avantages fiscaux par les gouvernements européens, le challenge des constructeurs vise aujourd'hui à revoir leurs positions et à développer des véhicules combinant le diesel à l'électrique !

*source : http://www.ccfa.fr



La voiture autonome

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Par Alain Lorgues Var (Date : 2018-02-11 00:06:20)


Lorgues le 10 février 2018

Bonsoir,

Compte tenu du fait que l'on nous bassine avec la pollution générée par les moteurs diesels et notamment ceux de nos automobiles, j'ai décidé de faire des recherches sur internet afin de voir plus clair sur ce problème.
Cependant je constate que les véhicules diesel ont eu un essor important et en particulier a partir de 2006. En tête du classement de la diésélisation ce sont les Belges avec 78% des véhicules vendus en 2008, suivis des Français avec 75% des véhicules vendus en 2008 et talonnés par les Espagnols avec 70% des véhicules vendus en 2008.
Au regard de la carte de France dressée par "Auto plus" qui indique le pourcentage de diésélisation par département et en faisant une moyenne a l'échelon national le résultat laisse apparaitre le chiffre de 60 %.
Par ailleurs, je remarque que la vente des véhicules diesels à légèrement baissé d'après les sources "CCFA" avec l'affaire Volkswagen en 2015. Depuis ce scandale les diésel ont été diabolisés ce qui a provoqué une chute des ventes qui étaient de 66 % en 2014 elles sont tombées a 50 % en 2016, ce qui représente une baisse de 16 % en deux ans.
Cependant ce qui est important de retenir est qu'à puissance égale les moteurs diesel consomment moins et produisent moins de CO2 que ceux qui fonctionnent a l'essence.
Les moteurs diesel d'aujourd’hui et contrairement à ce qui est dit par ceux veulent tuer le diesel sont moins polluant que les moteurs essence, ils sont très performant, peut bruyant et plus fiable que les moteurs a essence.
En conclusion la mort programmée du moteur diesel n'est probablement pas motivée par la pollution qu'ils génèrent mais certainement pour raison fiscale, qui consiste a éliminer ces véhicules pour pouvoir prélever plus de taxe sur le prix au litre du carburant.

Par ailleurs je vais donner ci après mon avis sur l'avenir des véhicules hybrides essence/électrique et de ceux fonctionnant a 100% "électrique standard" avec une batteries rechargeable connectée a un chargeur de batterie.
je suis a peut près certain que les uns et les autres n'ont aucun avenir, par le fait qu'ils sont trop coûteux a l'achat et que l'autonomie des véhicules 100% électrique ont de surcroît une faible autonomie y compris en prenant pour hypothèse quelle pourrait atteindre ! 600 km.
Il faut savoir que pour rouler avec ces véhicules électriques les propriétaires doivent payer un montant forfaitaire mensuel aux constructeurs de ces véhicules, pour soit disant amortir le coût de la batterie et ce la n'est pas rien!.

Selon mon avis, les véhicules de demain seront équipés d’un mixt pile a combustible et hydrogène.
Cette technique est idéale car elle présente les avantages suivants:

Zéro pollution car elle rejette que des gouttes d'eau.
L'automie moyenne sera de 1100 km avec un plein d'hydrogène.
Les moteur auront une durée de vie superieure a ceux équipés d'un moteur thermique à explosion essence ou diesel, qui a la combustion dégagent du souffre et des gaz d'échappement qui encrassent les moteurs.
Il ni aura plus ces problèmes car les véhicules équipés d'une pile a combustible fonctionnent avec l'électricité.

Cependant il me semble que nous devons nous poser la question suivante qui est celle ci: Pour quelles raisons la technique du moteur a l'hydrogène n'est pas préviligiée?

Ceux qui s'opposent a ce choix retorqueront que ces véhicules sont dangereux, car l'hydrogène est un gaz très expolsif et qui des surcroit il est comprimé a une pression de 200 bar pour ếtre stoké dans le réservoir de ces vécules.
OK je bien entendre cela, mais alors comment se fait t'il que le département de la normandie vient d'acquérir 50 véhicules léger pour équiper sont SDIS (service départemental d'incendie et de secours) en clair ce sont les pompiers du département!

