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Essais express > Mercedes > Classe A : étonnante 21/11/2012

Nouvelle Classe A : nouvelle ère chez Mercedes ...

Le nouvel avatar de la gamme d'entrée dans le monde Mercedes, la Classe A, se placerait a priori exactement à l'inverse de la légère retouche cosmétique reprochée à l'Audi A3, soit comme une refonte essentielle. Succédant à deux générations de « minispace », en 1997 et 2004, citadines empruntant la logique de forme et d'habitabilité d'un monospace, façon bulle ou « boîte à chaussure » pour les plus grinçants, la nouvelle Classe A retrouverait presque une logique de coupé, plus sportive, plus acérée. Néanmoins, plusieurs problèmes se posent. D'une part, Mercedes, en rompant avec sa précédente vision de la gamme, pourrait certes offrir une bouffée d'air frais et de joie à destination d'une clientèle plus jeune, mais cette option du plaisir pourrait se faire au détriment du confort, autre point fort de la marque. D'autre part, ce ne serait pas vraiment une volte-face mais plutôt une manière de s'aligner sur les leaders du segment compactes premium, Audi et BMW, Mercedes étant en perte de vitesse sur le marché français. Enfin, à ce titre, la Classe A semble très prometteuse ; dès l'ouverture des commandes à la mi-juin 2012, pour des premières livraisons débutant au mois de septembre, 40 000 exemplaires de cette automobile étaient réservés.

Premier aperçu de la Classe A : coup d'œil et coup de foudre

L'objectivité pourrait doucement s'éteindre face au choc d'une transition inhabituelle dans le monde des compactes haut-de-gamme allemandes. En effet, le renouvellement en 2012 de l'Audi A3, par exemple, s'il n'est pas exclusif d'une certaine profondeur technique justifiant la considération d'une nouvelle génération, peut ressembler au premier coup d'œil à une simple retouche cosmétique. A contrario, personne ne pourra confondre l'ancienne et la nouvelle Classe A. L'esprit, la stratégie, et partant, le design s'inscrivent radicalement dans un changement de paradigme à placer au regard d'un enjeu transparent : renouveler une clientèle estimée vieillissante dans un contexte de perte de vitesse vis-à-vis de la concurrence. De surcroît, l'aspect « minispace » de la citadine Classe A pouvait paraître redondant, en termes de déclinaison de gamme, vis-à-vis d'une classe B plutôt réussie, présentée par Mercedes comme un monospace compact.

En ce sens, la nouvelle Classe A peut sonner comme une révolution ou comme un retour à la raison. Nettement plus sportive, la berline compacte premium s'attaque sans faux-semblant à l'A3 et à la série 1 mettant fin dans le domaine à l'atypisme de Mercedes. Or, quand l'A3 leader du marché semble évoluer vers le consensuel, la Classe A ne laisserait pas indifférent. Larges optiques avant, capot plongeant, jupes sport, impliquant le préparateur sportif AMG tout comme les jantes et une option de suspensions, un pack AMG étant même disponible, en bref, l'avant respire la sportivité ; l'arrière lui, bien ramassé et bien dessiné, qui, en vue de côté, ferait presque passer la cinq portes avec hayon pour un esprit coupé, afficherait néanmoins un côté plus consensuel, plus rond, presque « bonne bouille » au niveau d'optiques arrière qui optent pour un effet visuel vers la largeur.

Vie à bord d'une Classe A : contre-pas ou contre-pied ?

