Essai de la Mercedes Classe B : faiblesses mécaniques, moteurs (6 parmi lesquels le 200 CDI 140 cv et le 200 136 cv ...), vos 82 avis et les performances ...
Mercedes s’est créé au fil du vingtième siècle une légende de qualité de « haut de gamme ». D’aucun prétendra que la politique de la liste des options longue comme un jour sans pain fait encore toujours ironiser quand on évoque la marque allemande, cela à cause des prix qui en accableraient plus d’un. Toutefois, rappelons que Mercedes participe au développement technologique de l’automobile et innove régulièrement. Par exemple, avec la Classe B, dite aussi Sport Tourer, le constructeur munichois a élargi sa gamme et s’est penché sur une frange de la population moins rupine. Tout en conservant le caractère élitiste de sa clientèle et en ne cédant en rien dans le domaine de la sécurité.
Les monovolumes ont pour caractéristique de poser l’automobiliste en hauteur par rapport au bitume au-dessus, du volant largement incliné vers l’avant. Avec la Classe B, les ingénieurs ont installé le pilote derrière le volant vertical, suffisamment bas pour qu’il ait à la fois les jambes allongées et l’impression de conduire une berline, assez haut pour qu’il ait une vue panoramique de son itinéraire et qu’il soit protégé en cas d’accident. Toutes les Classe B vendues en Belgique sont équipées de l’ESP (régulateur de comportement dynamique) incluant l’ABS (antiblocage des roues) et l’ASR (antipatinage). Une fonction complémentaire de l’ESP simplifie les rectifications de trajectoire et contribue à la perception de la route. L’active Steer Control agit en interaction avec la direction assistée électromécanique. Son moteur électrique réduit l’effort nécessaire sur le volant, de façon variable en fonction de la vitesse. Sur route et sur autoroute, la consistance du volant est plus importante. Lors des stationnements et en ville à faible allure, un doigt suffirait aux manœuvres. Celles-ci sont largement facilitées par les loupiottes du Park Assist, au milieu du tableau de bord et dans le rétroviseur.
À bord, l’habitabilité est exemplaire. Malgré mon presque double mètre, je disposais, assis derrière le conducteur, de place en suffisance pour mes genoux. Cela, bien que la banquette classique ne soit ni coulissante ni inclinable. Il eut cependant été difficile de caser trois adultes à l’arrière. Pour quelle raison le tunnel de transmission, inutile dans une traction, a-t-il été conservé ? Une version à quatre roues motrices serait-elle d’actualité ? La capacité de chargement avec quatre adultes à bord est imposante, d’autant qu’un panneau mobile dans le coffre permet, à l’envi, d’en augmenter le volume ou de gérer la planéité du plancher lorsque les sièges arrière sont rabattus (60 % — 40 %).
En route, nous avons rapidement opté pour la fonction automatique « confort » de la boîte Autotronic à sept rapports. La légende de la variation continue (CVT) des Daf n’est pas morte. Mercedes-Benz a revisité ce concept à sa manière. Sa transmission agit de façon progressive grâce à variateur à courroie métallique entre des poulies à flasques coniques. Les à-coups de changement de vitesse sont totalement gommés. La gestion du couple est impressionnante d’efficacité et seuls le compte-tours et la sonorité du moteur vous feront prendre conscience du changement de rapport.
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