A cet effet et en me lisant vous allez penser que les pompiers de ce département sont fous, car il y a un danger avec l'hydrogène et malgrès cela ils vont s'equiper de véhicules utilisant de l'hydrogène!

Quant pensez vous ? ne pensez vous pas qu'il serait utile et nécessaire d'ouvrir un débat sur ce sujet ?

Merci de m'avoir lu.

Par ailleurs une réponse d votre part me satisferait pleinnement.




Alain Lorgues Var

Il y a 2 réaction(s) sur ce commentaire :

  • Par Admin ADMINISTRATEUR DU SITE (2018-02-11 10:27:31) : J'étais il y a encore peu fervent défenseur de l'hydrogène. Hélas, en creusant un peu sur la manière de le produire j'ai été refroidi ...
    Car si c'est l'atome le plus répandu dans l'univers (bien qu'il soit de plus en plus converti par les étoiles en atomes plus lourds, c'est d'ailleurs grâce à ça qu'on est là) et bien sur terre c'est directement lié au pétrole.
    Bref, allez faire des recherches sur la production d'hydrogène et je pense que vous aurez une petite déception.
    Donc au final, il faudra peut-être encore une innovation technologique qui n'a rien à voir avec le lithium ni l'hydrogène ...
    Les énergies vertes (pour recharger nos batteries) sont aussi peu viables car il est par exemple très polluant de faire des éoliennes (le cuivre est rare, polluant à extraire et il est quasi impossible à recycler une fois incorporé à ces dernières. Sachant que leur durée de vie est limitée ça amène une nouvelle impasse. Et en gros il n'y a pas assez de cuivre pour faire des éoliennes en masse. Pour les panneaux solaires ce n'est pas non plus idéal même si il y a du progrès. Les barrages c'est pareil on a besoin de cuivre).

    On va alors peut-être simplement dans le mur sans possibilité de faire quoi que ce soit (il pourrait exister des techniques avancées viables mais l'Homme n'est peut-être pas assez avancé techniquement pour les développer et les découvrir dans le temps imparti qui nous reste. Il faut arrêter de croire que nous sommes une civilisation avancée, nos technologies actuelles sont certainement très archaïques comparées au possibilités délivrées par la physique de notre monde. Les corps biologiques sont eux très avancés techniquement par exemple. Une simple mouche dépasse de loin ce que l'on sait faire de mieux).
    Pour ma part j'avoue être pessimiste car notre espèce fait les choses un peu grossièrement, nous ne sommes pas assez sages, réfléchis et prudents. Bref, on est encore en partie des singes, à la seule différence qu'on sait un peu mieux manier notre environnement. La sagesse est un des piliers fondamentaux de l'intelligence (la vraie), et ce pilier manque cruellement à l'Homme.
    Par manque de cette dernière, on s'est mis dans une situation où il est quasi impossible de s'en sortir (là je parle du réchauffement qui va vraiment faire mal à partir de 2100, ce n'est pas qu'un rêve lointain, c'est du concret qui nous arrive dans les dents !) sauf d'organiser une décroissance globale. Hélas, dans l'esprit des citoyens la décroissance est un terme très péjoratif. En réalité c'est la seule chose qui permettrait de retrouver un équilibre durable, et finalement il n'y a rien de diabolique la dedans.

    Bref, désolé de m'être un peu égaré et d'être parti un peu dans tous les sens ! J'ai surement fait beaucoup de hors sujet mais il m'arrive aussi de vouloir me faire plaisir ;-)

    Je vous invite au passage à voir cet article.
  • Par Focea (2018-03-07 12:30:34) : Tres tres bonne analyse !
    Effectivement , l homme n evolue en rien par rapport a ses supposées capacités !
    Je dirais même que nous sommes des catastrophes !
    Je pense que la modernisation de nos transports n est pas pour demain , d abord guidée par des priorités economiques .. loin de toutes envies ecologiques .

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