Si l'élégance mène la charge, le confort n'en mènerait pas large tout comme l'accessibilité. C'est la raison pour laquelle, avant d'évaluer la Mercedes Classe A à l'usage, il conviendrait de problématiser l'approche. Sur l'ubac « contre-pas », en empruntant au vocabulaire militaire, la logique serait celle d'un demi-pas qui permettrait de récupérer le pas perdu, soit de reprendre des parts de marché aux concurrents naturels bien en place sur le segment, Audi et BMW, en faisant comme eux, donc dans une logique d'adaptation à la demande plutôt que de révolution. Sur l'adret « contre-pied », Mercedes mettrait en place une volte-face qui deviendrait presque une marque de fabrique, comme en témoignait le choix d'une approche façon coupé de sa berline CLS, pionnière sur ce « nouveau segment », vite imitée, sans compter la version break de chasse profilé, et l'approche similaire mise en place sur le projet CLA, berline quatre places façon coupé, sur la plate-forme de la nouvelle classe A. Il s'agirait alors de se démarquer radicalement de l'ancienne Classe A qui serait donc ici le point de comparaison, quitte à choquer une clientèle de fidèles plus conservateurs, en diffusant par exemple des spots au jeunisme affiché : musique électro, sports extrêmes, et même du surf ... et tant pis si le surfer a un léger parfum de désuétude. Attention, l'enjeu ici serait de mettre en avant un « esprit jeune », ou une cible de trentenaires, pas de vendre exclusivement aux jeunes, qui, avec un tarif débutant raisonnablement à 24 900 EUR (A180 essence Intuition), pour un niveau d'équipements très honnête, auraient tout de même à envisager une forte mobilisation de leur livret A ou une formation express au métier de trader. A ce titre, à l'exception du plus haut de gamme (250 essence finition Sport), Mercedes affiche un ratio prix / équipement plus favorable que la concurrence. La Série 1 débute à 24 450 EUR et l'A3 connaitra bientôt une entrée de gamme à 23 500 EUR, mais aucun de ces véhicules ne propose les équipements de série de la Mercedes à motorisation et finition équivalente.


Avec 1780 mm de largeur (1 719 mm puis 1760 mm pour les anciennes Classe A), 1433 mm de hauteur (1587 mm puis 1593 mm), soit un abaissement de 16 cm, et enfin 4292 mm en longueur (3 606 mm puis 3 838 mm) soit un allongement d'un peu plus de 45 cm, la Classe A change assez radicalement de forme ; plus longue, plus basse, plus large, elle tend à vraiment devenir une petite compacte sportive. La position de conduite n'en demeure pas moins optimale, même si certains regretteront le placement du Commodo à la gauche du volant. A contrario, ce nouveau style, bien plus élancé et au dessin particulièrement convaincant, ne fait pas du rapport encombrement / habitabilité une priorité, comme cela pouvait être le cas dans une certaine mesure pour l'ancienne génération, à la manière d'un faux monospace. Si l'habitabilité reste bonne, y compris aux places l'arrière, le coffre et l'accessibilité seraient un peu sacrifiés. En ce sens, le coffre de 341 litres est en dessous des standards de la catégorie (A3 365 litres, Série 1 360 litres), mais l'ancienne Série 1 était à 330 litres. Si la contenance du coffre demeure correcte, son accessibilité pourrait aussi poser problème. Le dessin du modèle, dans une logique de réduction et d'inclusion de la surface vitrée tend vers une ceinture de caisse plutôt haute, qui remonte sur la partie arrière, et, en poursuivant le trait, aboutit à une accessibilité plus difficile aux places arrière, avec le bel arrondi de la portière, et un coffre au seuil de chargement légèrement mal-pratique. La ligne de toit base, si elle n'a pas de conséquence sur l'accès aux places avant, tend ainsi à confirmer un accès à l'arrière plutôt malaisé pour un adulte. Plus d'infos sur la vie à bord ici


En poursuivant cette logique des contraintes liées au style, la visibilité périphérique bâtit également de cette ligne pourtant si seyante à l'œil. Cela pourrait rendre le recours à la technologie assez essentiel, en particulier pour une auto à la vocation plutôt citadine. Ainsi, l'aide active au parking (option, de série sur Fascination), la caméra de recul (de série sauf sur Intuition), l'avertisseur de collision « Collision Prevention Assist » (de série), compenseront une visibilité un rien sacrifiée au trait.

L'intérieur fait chic et sport, peut-être un peu chargé en comparaison de l'austérité efficace d'une A3, mais donne à voir, percevoir, ressentir, la stratégie de descente de gamme d'équipements premium. En d'autres termes, pour choisir un exemple précis retranscrivant l'esprit de cet habitacle, les buses d'aération rappellent sans peine une SLS, ce qui est très flatteur pour ce segment des compactes premium. A contrario, l'écran qui surplombe la console centrale, et qui n'est pas sans rappeler une tablette, ne suit pas l'option A3 d'un écran rétractable dans la planche de bord.

