Essai de la Mercedes ML 2 : fiabilité mécanique, motorisations (6 dont les 63 AMG 510 cv et 350 270 cv ...), les rappels, vos avis (11 au total) et les performances ...
Le titre de premier SUV sur le marché est revendiqué par de nombreux constructeurs, chacun faisant prévaloir ce en quoi il était le pionnier. La classe ML de Mercedes a sans aucun doute le privilège d’avoir participé à l’admiration du public pour ces 4x4 luxueux, capables de performances certaines en off-road tout en se montrant particulièrement à l’aise sur les autoroutes. Le destinataire de prédilection de ces SUV reste pourtant le Continent nord-américain.
Les six cylindres qui animent le ML 320 CDI sont réalisés en aluminium. Les trois litres, l’injection directe par rampe commune, le turbocompresseur à géométrie variable, les vingt-quatre soupapes et le filtre à particule en font un bloc suffisamment costaud pour emporter deux tonnes et demie à plus de deux cents kilomètres à l’heure sur les autoroutes allemandes, bien entendu. Veillons cependant à rappeler que les assistances au freinage, les suspensions adaptées et les aides à la conduite, aussi efficaces soient-elles, ont des limites face aux lois de la physique…
La boîte automatique à sept rapports, réalisée partiellement en magnésium, mériterait, à elle seule, un article entier. La « 7-G-Tronic » est entièrement imaginée, conçue, mise au point et produite chez Mercedes-Benz. Trois qualités ressortent de son utilisation dans un 4x4 lourd comme le ML 320 CDI : la réactivité, le confort et les économies de carburant. Les sept rapports permettent de limiter les sauts de régime lors des passages de vitesse tout en allongeant encore l’overdrive de la septième. Quand un besoin de couple se fait sentir, pour un dépassement ou dans une côte, le calculateur s’adapte immédiatement dans l’accouplement idéal avec fluidité.
Au besoin, le changement peut, en toute transparence, sauter deux vitesses pour appeler un frein moteur ou pour correspondre à une faible charge sur l’accélérateur. Cela, plus vite que si la suite logique des passages était respectée… Le niveau sonore et la consommation bénéficient idéalement de ces caractéristiques. Rapidement, les deux boutons derrière le volant, autorisant la commande séquentielle de la boîte, ont été « oubliés » pour laisser à l’ordinateur le soin de gérer automatiquement la transmission, tant les programmes sont bien conçus. Le tout petit levier situé à droite du volant surprend au premier contact. Cette solution libère l’Espace entre les deux sièges avant.
Parmi les enrichissements présents sur le modèle testé, la suspension automatique « Airmatic » ouvre le choix entre le confort légèrement rebondissant de la promenade et la rigueur sportive nécessaire lorsque la conduite se fait dynamique. Des électrovannes dans les amortisseurs abaissent la garde au sol d’une quinzaine de millimètres avec la vitesse avec comme bénéfice une réduction de la surface de pénétration dans l’air. Comme toujours avec les Mercedes, le rayon de braquage étonnamment court facilite les manœuvres. L’ouverture assistée du hayon ralentit considérablement la manœuvre tout en exigeant moins d’effort. Dommage que l’accès séparé par la lunette soit aux abonnés absents dans la liste pléthorique des options de la famille des ML.
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