La mention de cet écran amène à une notion centrale liée au Concept A « Infotainment ». Mercedes a pris le pari d'une intégration complète de l'I-phone à l'électronique embarquée (en option), retranscrivant même le système d'applications. L'idée serait de pouvoir importer dans l'habitacle le style de vie du conducteur, en essayant néanmoins de limiter le potentiel de distraction ouvert par une telle offre. Néanmoins, le système Becker disponible de série demeure d'une qualité très appréciable.

Enfin, le dernier point phare de ce tour à l'intérieur de la Classe A ne peut être que l'accent mis sur les possibilités de personnalisation. Les packs (Exclusif et Exclusif AMG) permettent de dégager des ambiances sportives ou exclusives. Différentes couleurs peuvent intervenir dans l'habitacle, au niveau des surpiqûres ou encore du cerclage des buses. Le pack Exclusif offre aussi un gainage de la planche de bord en simili cuir Artico. Si, dès l'entrée de gamme, le niveau d'assemblage et de finition est de grande qualité, avec notamment la finition façon carbone du plastique de la planche de bord, emblématique de l'esprit sportif de la Classe A, les trois designs de sièges, l'éclairage d'ambiance (pack Visibilité), les inserts haut-de-gamme, les accoudoirs de contre-porte coordonnés, tout semble s'inscrire dans une culture du luxe et de la personnalisation à l'extrême, qui, en y mettant le prix, donnera l'impression de disposer d'une automobile unique en son genre.

Comportement : des bottes de sept lieues ... pour de courtes distances

La Mercedes Classe A next gen' est très bien chaussée, à l'aise sur des 18'' qui donneront l'impression de coller à la route, voire de bénéficier d'un bon grip pour une conduite un peu sportive. Néanmoins, si l'option est prise d'une suspension AMG, il faudra se méfier des irrégularités, pavés, nid de poule, voire simple dos d'âne ! Le confort qui a fait la réputation des berlines Mercedes semble reculer d'un bon cran sur la Classe A, y compris sur la suspension d'entrée de gamme qui laisse filtrer les inégalités, une Classe A qui demeure pourtant la porte d'entrée dans le monde de la « merco », et qui, sur le papier, serait destinée à un usage en priorité citadin. A ce titre, l'insonorisation qui relève normalement d'un classique du savoir-faire Mercedes n'est pas optimale sur cette gamme, laissant légèrement passer les bruits de roulement et quelques bruits d'air ou bruits parasites.

Légèrement secoué, le conducteur n'en appréciera pas moins la belle réponse de la mécanique aux envies d'envolée lyrique, et pourra, s'il le souhaite, se frotter au long cours, le confort n'ayant pas reculé au point de menacer les lombaires. Il n'en reste pas moins que pour le cabotage quotidien, il faudra se concentrer sur la précision, les reprises, l'agilité de la nouvelle plate-forme, plutôt que sur l'imperturbable sérénité d'un "cruising" premium. En effet, le châssis gagne en efficacité, et cette plate-forme sera par ailleurs déclinée (notamment pour le CLA cité). Très rigoureux en termes de motricité, il se révèle plutôt tranchant en entrée de courbe. Ainsi, ce châssis étant combiné à une direction précise et à l'assistance bien calibrée, la traction de Mercedes (disponible bientôt en 4 roues motrices) se prendrait presque pour une propulsion.

Motorisations : un large éventail ab initio

La Classe A propose dès le départ six motorisations, en une offre très complète, se déclinant en trois moteurs diesel et trois essence, en attendant les plus de 300 ch de l' A 45 AMG, et en mettant à part la version sport de l'A 250. Cette dernière déclinaison écartée, toutes les autres sont proposées avec le label Blue Efficiency, qui ne parait pas usurpé dans la mesure où consommation et émissions demeurent maitrisées.

En diesel, les A 180 CDI, 200 CDI et 220 CDI Blue Efficiency passent de 109 ch (à 4000 tours, couple de 260 Nm à partir de 1750 tr/mn) à 136 ch puis enfin 170 ch disponibles entre 3400 et 4000 tr/mn pour un couple de 350 Nm à partir de 1400 tours. Ces moteurs sont donc disponibles rapidement, fiables et permettent un comportement globalement plutôt agile et vif. Soit dit en passant, la première motorisation diesel proposée est un moteur Renault, 1.5 DCi.

En essence, la A 180 Blue Efficiency de 122 ch à 5 000 tours, pour un couple de 200 Nm à entre 1250 et 4000 tr/mn, la A 200 156 ch, et enfin la A 250 de 211 ch, sont des 4 cylindres en ligne doté d'un turbo, ce qui bien sûr explique une présence en masse à bas régime. L' A 250 délivrera ainsi un couple de 350 Nm de 1200 à 4000 tours, avec des performances brillantes, un 0 à 100 km/h abattu en 6.6 sec (9.1 sec pour l'A 180 en boite automatique) et une vitesse maximale de 240 km/h (202 km/h pour l'A 180). En cycle mixte, l'A 180 tournera autour des 5,5 l/ 100 km en boîte automatique, ce qui semble une vraie réussite. Quant à la plus puissante, et plus polluante, des Classe A, la 250, elle n'émettrait "que" 143 g/km de CO2. Bien sûr, on est loin du bonus écologique d'une Full Hybrid mais pour une berline offrant le luxe et le sport, et l'équipement technologique lié, l'effort semble louable.

Il convient de prêter attention au fait qu'une A 250 en finition Sport, modèle donnant tout son sel à la gamme A, avec notamment une calandre spécifique très réussie, tournera autour de 45 000 EUR, hors option.

L'A 250 et l'A 220 CDI, motorisations les plus puissantes, ne sont proposées qu'avec la boîte de vitesses automatique à double embrayage (soit deux « demi-boites »), 7 rapports, 7G-DCT. Petit bijou Mercedes, qui n'est pas sans rappeler la S-Tronic d'Audi, la 7G-DCT est proposée en option pour l'A 180 CDI, et joue un rôle positif dans le contrôle des émissions et de la consommation. Polyvalente, souple, cette boîte accompagne discrètement et efficacement des styles de conduite très différents, du 'cruising' un peu coulé au plus sportif.

En conclusion, oui, il y a de la joie à voir débouler sur le marché français une compacte qui, avec son capot massif légèrement plongeant, son équipement intérieur, et ses possibilités de personnalisation (une peinture matte par exemple), laisse prendre le rêve, la sensation de pouvoir effleurer ce monde contradictoirement ouaté et puissant, exclusif et original, de la SLS, ou, moins « super car », du SLK et de la CLS, ou encore du préparateur Brabus. Pourtant, le petit retrait en termes de confort, notamment en matière d'insonorisation, de fermeté des suspensions et d'accessibilité, pourrait à moyen terme faire du tort à la Classe A sur un segment essentiel et particulièrement compétitif. Le pari de Mercedes serait ainsi tout sauf anodin, car si l'atypique ancienne classe A semblait redondante face au monospace compact, la classe B, et trop en décalage au regard des choix stratégiques de la concurrence qui ont fait la différence sur ce segment porteur quand celui des grandes berlines premium reculait, cette ancienne A s'était tout de même vendue à près de 3 millions d'exemplaires. Or, la moindre erreur de positionnement pourrait empêcher Mercedes d'atteindre des ventes similaires. Cependant, peut-être portée par la nouveauté et l'enthousiasme lié, l'impression demeure que cette nouvelle Classe A devrait créer les adeptes de la Merco 2.0.

Tous les commentaires et réactions

Dernier commentaire posté

Par fkid (Date : 2012-12-09 12:14:52)

Cela n'a rien à voir avec l'article,mais je tiens à le faire savoir .
Je suis consterné par le manque de professionalisme chez Mercedes, je m'explique: j'ai acheté la nouvelle classes A depuis 1 mois (200 CDI Fascination);malheureusement il y a 11 jours que ma voiture est au chez un concessionnaire Mercedes car quelqu'un m'a detruit mon pare choc arriere+ la jante arr.G abimée superficiellement , et Mercedes cest incapable de me dire quand ma voiture sera réparée : argument choc "Voiture nouvelle , pas de pieces en stock , et en plus on ne vous propose meme pas un véhicule de remplacement !!!!


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